‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 190 sur 260 · Philadelphia Photographer · texte numérisé non relu

Philadelphia Photographer

sium et 1440 c. c. d'eau; le papier est séché à la température de 21o C. et exposé à la lumière derrière un négatif; on peut suivre les progrès de l'insolation. Lorsqu'elle est terminée, on place le papier dans un bain d'eau froide pendant environ dix minutes, on retire l'épreuve que Ton applique sur une surface Lien dressée, on éponge l'excès d'eau et on procède à l'encrage avec une encre de report renfermant 1 partie de cire blanche, 1 de stéarine, 1 de résine commune et 8 parties d'encre calcaire d'imprimerie, le tout fondu ensemble à une douce température. Le mélange est alors additionné d'essence de térébenthine jusqu'à consistance de la crème. Au moyen d'un rouleau en peau (comme ceux qu'emploient les lithographes) légèrement chargé d'encre sur la table au noir, qu'on passe sur le papier à report, on fait adhérer solidement l'encre aux parties impressionnées par la lumière et on l'enlève sur les parties non impressionnées. Le rouleau doit être passé lentement et avec précaution, de façon à bien dégager les blancs. On place le papier portant l'image grainée dans un hain faible de tannin et de bichromate de potasse, l'immersion est prolongée pendant quelques minutes , on éponge le papier et on le suspend pour Je faire sécher; lorsqu'il est sec, on l'expose à la lumière pendant deux minutes pour durcir légèrement la gélatine, on applique ensuite au dos du papier une solution faible d'acide oxalique (1 gramme d'acide pour 100 c. c. d'eau) de façon à bien l'humecter. Cette opération est répétée quatre fois. On enlève l'excès d'humidité avec du papier buvard. On décalque alors sur pierre lithographique en commençant avec une pression modérée et interposant entre le papier et le râteau un carton dur , on enlève le papier de sur la pierre sans la mouiller, on gomme la pierre à la manière ordinaire et on attend quelques heures avant de procéder à l'impression. Il ne faut pas laver à l'essence de térébenthine ni employer le vernis moyen pour étendre l'encre. Pour faire varier la grosseur du grain, il suffit d'ajouter un peu plus de ferricyanure de potassium à la solution sensibilisatrice, de sécher à une plus haute température ou de chauffer le papier quelques instants avant l'exposition, ou bien encore d'ajouter un peu d'eau chaude au bain d'eau froide dans lequel on plonge le papier après l'exposition : plus haute sera la température du bain et plus gros sera le grain.

La difficulté que présente l'obtention du grain n'est pas la seule que l'on rencontre dans le procédé du report; il en est d'autres qui tiennent à la nature même de cette méthode. En effet, si l'encre de report se trouve en couche très mince sur la feuille insolée, alors l'apprêt et la morsure des surfaces lithographiques ne peuvent être faits que légèrement et le tirage ne pourra pas être fait à un chiffre élevé. Si les encres de report sont épaisses, la pression du report les écrase en élargissant les traits, ce qui altère la finesse primitive * ; aussi le plus souvent préfère-t-on avoir recours au procédé de photocollographie sur couche continue de gélatine étendue sur verre ou sur métal.

LA. Uavanne, La Photographie, t. II, p. 291.

PROCÉDÉS DIVERS

§ 2. — i;mi'L(ji hitumi; ijI'; judée.

717. Procédé de Despaquis. — Dosptuinis a iiioiitii' » que les reports faits à l'aide (répreiives au Intuiiie de Judée {gagnaient beaucoui) l'image était développée par le C(Mé qui n'avait pas subi Taetion de la lumière. Le bitume de .Judée est étendu sur une surface enduite de mica ou de collodion cuir et de gomme araljique, on insole conmie d'habitude derrière le mica, puis on peut dépouiller ré})reuve à l'aide de l'essence de térébenthine. L'image obtenue, convenablement encrée, peut fournir des reports, lorsque l'on a enlevé la gomme arabique par un lavage à l'eau.

Schranck a insisté sur les avantages que présente ce i)rocédé2 : il a indiqué un artilice permettant d'obtenir les demi-teintes. On connnence par obtenir sur pierre une image au bitume en ell'ectuant le dépouillement par l'envers de la couche, suivant les indications de iJespaquis, et en se servant <le papier gommé comme sui)port i)rovisoire; on expose ensuite rapidement une seconde couche de bitume sensii»le sous le même négatif, on la dépouille l)ar les procédés usuels, on encre ensuite et on fait le report de cette image sur la ])remière pierre; par ce moy^'u, on pmt renforcer les grands noirs, tout i'ii ménageant les demi-t«'iut('s.

)». — l'I'.Oi :\ \>\:S 1)1 VKUS.

718. Procédé au perchlorure de fer. — Poitevin 3 a employé le perchlorui'e de Irrel l'acidr laiiri(|iii' pitur olitcnir des rejMjrts. Un i)apier gélatiné d'un côU' seulement avec de la gélatine légèrement colorée pour mieux suivre roj)ération est appli(|ué successivement des deux côtés dans un bain contenant 10 grammes de peicidorure de fer, grammes d'acide tartrique, et 100 c. c, d'eau; on suspend ce jiaj)ier par un angle et ou le laisse séciier à l'abri de la lumière: apivs insolation derrière un nv</(ilif\ on o))tient une épreuve négative redi'essèe: ou traite la couche à l'eau chaude, on lave et on fait sécher. On couvre alors toute la surface de l'éjjreuve avec de l'encre à report, on la plonge dans l'eau tiède légèrement acidulée. La gélatine^ se dissout et entraine l'eiicn^ d iuq)ressiou : il ne reste (jue celle qui était en contact immédiat avec le jjapier. et qui forme ainsi une image [)ositive, que l'on })eut repoi'ter sur |»ieiTe ou sur /inc.

719. Emploi des poudres. — Li' majoi- Waterhouse a proposé* d'utiliseï- le proi'(''d('' par san|M)iidi'age pour obtenir des rei)orls sur pierre ou sur

1. Hullctin (le la Société /m nç/iisr dr pJiofofjnij/Jiir, 1871. p. 2S3.

Page 1