CHOIX ET SALAGE DU PAPIER
albuminate d'ai-cront sont les meilleurs sels que l'on puisse employer pour robteutlon des photocopies positives par noircissement direct; ce sont les composés les plus sensibles à la lumière et en même temps ceux qui fournissent les plus belles images, surtout si l'on emploie les fumigations ammoniacales ^
Il peut Atre intéressant pour certaines expériences de connaître l'action des diverses régions du spectre sur les composés de l'argent. Les premières expériences sur ce sujet ont été faites par Scheele^ qui, en 1777, avait reconnu que de tous les rayons du spectre, c'est le violet qui noircit le plus le chlorure d'argent. Sennebier, Bèrard, Seebeck, Ritter, etc., ont examiné l'action du spectre sur le chlorure d'argent et l'étude de cette question a été récemment reprise i)ar Abney 3 et par Eder. Ces savants sont arrivés à diverses conclusions; nous citerons les principales :
Le chlorure d'argent mélangé de nitrate est impressionné par les rayons compris entre G et M si l'exposition au spectre est assez courte; si la durée d'exposition au spectre est prolongée, le maximum persiste, et la sensibilité s'accroît de cluuiue côté jusqu'en K pour le spectre visible.
Le mélange de chlorure et de citrate d'argent possède un maximum de sensibilité entre H et (i, de i)lus, ce mélange est fort sensible pour les rayons verts et jaunes jusfju'à la raie G : c'est là ce qui explique les bons résultats obtenus par l'emploi du citrate d'argent pendant l'hiver; en effet, pendant riiiver, les rayons violets font défaut en grande partie et le photographe a tout int<'rét à employer le papier au citrate d'argent.
535. Choix et salage du papier. — Si le papier est destiné à obtenir des i)botocopies de petite dimension, il est indispensable qu'il présente une texture régulière et une grande pureté de pâte; il faut éviter (pi'il contienne des particules métalliques qui donnent des taches au contact du bain d'argent.
Les fabriciues de Blanchet frères et Kléber, à Rives (Isère), celle de 8teinl)acb à Malinédy livrent à peu près tout le papier employé par l'industrie^ pliotographique. Le papier de la première maison est désigné sous le nom de papier de Rives ; celui de la seconde est improprement appelé papier de Saxe. D'après Scbnauss^ ce dernier serait le plus pur des deux et donnerait seulement Of^^B de cendres pour 100 grammes de papier, tandis que le papier de Rives laisserait un résidu de 2»^^5 pour 100. En France, on emploie surtout ce dernier papier coupé en feuilles de 0"'44 sur 0"'57; la rame de papier pèse 8, 1), 10 ou V2 kilogrammes. On emploie aussi pour les épreuves de