‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 119 sur 260 · La Photocopie, 1886, p · texte numérisé non relu

La Photocopie, 1886, p

PHOTOCOPIES AUX SELS DE FER

papier sensil)le , de façon que l'extrémité de chaque bandelette se trouve juste sur c(ïs lignes, entre le calque et le papier sensible; l'autre extrémité de ces bandelettes ressort par-dessus le volet du châssis, permettant de les saisir et de les retirer l'une après l'autre. On peut ainsi se rendre compte successivement de l'état de décomposition en trempant le haut de chaque l)andelette dans une solution de prussiate jaune de potasse. Il faut continuer l'exposition à la lumière jusqu'à ce que le papier reste parfaitement jauni! et ([ue les lignes soient mar(|uées en bleu sans bavures; si le fond reste jaune et (|ue les lignes soient à peine marquées et baveuses, c'est que la durée d'insolation a été trop longue. Cette durée d'insolation varie de douze à soixante secondes en plein soleil, de deux à dix minutes à l'ombre.

Pour développer, on place l'épreuve sur un bain de prussiate jaune de potasse à 20 «/o, on replie les bords du papier pour en faire une espèce de cuvette dont les quatre rebords empêchent le bain de développement de mouiller le dos du papier, ce qui formerait des taches bleues, on étend le papier à plat à la surface du l)ain en passant légèrement les doigts sur l'envers de l'image pour chasser les bulles d'air, on relève l'épreuve en évitant de tacher le côté non préparé, on la suspend pour laisser égoutter l'excès de liquide. Si la durée de l'insolation n'a pas été sufiïsante , il ne faut pas laisser le papier trop longtemps dans cette position, sans quoi le fond se piquerait de Ideu. Lors(iue l'image est complètement développée, on arrête l'action du bain de prussiate en plongeant le papier dans un bain d'eau ordinaire , on la laisse pendant quelques minutes dans l'eau, puis on la place sur un bain composé de 3 grammes d'acide sulfurique pour 100 c. c. d'eau : dans ce l)ain les traits deviennent bleu foncé et le fond se recouvre d'une couche bleu i)ale ([ui disparaît en projetant sur le papier le bain acide. L'immersion dans ce bain ne doit pas dépasser trois minutes. On retire l'épreuve, on la place dans le fond d'une cuvette, on la lave complètement avec de l'eau tombant en pluie fine à la surface de l'image. On fait disparaître les traces de bleu en frottant l'image de long en large au movMi d'un pinceau plat, jusqu'àce que l'épreuve soit bien propre et bien nette.

()n i)eul obtenir une image dillerente de chaque côté de la feuille de papier en appliquant la couche sensibilisatrice sur le recto d'abord, puis lorsque cette couche est sèche, sur le verso de la feuille; on insole successivement des deux côtés, puis on immerge complètement le papier dans le bam de prussiate et on le f.it passer dans les divers bains de lavage et de degor-

S'iVse produit des taches bleues, on les fait disparaître à l'aide d'une dissolution obtenue en mélangeant deux solutions, l'une de 10 grammes d acide oxali.iue dans 70 c. c. d'eau, l'autre de 13 grammes de potasse caustique dans 30 c. c. d'eau. Pour enlever les taches bleues ou certains traits du dessin en cas de modilication, on trempe un petit pinceau dans cette liqueur et on la passe sur la tache ou le trait à enlever: cette liqueur (hlue solvmg) >lut s^r aussi pour enlever les taches bleues des mains ou ^^es vetemen s.

Ce procédé ne permet pas d'obtenir les demi-teintes, il ne peut être appliqué qu'aux reproductions et dessins. ^A^Amr c T.iesegang i emploie pour sensibiliser le papier une solution de 100 c. c.

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