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T'ovs les organes contenus dans la cavité
abdominale, sont enveloppés d’une toile
F7 Lauter , Medicus, Herædia, Mercatus, et de nos jours, le docteur Ælibere. CNT
commune , qui . partie des membranes séreuses. Dans la plupart dgs inflammations du bas ventre, c'est la wmnique péritonéale qui est le principal siège de linflammation.
IL faut cependant convenir qu'il y a, dans quelques cas , une affection simultanée de la membrane qui recouvre un organe, et de la substance de l'organe même : He le siège positif de la douleur qui reste fixé a telle ou teile région du bas ventre, indique l'organe affecté ; le désordre ou la suspension de ses fonctions, vient confirmer la diagnostic.
Lorsque l’inflammation du péritoine occupe une certaine étendue de surface , les fonctions de presque tous les organes du bas ventre sont troublées , en raison de
a symptathie qui s'exerce entre eux. La réaction est surtout plus marquée sur l’estomac : aussi les nausées et les vomisse- mens sont-ils des symptômes communs os toutes les inflammations du bas ventre.
Les inflammations abdominales sont, en général ; caractérisées par des phénomènes pathologiques dont la marche n'appartient pas aux autres phlegmasies. Le pouls est petit , concentré, la face pâle et décolorée
M Bai) souvent couverte d’une sueur froide, avec.
une sorte de décomposition de la physionomie, La fièvre ce soutient quelquefois avec une iñtensité presque égale dans tout le cours de la maladie ; d’autres fois elle éprouve des intervalles de rémission, et C’est dans lexacerbation que la douleur devient plus intense , et la chaleur plus vive. Les inflammations du bas ventre peuvent offrir des rémissions insidieuses , et, après avoir cessé, reparaître avec une intensité nouvelle.
Les inflammations des membranes séreuses parcourent rapidement leurs périodes; leurs différentes phases sont presque confondues entr’ellés. A peine lPinflammation est-elle déclarée , qu’elle peut parvenir au plus haut degré. La résolution péut aussi avoir lieu très-promptement , €t même du troisième au cinquième jour, par la cessation de la douleur, de la fièvre et des autres symptômes inflammatoires; non moins que par le rétablissement des fonc tions des organes contigus aux surfaces séréuses enflammées : toutes ces ronsidérations sont surtout applicables aux inflam= ‘mations du bas ventre. Les causes déterminantes de celle affection , sont, en général,
communes aux autres phlegmasies ; cependant, on peut lui assigner , plus particulièrement, toutes les suppressions d’évacuations, soit naturelles , soit artificielles , les rétro-
cessions de shtinätisme , de Hobtle,. , de
catarrhe , de dartres, d'hémorroiïides, lintroduction , dans le corps, de substances âcres el vénéneuses , l’abus des boissons alkooliques.
Les émissions sanguines sont, en général,
nécessaires dans fes inflammations des or-
ganes où le systéme veineux prédomine, et parconséquert dans les mflammations des vicères du. bas ventre. Elles sont in-
diquées, non seulement dans les-inflammations aiguës de ces organes, mais encore dans les inflammations chroniques: lorsque surtout la douleur se reproduit souvent au
méme endroit; que. le pouls est un peu
dur , quoique pelit et en apparence faible ;
que les mains sont brèlantes ; que le malade éprouve des bouffées de chaleur; qu'il
R parait sur ses joues des tâches rouges ; qui
contrastent avec la couleur du teint; que les yeux , languissans, deviennent par fois Juisans ; que Vote est rouge , avec sédi-
ment de pareille couleur; alors on. peut soupconner une Adisabon interne, et
| ( 7 ) recourir en même-tems à l'emploi du calomel et des petites saignées répétées de items à autres , en prenant pour guide l’état des forces lue Au reste , il ne faudra pas perdre de vue, que dans toutes les imflammations, et particulièrement dans celles du bas ventre; la diète, le régime, les boissons > dote nt tem pérantes ñ les bains, doivent toujours étre associés aux émissions sanguines.
Inflammation de l'estomac.
Me au rx ut M NEO de l’estomac se connait à une douleur aIgUË de Pépigasire , accompagnée de vomissemens , lorsque le malade prend quelque chose ; il y a anxiété , hoquet , petitesse du pouls , rarewent dureté , etc. |
Dans l'inflammation phlegmoneuse de Pestomac, quelques saignées employées dès … le commencement de la maladie peuvent | avoir un succès Php la faiblesse du pouls ne doit pas en détourner, il devient plus plein et plus mou après que le sang a coulé ; 5 Sydenham en a fan l observation.
“Dihs Jimminence bien saisie d’ une fluxion inflammatoire de l'estomac , l’ouverture des veines du bras droit, Gffrant la saignée la plus révulsive, pourrait étre
avantageuse ; mais si cette fluxion est déjà
parvenue à son état, ou si ses pr ogrès Sont rapides, on tir préférence à l’ou-
verture de la saphène du pied gauche, ou à l'application d’une grande quantité de ” sangsues à l'anus. De quelque manière qu'on
procède , ‘la quantité de sang tiré devra
être en raison de l'intensité de accidens.
Inflammation du foie et de la rate.