PATHOLOGIE DU VOILE DU
Les véritables hémorragies sont assez rares ; mais on retrouve assez souvent dans les sécrétions expulsées, non seulement des matières sanieuses, mais des filets sanguins, et même des crachats tout à fait sanglants.
La santé générale du malade, peu altérée au début, ne tarde pas, dans la période ulcérative de la tumeur, à présenter des modifications tout à fait caractéristiques. De même, l'adénopathiêvJ de voisinage ne survient qu’à la période ultime, lorsque la tumeur a gagné les bords libres du voile du palais, c’est-à-dire les piliers ou les amygdales ; ce sont alors les ganglions de l’angle de la mâchoire qui se prennent les premiers. Il n’est même pas rare de trouver des ganglions plus volumineux et plus infiltrés, du côté opposé à celui où a débuté la lésion.
II. Symptômes objectifs.— L’aspect de la lésion locale varie avec la nature de la tumeur; nous décrirons séparément lèjs si- vj gnes qui caractérisent chacune d’elles.
A. Sarcomes.— Au début', là dégénérescencè sarcomateuse du 1 voile peut ressembler à une simple ulcération bourgeonnante occupant la partie antérieure de la surface de cet organe. Peu à peu, ces sortes de granulations rougeâtres augmentent de volume, envahissent les parties voisines, et font bientôt au-dessus de la muqueuse une saillie assez notable pour qu’il soit facile de recon- 7 naître leur nature. Il s’agit habituellement de myxo-sarcome, qiu|l paraît être la forme la plus fréquente dans cette région. Ces sortes de tumeurs auraient même pu, dans quelques cas, succéder à déjà simples adénomes, dont le tissu aurait été ainsi transformé era tumeurs malignes.
B. Êpilhélioma. — L’épithélioma se présente habituellement! sous la forme d une tumeur également bourgeonnante, faisant au-dessus de la muqueuse une saillie plus ou moins considérable* | suivant la période de l’affection.
L’ulcération est, en général, assez hâtive; toutefois, dans la ; forme endothéliale des Allemands, dont j’ai eu l’occasion d’observer un bel exemple chez une fillette de sept ans, la tumeur avait
Ceci revient à dire que lorsque l’espace naso-pharyngien est simplement rétréci, pour le maintenir béant il suffît de le dilater à l’aide de bougies introduites en général par les fosses nasales, ou à l’aide de tubes de plomb passés de la bouche dans le nasopharynx. • b é d
médiane, dans la région correspondant à la base de la luette ou au niveau du point où existait cet appendice. Cet orifice sera fait
désigne une dilatation
de ouate ou de gaze introduits dans l’arrière-gorge. Toutefois, si une branche artérielle importante était ouverte, il serait nécessaires de faire la ligature de la carotide pour empêcher le malade de mourir d’hémorragie. Si une lanière de muqueuse détachée venait
survenir chez une dame de vingt-sept ans, après c -des préoccupations occasionnées par la maladie de
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morbide et mérite à ce titre une description spéciale, telle que Font faite B. Frânkel, Solis-Cohen, Bosworth, Fayseler, etc.
Je pense que dans ce cas la pharyngite sèche mérite une étude
On peut distinguer deux formes : l’une, à laquelle Ruault a fait allusion, en traitant de ce qu’il appelle le catarrhe chronique de l’amygdale pharyngée ; l’autre, véritable pharyngite atrophique, généralement consécutive à une affection 'des fosses nasales du
La première de ces deux formes, véritable scrofulide, telle que l’ont décrite Isambert et Lemaître, me paraît généralement faire suite à un catarrhe de même nature occupant les fosses nasales et souvent le naso-pharynx. On l’observe fréquemment chez les enfants porteurs de végétations adénoïdes et présentant cet aspect général lymphatique, souvent mêmestrumeux, que tout le monde connaît. Je ne crois pas que les vapeurs ou poussières irritantes
aient une influence bien considérable sur
production de ce
catarrhe.
La seconde forme, bien que reconnaissant pour cause le passage
tuellement la propagation du processus atrophique du nez à la muqueuse pharyngée. C’est par une propagation lente mais constante du travail d’atrophie commencé dans les fosses nasales, que le naso-pharynx est d’abord atteint, puis le pharynx, et même le larynx (Voir plus loin laryngite sèche).
