‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 208 sur 265 · OCULAIRE COMMUN · texte numérisé non relu

OCULAIRE COMMUN

La paralysie du nerf moteur oculaire coinmmi a pour effet de déterminer : 1" le prolapsas de la pau[)ière supérieure, qui ne peut plus se relever, quelc[ue effort que le mala<le fasse. L'œil est alors recouvert plus ou moins complètement, car l'élévateur de la paupière supérieure, étant paralysé, ne peut plus contre-balancer l'action du muscle orbiculaire ; 2" on observe un strabisme externe par suite de la cessation d'action du muscle droit interne, tandis que le droit externe, animé par le nerf de la sixième paire, continue de se contracter; 3^ dans la maladie dont nous parions, la pupille est plus ou moins dilatée et immobile, parce que la racine motrice fournie par le nerf moteur oculaire commun au gaugUou Q^VvV.W\\\Ân^^

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paralysée; ainsi que les filets ciliaircs correspondants. Ce liait a manqué pourt»l dans un cas cité par 3J. Grant, de New-York; mais un nimeau anastoniotique insolite découvert à l'autopsie, rameau fourni au ganglion ophtlialmique par le nerf de la sixième paire, expliqua Tanomalie ; W enfui, dans la paralysie du nerf de la troisième paire, il y a abolition des mouvemetUs de rotation alternative du globe oculaire autour de son axe antéro-postérieur. Ce fait, sur lequel M. Looget a insisté dans sou ouvrage de physiologie, résulte de Tinertie du muscle oblique inférieur, inertie par suite de laquelle Toblique supérieur, alors sans antagoniste, attire Toil de son côté et lui fait subir une rotation permanente de bas en haut et de dehors eu dedans. Pour constater cette altération de mouvements, M. Longet dit que si, faisant porter la tête alternativement vers Tune et Tautre épaule, on observe es même temps les mouvements des yeux, on reconnaît aussitôt que Toeil affecté ne peut, connue celui du côté sain, rouler dans lorbite en sens inverse de la tète, et qu*il suit au contraire les mouvements de celle-ci, surtout lorsqu'on la penche du côté sain.

On comprend aisément qtie, dans la paralysie du moteur oculaire comnmn, la vision soit plus ou moins aiïaiblie ; souvent aussi il y a diplopie : c'est ce qui s'eiplique par la divergence des axes visuels.

La paralysie du nerf de la. troisième paire reconnaît les mêmes causes que les autres paralysies que nous allons étudier. M. Marchai (de Calvi) pense aussi qu'elle peut en outre survenir consécutivement à la névralgie de la cinquième paire : c'est un point curieux que ce chirurgien a cherché à élucider en 1 846 dans les Archives de médecine. Cependant nous ne saurions encore l'adiiu^ttre connue démontré ; en effet, presque tous les faits invoqués par iM. >larchal sont des cas compliqués, s'accompagnant certainement, pour la plupart du moins, di* quelque lésion organique dans le nerf et peut-être même dans les centres nerveux.

Cette paralysie réclame le même traitemenl que les espèces précédentes. Magendie se sert encore ici de l'électro-puncture ; il enfonce dans en cas l'aiguille au uiveau de l'arcade sourcilière, dans le muscle releveur de la paupière ; un conducteur est appliqué sur la joue, et l'on fait agir apri^s cela lamachine de Clarke.

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