LIVRE XXI
ÉMALX PlloTnijKAlMlluUES, GRAVURE SUR VERRE
§ 1. - KM.VUX l'IlorociHAl'llIUUES.
800. Méthoi33 générales, — Il existe deux uiétliodes piiii- (•i[>;il<'s peniK'lliiiit (rohteiiir à la surface (riiiie pla(|iie d'éinail des images i)hot();^nMi)irKia m. L'une, (jiii est la [)1 us ancien ne, est la méthode par saupoiidi'ii^^c : <'llc consiste à développer uii<> inia«;(' à l'aide de |»oudr(\s niélauj^^'es de fondant et (|ue Ton soumet au f(Mi pour les lixer: dans Tanlre mélliodc. on pré])arc d'abord une ima<^e par le procédé du cojjodion Iniiuidc. on sid»>tilu<' à Farj^MMit réduit dans la concile divers compos(''s iiié|;dli<|U('<. puis Ton \i(rilic la pellicule ainsi ohlcnuc
£01. Procédé par saupoudrage. — On étend sur nue eiacc l)i(Mi netlo>éc une coucIk.' du mélan^v employé dans le procédé par saupoudi'a^v (651): après insolation deia-iérc un positif, on dévelopltc riiii;in(. le pinceau cliai'i^é de jioudre d'émail suivant la
couleni- à (»l)lenii'. (les poudres, passées au tamis n'^ 180, se trouvent dans le commerce. On opèi-e en tam[)onnant lé{^à*rement la surface préparée plutiM (pTeii la brossant. (Jiiand rima{4;(.' est développée, on l;i recouvre de colliidion coidenaid j^rammes d(> cotoii-i)ou(lre pour 10(1 c. c. de dissolvant, et (Ui plon}i;e la glace dans un liquide l'enfermant ")(-. c. d'acide chlorliydri((ue pour 100 c. c. d'eau : la pellicule se détache emportaid la poudie d'émail: on la retire du bain acide p(uir la laver dans [)lusi(Mirs eaux. On emploie l'eau distillée pour ce lavage et on })longe entin ré[)reuve dans un bain renfermant un litre iWwn et '200 grammes de sucre; on place ensuite la pellicule sur une plîKpie d'émail biiMi nettoyée que l'on i)longe dans la cuvette renfermant I'cmu sucrée. Il est bon que la couche portant la poudre se
trouve en contact avec la plaque d'émail : on peut alors appuyer fortement sur la pellicule pour la faire adhérer à son support après avoir rabattu les bords du collodion sur la plaque d'émail. On place une feuille de papier de soie mouillée à la surface, puis on appuie légèrement avec du coton pour éponger l'eau, et quand la pellicule paraît suffisamment dégagée d'eau, on tamponne à l'aide du coton en appuyant plus fortement. On fait sécher à une douce chaleur, puis on élimine le collodion en le plongeant dans une cuvette contenant de l'acide sulfurique : le collodion est dissous lorsqu'il se forme une auréole brune autour de la plaque; celle-ci est alors retirée du bain acide h l'aide du crochet qui a servi à l'y plonger et transportée avec précaution dans une cuvette d'eau pour éliminer l'excès d'acide ; la plaque d'émail est alors portée sur une feuille de papier buvard pour la laisser égoutter; on la fait sécher et l'on retouche l'image s'il y a lieu ; on se sert pour cela d'un pinceau humecté de sirop de sucre et chargé de la poudre qui a servi à développer l'épreuve.
Il reste alors à vitrifier la poudre qui constitue l'image. Pour cela, on chauffe la plaque dans le fourneau d'émailleur en prenant la précaution de charger fortement le dessus du moufle d'une couche de combustible bien allumé et de modérer le feu en dessous. La cuisson doit s'effectuer dans le moufle portée à la température rouge cerise; on retire l'émail quand il a pris du brillant et qu'il semble recouvert d'un vernis. Il ne faut pas retirer trop rapidement la plaque du feu ; il faut qu'elle se refroidisse graduellement sur un rondeau en terre cuite. S'il est nécessaire, on retouche avec de la poudre d'émail et un excès de fondant broyé et mélangé à l'essence de manière à obtenir une teinte un peu plus légère en même temps que la fusion s'efï'ectue à une température plus basse ; on fait cuire rapidement, et quand l'image est terminée on peut adoucir les parties trop dures avec un liquide contenant 10 c. c. d'acide fluorhydrique concentré et 100 c. c. d'eau ; on touche avec un pinceau imbibé de cette solution la partie dont on veut réduire l'intensité, et l'on essuie sans attendre avec un chiffon en épongeant : on juge ainsi de l'effet produit; on peut par ce moyen aviver les lumières après la vitrification.
Le coloriage des émaux s'effectue d'après les procédés usuels de la peinture sur porcelaine.
Au lieu de mettre la pellicule de collodion en dessus, de Lucy-Fossarieu a conseillé de mettre l'image en dessus; par ce moyen il ne se produit pas