‹ Traité élémentaire et pratique des maladies de la gorge, du pharynx et du larynxChapitre 15 sur 31 · TUMEURS · texte numérisé non relu

TUMEURS

! néoplasrtie sera enlevé à l’anse froide o ieur, à la pince coupante, au galvano, a nôme parfois, avec le doigt. Il pourra êti .irir à la trachéotomie préliminaire, si ]

îs différentes hypothèses qui peuv<

du vaisseau dilaté

Les tumeurs malignes du pharynx buccal sont primitives ou secondaires, par propagation directe; ces dernières sont de beaucoup les plus fréquentes; elles sont la conséquence du cancer iu larynx, de la base de la langue, de l’amygdale ou de l’œsophage. Je ne m’occuperai, dans ce chapitre, que de la pre-

; primitives du pharynx

larynx, c’est-à-dire dans le pharynx inférieur ou sur les pajrois latérales, qpi paraissent être plus exposées que les autres régions. - Ij Cependant, la dégénérescence maligne peut occuper la partie il médiane.

Symptômes. — La symptomatologie des tumeurs malignes^ ressemble, au début, à celle des néoplasies bénignes.

Pendant assez longtemps, les symptômes fonctionnels sont ^ presque nuis, ou, dans tous les cas, assez peu marqués pour passer inaperçus. Lorsque la tumeur comrhence à acquérir un certain volume, on observe des troubles de la déglutition, de là toux, ou plutôt un besoin de râcler la gorge, et parfois môme des nausées, et de véritables vomissements. Les hémorragies, ou tout au moins l’expulsion, au milieu des crachats, de filets san- < guins, ou de mucosités sanguinolentes est un phénomène frj§- | quent et assez constant à la période ulcéreuse de la maladie. Ce

de la dégénérescence maligne.

De très bonne heure, apparaissent des douleurs spontanées, à forme névralgique, se propageant vers la nuque (douleur én casque), l’oreille (otâlgie), ou l’angle de la mâchoire.

A mesure que le néoplasme fait des progrès, on voit survenir > des troubles dysphagiques et de lagône delà respiration, lorsque la muqueuse postérieure du larynx est infiltrée par voisinage. ' A cette période, la voix est souvent altérée dans son timbre. : |

Lorsqu’apparaît l’ulcération, parfois assez précoce, les troubles locaux prennent une intensité plus considérable, la dysphagie ' devient intense, la salivation est abondante, filante, ichoreuse, et souvent sanieuse ; l’haleine prend une odeur fétide repoussante,

252 MALADIES DU PHARYNX

nombre de succès ; c’est malheureusement un tra: et un peu long qui exige une installation spéciale:

Si l’on pratique l’incision des brides fibreuses 1er que l’on est exposé à ouvrir les branches de 1

vent deux petites saillies jaunàt Wisberg et ceux de Santorini ; c>

l’espace qui les sépare, région inter- I .

aryténoïdienne, d’aspect généralement

En dedans des replis ary-épiglottiques HH

plus vif, se dirigeant d’avant en arrière, flHH

par conséquent de haut en bas dans le +@lr - *

miroir, allant des aryténoïdes à la base p. ^ Manche de de l’épiglotte ; ce sont les fausses cordes, jasper muni d’une lampe ou plus exactement les bandes ventricu- . estréüéchiedirèc laires. Au-dessous de ces dernières cxis- tcment en bas par un tent les ventricules de Morgagni qui se müTde l'instrument tré*

. détachent en rouge foncé ou parfois sous 2 cou¬

la forme d’une ligne brune. Au-dessous tact électrique. -- 3. et en dedans des ventricules, apparais- dadopier cc rmuiciie sur labamesent enfin deux rubans aplatis, de t“>*» do khum.

ayant à l’état normal un aspect brillant, tout à fait comparable à l'émail des belles dents, (surtout chez les femmes et les enfants) ; ce sont les cordes vocales inférieures (voir fig. 70 et 75).

Pendant l’inspiration, on aperçoit souvent la région sous- . glottique, les anneaux de la trachée et même l’entrée des bronches, particulièrement celle du côté droit. Ces anneaux se détachent sous la forme de demi-cercles concentriques, d’as-

A. Bronchoscopie inférieure. — Elle est de beaucoup la plus simple et la plus commode ; on peut habituellement la pratiquer, au moins chez l’adulte, sans narcose, placé en face du malade. Il suffit, une fois la canule enlevée, de renverser la tête du patient fortement en arrière pour redresser le conduit trachéal. Ceci fait, muni soit du miroir frontal électrique, de Clar de préférence, soit mieux encore d’un tube trachéobronchique de Killian, préalablement chauffé et vaseliné, monté sur le miroir de Casper, on introduit peu à peu le tube dans la trachée en le conduisant jusqu’à la bifurcation de ce conduit. Arrivé à ce point de l’arbre aérien, suivant que l’on veut pénétrer dans la bronche droite ou gauche, on fait subir à la tête du patient un léger mouvement de rotation à gauche, pour la bronche droite, et à droite pour celle du çôté opposé. Prenant alors le tube avec douceur on.pénètre

i sc déplisse ;

Page 1