CHAPITRE II
PHOTOGALVANOGRAPHIE EN CREUX.
789. Méthode générale. — Nous avons vu que dans le procédé de gravure en taille douce, après avoir creusé la planche, on l'encre, on ressuie soigneusement de façon à enlever toute l'encre en excès qui ne se trouve pas internée dans les creux qui constituent le dessin lui-même: par suite, l'encre se trouvera enlevée de toutes les parties n'ayant qu'une faible profondeur si dans ces parties il n'y a pas un grain spécial, c'est-à-dire une série de petits creux capables de la retenir. Woodburyi préparait un relief grainé, obtenait à la presse hydraulique un creux sur plomb et faisait deux reproductions galvaniques de ce creux, l'une positive, l'autre négative ; cette dernière était soumise à l'aciérage, qui lui donnait une grande durée.
Pretsch^ faisait gonfler le relief en gélatine et coulait du plâtre à sa surface: il surmoulait ce plâtre par la galvanoplastie. Pour obtenir un grain à la surface de la gélatine^ il faisait gonfler la planche dans l'eau, et avant de prendre l'impression du relief ainsi produit il le lavait à l'alcool : cette substance produit à la surface de la gélatine un effet de grain.
Ce sont là, en y joignant le procédé au bitume de Judée, les principales méthodes qui ont été indiquées. En pratique, lorsque l'on a recours au moulage, on emploie la gélatine bichromatée.
Le grain de la gélatine bichromatée peut s'obtenir de bien des manières. Robert Gourtenay se servait d'un négatif préparé avec un collodion contenant soit de la silice précipitée, soit du verre pilé très fin. La couche sensible étendue sur glace était exposée derrière un positif grainé par ce moyen. Cette couche se composait d'un mélange