Symptômes. — Les symptômes fonctionnels et locaux varient un peu dans les deux formes ; dans la première, il n’existe pas, à proprement parler, de sécheresse très prononcée de l’arrièregorge ; le malade se plaint seulement d’expectorer, surtout le matin, une sécrétion épaisse, visqueuse, d’aspect jaunâtre, se concrétant même parfois sous la forme de croûtes qui ne sont jamais très épaisses et ne répandent pas autour d’elles l’odeur spéciale des coryzas ozénateux. Souvent même la sécrétion est plutôt simplement muco-purulente que desséchée. A l’examen dé l’arrière-gorge, débarrassée des sécrétions qu’elle contient, la
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Diagnostic. — Lorsqu’un malade se plaint tout simplement de sécheresse de l’arrière-gorge, s’il s’agit d’un adulte et que l’examen indique l’existence d’une couleur rouge sombre, avec épaississement de la muqueuse palatine, des piliers et du pharynx, l’aspect luisant et la sécheresse de cette dernière, on pourra songer au diabète ou à l’albuminurie (Joal) ou à une tout autre maladie générale. Au contraire, si l’on aperçoit chez les enfants ou les adolescents, sur la paroi postérieure, ces masses demi-solides, ou muco-purulentes, s’écoulant du naso-pharynx, il faudra pratiquer l’exploration des fosses nasales et de l’arrière-nez, pour
sionner le catarrhe de l’arrière-gorge. Cet examen permettra de reconnaître l’existence d’un coryza atrophique ou d’une de ces inflammations chroniques auxquelles j’ai déjà fait allusion en étudiant la symptomatologie de cette affection.
Si l’on constate la présence d’une traînée de véritable pus sur les parois latérales du pharynx, ou à plus forte raison d'un seul côté, on devra penser à la possibilité d’une affection sinusienne et chercher de ces côtés l’origine de la pharyngite. Il faut en un mot se rappeler que très souvent l’affection du pharynx est sous la dépendance d’une inflammation des fosses nasales, de l’une des cavités accessoires, ou du naso-pharynx lui-même (adénoïdite
Pronostic. — Le pronostic de la pharyngite sèche varie d’après la cause qui l’a produite.
général par les toniques, l’huile de foie de morue, l’arsenic, les des fosses nasales ou du naso-pharynx. S’il existe une adénoïdite
d’autres cas, il faudra recourir aux badigeonnages locaux, aux douches nasales ou rétro-nasales, parfois même au massage nasal.
Dans la forme réellement atrophique, le traitement général
tiède, de manière à pratiquer le nettoyage complet des cavités
Quelques badigeonnages ou pulvérisations naso-pharyngiennes de l’arrière-gorge, faits avec des solutions huileuses mentholées, seront aussi très utiles au malade. Voici la formule suivante que
Cette formule pourra être employée soit en badigeonnages ■; directs, faits avec le porte-ouate ou en pulvérisations par les ;| fosses nasales ou le pharynx, à l’aide d’un pulvérisateur spécial.
Le massage vibratoire, tel que l’a préconisé Braun (de Trieste) ' m’a paru également donner, dans ces formes de pharyngite, un résultat appréciable, surtout lorsqu’il est appliqué en même temps . sur la muqueuse des fosses nasales, dont il peut réveiller la vitalité et favoriser la sécrétion ; s’il ne guérit pas toujours les mala-
Dans les pharyngites symptomatiques, le traitement s’adressera ; ù la cause initiale du mal et non au symptôme lui-même.
an peu de force, en usant au besoin de l’ouvre-boùche, joit, suivant la période de l’infection, une paroi pharj
position habituelle du cou sera d’un secours précieux pour établir le diagnostic de mal de Pott ou d’une ostéite de cette région.
Chez les adultes, on songera à la possibilité d’une infiltration gommeuse de la paroi pharyngienne, mais ici, outre que la partie
d’ouvrir largement la région infectée et surtout de laisser une porte ouverte assez longtemps pour que le pus puisse s’écouler au dehors. On évite ainsi les réinfections, et par conséquent, l’apparition d’une nouvelle collection purulente.
