‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 27 sur 77 · OBJECTION · texte numérisé non relu

OBJECTION

Dans l'inflammation de poitrine , après l'emploi des saignées générales , on en vient à l'application des sangsues sur le lieu de la douleur, ce qui est en opposition avec la doctrine de la révulsion.

Rép. Non seulement la révulsion a lieu de la tête au bras, mais elle a également lieu de la poitrine au bras, c’est-à- dire, du centre à la CODES ou si l’on aime mieux , du dedans au hr Ces révulsions paraissent-elles insuffisantes , on en provoque de plus actives par des saignées du pied. S1 les saignées déplétives , dérivatives et révulsives ; en agissant sur Ja circulation générale, n’ont pas levé l’obstacle, détruit l'embarras, on va attaquer la maladie locale à son siège même , et cette pratique n’est point en contradiction . avec la doctrine de la révulsion et de la dérivation. Enfin, lorsque l'embarras local

| (: 120 jh

n'est subordonné , ni primitivement hi.

secondairement à à l'influence de, la grande circulation , qu'il n'appartient qu’au Ssystême capillaire de la partie malade, il n'y a lieu de recourir ni à la révulsion, mi à la dérivation, et le dégorgement local est seul M

pme OBJECTION.

1” hémorragie nie est la terminaison la plus ordinaire des maladies inflammatoires et pléthoriques de la tête , et le flux hémorroiïdal guérit les maux que cause lengorgement du roue de la veine por te. |

Rép. Ou , sans doute, neue | nazale peut étre la terminaison d’une maladie inflammatoire de la tête; et le flux ‘hémorroïdal peut guérir les maladies que cause l’engorgement du systéme de la veine porte. Mais ces heureux efforts de la nature ne peuvent être apportés en preuve contre la doctrine de la révulsion, | qui trouve Sa pr incipale indication au mOoment où l'engorgement se prépare, où lorsqu’après être formé entièrement, ét se trouvant dissipé par des saignées soit dé-

pléuves ,

pléuves , soit spoliatives , soit dérivatives, soit enfin, par les efforts salutaires de la nature ; statu de prévenir un nouvel engorgement reste à remplir; ce qui sopère alors, avec plus de succès , par des saignées révulsives à

Au reste, tout en cab niel la doctrine de la révulsion et de:la dérivation, le docteur Fuuchier , parlant de l’aménorrhée , s'exprime de la manière suivante :

« Dans ce cas ci, on préfère l'ouverture » de la saphène ; et l’expérience a prouvé » que la saignée, faite aux extrémités in- » férieures, avait plus de pouvoir pour dé= » cider les menstrues. »

Lors même que les émissions sanguines artificielles ne seraient que déplétives , où serait l'inconvénient de tirer du sang

de préférence , dans telle ou telle partie ?

et si, au contraire , leurs effets généraux sont conslans, ne AR pas nuisible , dans un certain nombre de cas qui se présentent assez fréquemment dans la pratique, de méconnaïître leur influence ?

Loin de nous l'idée qu’on ne puisse provoquer aucune évacuation sanguine , Sans

(122) avoir égard à ces effets généraux , sans ‘qu'ils soient toujours pris pour guide; mais qui oserait prétendre qu'ils ne devront pas

rigoureusement en diriger l’emploi, dans

les affecuons du: CL NeEtLe du poumon, de la matrice, etc. ? Il n’en serait sans doute pas de même, si le sang ne montrait aucune adidneés particule ère vers ces

organes , ou! sb S'agissait “uniquement de

dsiRen la pléthôre générale:

Ne craignons. pointde. le répéter : si Loute

saignée devait tenir ses avantages de la

simple évacuation du sang, pourquoi les

praticiens prescriraient - ils, dans tel ou

tel cas , l'ouverture de telle ou telle veine ?

Pourquoi ceux mêmes qui semblent rejeter: la révulsion et Ta dérivation, prati-

queraient:ils tantôt la saignée: de l’un et de Fautre bras ,; tantôt celle du pied ; et, dans

d’autres circonstances , pourquoi préfés reraïnt-1ls l'application as sangsues | pi ( 1).

Si-les effets généraux de toute émission Sanguine | doivent se réduire à la déplétion, comiment se rendre raison d’une

Den

(1), Voyez à à J’appai des effets généraux dés émis sions sanguines , le chapitre sur la phlébotomie , pag. 41; et celui sur les sangsues , pag. 69.

SR

| ( 123) pratique aussi variée : ? Pourquoi prévient-on l'avortement par les saigriées da br as, et peuton le provoquer par les saignées du pied ?

Enfin, si les effets de la révulsion et de la dérivation n'étaient pes des effets certains de la saignée, pourquoi craindre celle du pied ; ainsi que l'application des (sangsues a la vulve, dans le commencement d'une grossesse ! »”

‘Il convient donc de reconnaitre la déplétion , la spoliation , la révulsion et la déri- Sie comme ‘effets généraux des émissions sanguines arlificielles, quelque difficile qu'il Soit d’en touirec mathématiquement l'existence : on ne saurait se refuser-à leur admission, puisqu'elle a donné , dans tous.

les tems, aux praticiens, une impulsion avantageuse ; puisque l expérience qui résulte de la considération et du rapprochement d’un grand nombre de faits scrupuleusement observés: > Vient appuyer celte doctrine de tout le A LE de son autorité.

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