‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 57 sur 148 · DE LA CHLOROSE · texte numérisé non relu

DE LA CHLOROSE

flaccidllé des chairs, la pâleur verdâtre ou jaunâtre de la peau. qu*0D a aussi comparée à la couleur de la cire blanche qui a vieilli. Il y a de ressouflleoient , des inlpitations, un bruit de souiDe à la région du cœur, un bruit de souffle simple ou musical, un ronflement ou un bruit de diable dans les artères principales: le pools ot tantôt petit , tantôt il est ample et dur, comme dans Thydroémie ; il y a des lipothymies et des syncopes. L*appétit est diminué ou perverti, dépravé ; il y a une coosdpatîon habituelle, de la dyspepsie, des aigreurs, des douleurs de nature né- Tralgîqne à la tête, aux tempes, à la poitrine; l'estomac est surtout le siège de tirait leoMDts et de crampes. Ces douleurs sont remarquables par leur mobilité et par leur Bége inconstant. Les malades sont tristes, abattues, nonclialantes, et évitent toute espèce de mouvement. Quelques unes ont été atteintes parfois d'une véritable manie. Enfin, le sang présente dans sa constitution tous les changements que nous avoas précédemmeut trouvés dans l'anémie.

Personne ne saurait méconnaître dans ce tableau les caractères de l'anémie, teb que nous les avons tracés tantôt : seulement, ayant fait de la chlorose une maladie ipéciak à la femme, et affectant surtout les jeunes filles à peine nubiles, on a noté, comme étant k peu près constants, divers troubles utérins, tels que, aménorrhée « dysménorrhée, écoulements leucorrhéiques. Cependant il n'est pas rare , dans les cas dont nous parlons, de trouver la menstruation parfaitement régulière, le sang perdn est seulement un peu plus pâle; enûn, parfois, ainsi que nous l'avons déjà Bolé dans l'anémie, il existe de temps en temps des pertes utérines qui ont toujours poor effet d'augmenter l'état anémique. Ces troubles de la menstruation et ces écoolementsi)lancs excitent ou augmentent les accidents nerveux que l'appauvris- Kment do sang déterminait déjà, et qui doivent être ici d'autant plus marqués que le sexe et la constitution y prédisposent davantage. Comme on le voit , il n'y a là rien qni soit caractéristique d'une affection distincte, Enûn , comme dernières preoTes de l'identité des deux maladies, nous dirons que la chlorose marche, qu'elle le développe sous l'influence des mêmes conditions, et qu'elle exige le même traitement que l'anémie. Les préparations ferrugineuses sont , en effet , un spécifique poar celle-ci , comme elles le sont pour la première.

En résumé, il est incontestable pour nous que la chlorose n'est qu'une simple lariété de l'anémie. Elle est donc essentiellement constituée, comme cette dernière, par on appauvrissement du sang, par la diminution de son élément globulaire. Ceux qui en ont fait une affection distincte, sans pouvoir pourtant établir son diagnostic diflérentiel d'avec l'anémie , ont cherché à prouvei; que la chlorose était un état norbîde consécutif à des troubles de la menstruation ; mais des faits mieux observés ont démontré d'abord que ces accidents n'étaient pas constants, et que l'aménorrhée , la dysménorrhée, comme les écoulements blancs, loin d'être la cause des plies couleurs, en étaient au contraire la conséquence. On conçoit, en effet, que û le sang est appauvri et en quantité insuffisante , il cesse de se porter vers les organes génitaux aux époques accoutumées. l>a manifestation de la chlorose, consècnthrement à un travail de la menstruation, comme le serait, par exemple, la suppression brusque des règles, ne prouverait rien contre l'opinion que je sou^ tiens ; car on peut voir la chlorose ou l'anémie survenir indifféremment après toute espèce d'état morbide. Nous ne croyons pas devoir discuter les autres hypothèses plus ou moins bizarres faites pour expliquer la nature de la chlorose, que les uns font dépendre d'une asthénie des organes géniUux (Roche) , de celle du grand sympathique (Copland) ou des organes digestifs (Hoffmann) ; car aucune de ces théories ne s'appuie sur des données positives. Dans la chlorose, nous voyons tous

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