EMPLOI DE LA PHOTOCOLLOGRAPHIE
iiih-rpos.' [[y:\>^e et qui, l'aisaiit roffice de cache, ne laissent passer la liniiirn' (jif à ti-avers les portions de l'image qui doivent renfermer la couleur à imprimer; ainsi, sur la réserve destinée au rouge, on masquera ou on allénut'ra tout ce qui dans l'épreuve polychrome ne doit pas contenir de rouge. Ces négatifs se jjréparent donc exactement comme s'il s'agissait d'obtenir une image à plusieurs teintes (688). La préparation des négatifs étant terminée, on jx-ut faire le tirage par plusieurs procédés.
§ 1. — KMI'LOI l»i: LA PHOTOCOLLO(iRAPHIE.
795. Procédé opératoire. — Le mode d'impression polychrome par la phot()('oll()grai)hi(' est fort simple en théorie, mais il présente de sérieuses diflicultés pratiques. Il suflit théoriquement d'imprimer une épreuve piiotocollographi({ue ordinaire avec une encre de teinte neutre peu colorée ; sur celte épreuve légère, on imprime les couhîurs ({lie (•omt)orte le sujet représenté à l'aide de teintes plates obtenues j)ar r(q)()rt sui' [(ici'j'c lilh(»gi'aj>hi(|ii(' ou mieux sur /inc. Les prin(:i[)ah.'s diflicultés (|ue i>résenle ce i)r()cédé i)roviennent : l'^ du choix des couleurs; '2" de la ((ualilé du i)at)i('r. La pâte doit être blanche aliii de ne i)as dénaturer les couleurs du (irage. Il faut éviter son allongement pendant la pression sur la pierre; cet allongement est surtout sensible [)our les grandes épreuves et rend le repérage fort difticile. Certains opéraleurs font laminer fortement le papier, le ninuillrid. iiiipriiiii'iit une Iciiitc jinis Iniit sécher une à une cluKjne couleui'. Toules les pâles de papiei' ne se t)rùleut t)as égalemeni à celle séi'ie d(^ manit)ulati()ns.
Il est bon d'avoir sous les y(Mix ixMidanl l inipression une fenillc (le ton, épreuv(^ sur huiuelle est tirée sét)arément chacune des couleurs; ces feuilles in(li([nent d'une manière t)récise la gamme, la nuance et l'intensilé de la couleur à oblenir. Pour apprécier exactemeiil une leinit! [»ai' iai»porl à cell(> du modèle, il est bon de se servir d'une feuille de i)apier blanc dans hKjuelle on prati(fue deux orifices voisins l'un de l'antre, sous chacun des(]uels sont placés, d'une part, l'épreuve type, d'aulr(> part. réi)reuve tirée avec la teinte que l'on destine à l'impression : l'œil peut ainsi établir avec certitude la similitude de ton entre la teinte type et celle du tirage. La température exerce une très grande influence sur le résultat obtenu ; il faut qu'elle soit aussi constante ([ne i)ossible dans les ateliers de tirage.
i;obt(Mition (1(^ la i)lan(die photocollographique complète ne pré-
sente rien de particulier, si ce n'est qu'elle doit fournir par l'encrage une épreuve très faible : le choix de l'encre d'une part et l'euiploi de l'alun permettent d'arriver à ce résultat. Les teintes plates obtenues sur pierre lithographique doivent être faites d'après des couches de gélatine bichromatée étendue sur feuille d'étain, en suivant le procédé indiqué par Rodrigues (710). Les procédés dans lesquels on exécute les reports à l'aide d'épreuves sur papier manquent absolument de précision et rendent le repérage à peu près impossible.
Au lieu d'employer les reports sur pierre lithographique on peut se servir de zincs que l'on traite par des procédés tout à fait semblables à ceux usités dans la lithographie sur zinc.
Quel que soit le procédé employé, il faut examiner fréquemment et avec le plus grand soin les feuilles qui sortent de la machine, car il est difficile d'obtenir un tirage dont les teintes soient absolument régulières. Quelques opérateurs ont proposé d'imprimer d'abord les couleurs et de terminer en appliquant une impression de teinte neutre sur l'épreuve ; mais l'image obtenue est généralement sans effet et il vaut mieux opérer comme nous l'indiquons.