‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 62 sur 77 · LA È · texte numérisé non relu

LA È

L'ouverture : des artères est: rarement pratiquée ;

elle est à peine à celle des iveines:, comnie 1 est à 12000, ne Ÿ

Depuis un certain nombre ‘d'années, on recourt

fréquemment aux sangsues , et leur emploi est à celui

des scarifications , à peu près dans le même rapport que la plilébotomie l’ect à l’artériotomie.

br

Dans la phlébotomie, il y a évacuation de sang noir ; dans l’artériotomie, évacuation de sang rouge ; dans l’application des sangsues, et dans l'emploi des

scarifications , il y a en même-tems écoulement de sang rouge, de sang noir et de fluides blancs, AD.

Les évacuations sanguines par les artères et par les veines, ont une influence marquée sur le grand système circulatoire ; celles qui sont provoquées par le systême capillaire , ont, sur lui, rai bien moindre

influence , et leurs effets sont quelquefois HE au lieu de l’application.

Si l'on veut obtenir une évacuation prompte et

instantanée , impérieusement nécessaire dans quelques circonstances , il faut recourir à l’ouverture des gros vaisseaux, et comme le dit Sco/!, ad LL Ta et citam missionèm SANgUinEs.

S'il paraît nécessaire de diminuer ün peu la masse du sang, sans se proposer de modifier tout à coup la grande circulation , il peut devenir indifférent d'agir immédiatement sur les grands vaisseaux, où sur ceux du système capillaire.

Si Pon n’a besoin que d'une déplétion locale, si lon

ne veut obtenir qu’une lévere diversion , sans avoir

l'intention d'agir sur la grande circulation, il peut

suffire d’atteindre seulement le système capillaire.

Les propriétés et les avantages de la phlébotomie

‘sont relatifs à la situation des veines, à leur vo-

lume , à la quantité du sang tiré, à la promptitude d'évacuation.

Relativement à la situation des veines, on peut diviser le système veineux en supérieur , en inférieur,

en droit, en gauche et en abdominal, 12,

Relativement au volume des veines, on doit considérer que, dans les cas urgens où l’on a besoin

d'une prompte déplétion , il faut préférer louverture

de celles qui sont larges.

En général ,'en pratiquant la'phlébotomie on'dévra

faire à la, veine uñe ouverture: FAR PONENEE ES à son diamètre. | à

“eo ci Hat No |

Une grande quantité de sang qui sera tirée lentement, produira des effets moins ‘marqués ‘sur la

circulation générale, qu’une quantité plus peur

sortie avec promptitude,

. La phlébotomie amène de suite une détente générale , en modérant l'impulsion du sang, en diminuant l’exaltation deS$ propriétés vitales des vais-

seaux ; mais elle ne produit qu’une Hégère excitation

dans le lieu de l'opération.

La phlébotomie, s’exécutant dans un tems trèscourt, produit une prompte modification dans. la circulation générale, et appaise quelquefois subitoment les phénomènes pathologiques.

La phlébotomie mérite la préférence dans l’invasion et dans le développement des maladies aiguës

qui exigent des secours prompts, dans celles où il

faut s'empresser de modérer l’impétuosité du sang et son impulsion, tant vers la partie souffrante que

vers les organes qui remplissent les principales

fonctions de l’économie.

Quand Firritation générale est diminuée, quand l'état de pléthore est dissipé , quand: il ne: reste plus à combattre que quelques fluxions locales , l'ouver-

ture des vaisseaux du système capillaire mérite alors

la préférence sur la phlébotomie.

fra MAT 19, FER LU

On peut donc ‘établir, comme principe général | que la phlébatomie préférable dans l'invasion et les

progrès des maladies pléthoriques et inflammatoires,

convient peu dans leur décroissement ; et que, Si,

dans cet état, elles réclament encore des émissions sanguines , celles-ci doivent êjre provoquées fe la voie du système capillaire. 9

Le rôle particulier que le sang rouge joue dans le corps humain, la propriété stimulante dont il est doué , la vitesse avec laquelle il s’échappe , rendent certainement son émission plus affaiblissante que celle du sang veineux; d’où il résulte que les praticiens ont peut-être raison de n’user de l’artériotomie qu'avec réserve, dans des cas extrêmes, et lors d’une né-

cessité absolue.