Il n’est pas rare, au moment de l’ouverture de l’abcès, d’observer chez les malades, déjà fatigués et mal nourris, un état syncopal des plus graves. La mort même a suivi cette intervention (Compaired). Il est, du reste, extraordinaire de voir la quantité de pus qui se trouve accumulée dans un pharynx qui semblait très légèrement bombé en avant. Il m’est arrivé, chez des adultes, d’en retirer plus d’un demi-verre d’un abcès qui paraissait à peine en contenir une cuiller à café. Ce qui explique assez aisément, je crois, les phénomènes syncopaux qui accompagnent souvent l’évacuation rapide d’une pareille cavité. Pour ce motif, il est parfois utile, si la chose est possible, de ponctionner d’abord, avec un trocart et de laisser le pus s’écouler lentement. On évite ainsi son irruption dans les voies aériennes et la suffocation qui en résulte, en particulier chez certains jeunes
Les lavages antiseptiques de la bouche et de la paroi pharyngienne (eau oxygénée mitigée d’eau bouillie, eâu de .Vichy* eau boratée bouillie) seront minutieusement faits par le médecin, jusqu’à complète guérison du malade.
Si l’abcès pharyngien est compliqué d’inflammation du tissu cellulaire du cou et de gonflement extérieur en un mot d’un véritable abcès latéro-pharyngien, il est préférable d’aller à la recherche de la collection purulente par la voie externe, ainsi que l’ont préconisée Saint-Germain, WatsonCheyne, Burckhardt, etc., et plus récemment Broca.
Il est certain que par cette méthode, on peut drainer très convenablement un foyer de suppuration difficile ou même impossible à ouvrir convenablement par la bouche. Suivant les cas on choisira le bord antérieur ou postérieur du sterno-mastoïdien.
cannelée qui jouera un rôle prépondérant pour cette intervention parfois délicate.
Bien entendu on emploiera l’anesthésie générale avec les précautions d’une opération chirurgicale ordinaire.
Un drain sera ensuite placé et maintenu dans la plaie, jusqu’à guérison complète du trajet fistuleiix du fond à la périphérie.
PHARYNGITE CHRONIQUE
Angine granuleuse (Chomel, Guénau de Mussy, Green), pharyngite granuleuse hypertrophique (Ruault)..
Il faut reconnaître que depuis ces dernières années, la pharyngite granuleuse a perdu beaucoup de sa valeur, grâce à la connaissance plus approfondie que nous avons des maladies des ; fosses nasales, du cavum naso-pharyngien, et même des lésions;; inflammatoires de l’arrière-gorge. En général, ces granulations
racler l’arrière-gorge, plus particulièrement le matin/ au réveil. t
Quant aux sensations de constriction, brûlure, corps étranger, ils me paraissent être plutôt sous la dépendance d’un état général (neurasthénie ou autres troubles nerveux) que le résultat de l’inflammation chronique des follicules clos du pharynx.
Les symptômes fonctionnels ne s’observent guère qu’au moment des poussées aiguës ou subaiguës que subit le tissu adénoïde enflammé. Us varient alors suivant le degré et la nature de l’inflammation. Dans quelques cas, il existe des douleurs se propageant jusqu’à l’oreille, si le bourrelet pharyngien est irrité jusqu’au niveau des orifices tubaires.
Les troubles locaux sont surtout plus prononcés dans le cas
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d’hypertrophie chronique de l’amygdale linguale, h cause- di^ frottement de cette dernière avec l'épiglotte (face linguale), ou bien, lorsque l’hypertrophie dès follicules clos occupe l’angledièdre formé par la base de la langue et la naissance du pilier antérieur. Les congestions faciles’ du larynx, et les enrouements passagers qui en découlent, complètent la symptomatologie de' la pharyngite chronique, dite granuleuse.
la première, dite exsudàtivè (Morell-Mackensie), la muqueuse est plutôt lisse, unie, mais d’une coloration rougeâtre et tuméfiée par
important, puisque ces accidents sont [rares chez les hystériques et chez les malades ayant une diminution très notable de la sensibilité de cette région.
Le mode d’introduction se fait soit au moment de la déglutition des aliments, d’une manière inconsciente, soit par fanfaronnade, à propos d’un pari, soit^ involontairement, pendant l’action d’avaler urt corps maintenu dans la bouche. On a signalé aussi la présence d’animaux vivants, des sangsues, par exemple ou larves, pouvant s’accrocher aux par de l’ingestion de certains liquides.
Symptômes. — Les principaux corps étrangers sont des bols alimentaires volumineux, des fragments d’os, des noyaux de