‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 3 sur 77 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Marcnrt Ja multiplicité des écrits publiés sur l'emploi de la saignée , on peut avancer sans crainte d'être contredit , qu'aucun ne renferme une doctrine complète. Depuis quelques années, plusieurs sociétés savantes se sont empressées de provoquer des recherches sur cet objet.

On a vu successivement une académie de Souabe, la société de médecine de Bordeaux, et plus récemment celle de

Paris, faire un appel aux praticiens, pour éclairer ce pomt de la science médicale.

Les auteurs couronnés par l'académie

Allemande, et par celle de Bordeaux ,

ont publié leurs Méimoires; et quoiqu'is aient présenté des vues aussi brillantes que

judicienses, on n'y trouve, point toutes

les données qui, dans l’état actuel de nos

ij AVERTISSEMENT.

connaissances, doivent constituer la docirme des émissions senguines arüficielles.

L'ensemble de leurs indications était en- tièérement compris dans la question proposée par la société de médecine de Paris ; aussi le délai accordé pour ce concours a-i-il été prolongé pendant trois années consécutives.

Parmi les ouvrages couronnés, celui de mon ami, le docteur Lafond , s’est irouvé en première ligne. J’ai à me féliciter de l'avoir conduit à se’ placer au nombre des concurrens. Son Mémoire riche en généralités , en rapprochemens physiologiques et pathologiques , offrait un plan brillant, fait pour fixer les regards des juges et mériter leurs suffrages.

Les détails pratiques de ce beau travail, moins soignés, ne m'’avalent point paru traités conformément à l'esprit du . Programme , et tout en cherchant à remplir cette lacune pour le compte de

AVERTISSEMENT. äj mon ami, je fus conduit moi- méme à “embrasser la question dans son entier.

J’éloignai toutes considérations étrangères à la pratique, j’appuyai d’un grand nombre de faits les principes , et je terminai par un résumé aphoristique qui paraissait entrer dans les vues du fondateur. Il formait le vœu que le travail couronné, fondé sur les résultats de l'expérience , put préserver les jeunes médecins des faux pas si fréquens dans le début de l’exercice de la médecine, ce qui supposait lim pression de l'ouvrage.

Le rapport fait par la commission de la société de médecine de Paris, et qui se trouve consigné en tête de ce Traité, a dû me faire penser que j’ai rempli le but. Le fondateur du concours, le docteur Desgranges , qui a pris connaissance de mon travail, est venu me fortifier dans cette opinion, et quelques amis auxquels mon manuscrit a élé communiqué , ont prétendu qu’il devait être considéré comme

ÿv AVERTISSEMENT.

un ouvrage élémentaire quimanquait à la science, et :qui lui rendrait un véritable service par sa publication.

. Toutes ces considérations ont élé pro-pres à me. déterminer. Mes vœux seront ‘remplis, si, réunissant en un corps de docirine les principes épars dans les livres et les faits qui leur, servent d'appui, je suis assez heureux pour éviter aux étudians en médecine, des recherches longues et pénibles ; pour faciliter ieur étude sur un point important de la science médicale , et les guider dans l'application, toujours difficile , des émissions sanguines artilicielles. )

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