Les propriété$ générales et les avantages de l’artériotomie , sont ( à cela près des circonstances énoncées ci-dessus )les mêmes que ceux de la phlébotomie ; et c’est l'insuffisance de cetté dernière qui a DATAE à l’ouverturé de Tartère teporale,

js Ra

Doit-on ouvrir les sous-orbitaires , les eoronaires des lèvres, les laryngées , les tyroïdiennes inférieures, etc. ? Outre la difficulté qu’il y aurait peutêtre à faire l’ouverture de ces artères , l'embarras d'arrêter lé sang , et l'éloignement qu ’éprouveraient naturellement les malades pour de semblables incisions, on conçoit que l'ouverture de l'artère temporale ou de ses branches peut donner les mêmes résultats.

L’artériotomie pourrait être employée avec avan-

tage dans toutes les maladies pléthoriques et inflam-

matoires de la tête, lorsqu'elles sévissent en même-

items avec promptitude . et véhémence, et que le système artériel de cêtte région est dans un état de développement et d’excitation manifestes.

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Certaines céphalalgies violentes, l’otalgie aiguë, la manie et l’épilepsie pléthoriques , la frenésie inflam-— matoire, l'apoplexie artérielle et quelques affections organiques du grand systême circulatoire pourraient réclamer l'emploi de l'artériotomie.

Ainsi l'ouverture des grands vaisseaux (celle des

artères et des veines), devra être employée dans +

les maladies pléthoriques et. inflammatoires, soit es-.

sentielles , soit symptomatiques , toutes les fois qu'il sera nécessaire de modérer l'impulsion, du sang, de diminuer sa quantité, de modifier le mouvement de

la grande circulation , d’arracher lépine inflamma— toire , en un mot, d'opérer une déplétion prompte

et instantanée.

L'inconvénient de l'ouverture des grands vaisseaux, et des évacuations abondantes de sang faites incon- Sidérément , c’est de produire des syncopes inquiétañles, de jetér les solides dans un état de relà-

chement, de faire prédominer la partie séreuse du sang, d'amener Ja diminution d’ésergie vitale de chacun des organes, et par conséquent la faiblesse

générale , de HRieE les convalescences , de D RE

à la, cachexié , MAR PEARIRS

sanssues sont de tirer le sang | lentement , de dépouiller prifipalement le système capillaire et d’avoir un double effet révulsif en déterminant une irritation dans le lieu de leur application, en y provoquant une fluxion locale, et en faisant couler en même-tems le sang artériel, le sang veineux et des fluides blancs.

L'émission du sang opérée par des sangsues , se faisant d’ane manière lente , n’apportant qu’une modification peu.sensible dans la grande circulation, est rarement suivie de cet état d'affaiblissement que peut déterminer la transition subite de l'état de plénitude des vaisseaux sanguins à celui d’ane vacuité relative.

En raison des considérations ci-dessus , les sangsues conviennent , en général, aux personnes faibles et peu sanguines, surtout dans ces fièvres éphémères si

fréquentes , et qui ont pour phénomènes augmentation de chaleur naturelle, mal-aise, insomnie , légére élévation, du pouls etplatôt stase où engouement que pléthore réelle. : ; .. | ‘94 ? k NAGER 30.

Les sangsues. conviennent , aussi quand la pléthore, est légère, quand la fluxion ne fait que se disposer; quand elle n’est encore établie ni identifiée avec aucun organe, quand les fluides et les forces vitales semblent ne se diriger vers ini que par une sorte

d'attraction, et sans les élémens d’une diathèse in- flammatoire.

Hors los cas de maladies aiguës, pléthoriques et inflammatoires, les éntissions sanguines jugées né

cessaires , peuvent être indifféremment provoquées, soit par Ja FAN EREURS , soit par les sanigsues:

Dans le cas où la maladie requiert l'émission d’une

certaine quantité de sang , sans qu'il soit nécessaire de le tirer promptement, un grand ombre de sangsuües se trouve sur la même ligne que la phlébotomie.

XP

Lorsqu'il s’agit de détourner une fluxion qui tend

fréquemment à se rétablir sur un organe; si la cons-

titution du malade semble éloigner de la phlébe-.

tomie (petites saignées répétées ), et si d'ailleurs, le malade y répugne, l'application souvent réitérée | d’un très-petit nombre de sangsues, placées loin du, lieu de la fluxion > Peuvent mériter la préférence.

Les sargsues trouvent leur application, quand il

s'agit de dégorger une partie dont l'embarras n'est

que faiblement soumis à l'influence de la: grande cire

culation et qui dépend seulement , Soit d’une cons-— ;,

triction locale, soit d’un engorgement ou d’un point douloureux.

Les sangsues conviennent également dans les in-

flammations qui intéressent la peau; mais il ne faut alors les appliquer que dans les environs du siège

pl

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