I 5. — PROCÉDÉ DU DOUBLE TRANSFERT
671. Utilité du double transfert. — Fargier^ a montré, suivant les indications de l'abbé Laborde, que le dépouillement de l'image devait s'effectuer en dissolvant d'abord l'envers de la couche. On y parvient en plaçant sur un support ciré ou coUodionné le papier au charbon insolé et mouillé ; l'image est dépouillée dans l'eau chaude, lavée, plongée dans un bain d'alun, lavée de nouveau et séchée; en cet état, elle est retournée. Pour l'obtenir dans son vrai sens, on ramollit dans de l'eau chaude du papier double transfert, on le fait adhérer sur l'épreuve humectée ; le tout est raclé, séché, puis l'image est détachée du support qui a servi pour le dépouillement de l'épreuve.
Le support provisoire qui sert à maintenir l'image pendant le dépouillement varie suivant l'aspect mat ou brillant que l'on veut donner à l'épreuve ; on peut employer :
1° Le verre opale, la porcelaine, le verre dépoli, la glace, etc. ;
2« Le papier couché enduit de cire ;
8° Le papier albuminé coagulé enduit de stéarine ;
40 Le papier végétal enduit de gomme laque ;
Du papier revêtu d'une dissolution de caoutchouc dans la benzine ;
G'' Enfin, on peut employer les plaques de cuivre ou de zinc grainées.
Le procédé opératoire est le même, quelle que soit la nature du sup-
L Bulletin de la Société franqaue de iJhotOgrapMe, 1861, p. 92. 2. Ihid., 1870, p. 62.