‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 240 sur 260 · Fhot. News, 2 août 18G · texte numérisé non relu

Fhot. News, 2 août 18G

hain suivant : dissolution saturée de chlorure de platine et de potassium, 10 c. c; dissolution saturée d'hydrate d'oxyde de fer dans l'acide oxalique, 8 c. c; eau distillée, 50 c. c. L'épreuve plongée dans ce bain est retirée aussitôt qu'elle a atteint une vigueur suffisante; on la fait ensuite passer dans un bain saturé d'oxalate de potasse acidulé i)ar l'acide oxalique et l'on termine comme d'habitude.

Le mélange de chlorure d'or et de chlorure d'iridium donne une belle teinte noire à l'image : on emploie 12 c. c. d'une solution de chlorure d'iridium (1 : 10), G c. c. d'une solution de chlorure d'or (1 : 10) et l'on ajoute 50 c. c. d'eau. La teinte est plus chaude avec le bain suivant : eau distillée, 50 c. c; chlorure d'or, 1 gramme; prussiate rouge de potasse, 1 gramme; azotate d'urâne, Oo^l. Lorsque ce bain a produit son action, on porte l'image dans une solution d'Jiyposulfite; on lave soigneusement.

Le bain suivant permet d'obtenir des images très belles : eau acidulée légèrement par l'acide chlorhydrique, 1,000 c. c; solution de bichlôrure de platine à 3 «/o, 10 c. c; solution de chlorure d'étain à 5 «/o, 5 c. c; silicate de potasse commercial, 15 c. c; solution d'acétate de ploml) à 5 o/o, 10 c. c.

Ces procédés permettent soit de faire des vitraux, soit de rendre inaltérables des positifs précieux obtenus sur couche de collodion; on colore en noir à l'aide du chlorure de platine, on sèche la positive et on la fait passer au feu de mouile.

§ 2. — GRÂVUBE SUR VERRE.

803. Procédé par report. — On reporte sur le verre à graver une épreuve photocollographique. L'encre qui sert à obtenir ce report se compose de 60 grammes de cire jaune, 40 grammes de gomme laque, 30 grammes de mastic et 20 grammes de savon blanc; les épreuves sont tirées sur papier autographique; on reporte sur le verre, on enlève le papier et Ton soumet le verre à l'action de l'acide fluorhydrique ou des fluorures.

On peut aussi encrer une planche photocollographique avec une encre renfermant 100 c. c. d'eau, 200 c. c. de glycérine, 50 grammes de savon, 50 grammes de suif, 25 grammes de borax, 50 grammes de spath fluor pulvérisé et 15 grammes de noir de fumée. L'image reportée sur verre est bordée avec un bourrelet de cire, puis recouverte d'acide sulfurique à 64 ou 65^^ Baumé ; on laisse agir cet acide pendant vingt minutes, puis on lave la glace et on la nettoie avec une solution de potasse, on lave et on sèche : toutes les parties du verre qui ont été recouvertes d'encre se trouvent gravées.

804. Procédé de Garnier. — Dans ce procédé, que son inventeur avait appelé atmograpliie, la gravure s'obtient à l'aide des vapeurs. Sur une

PROCÉDÉS DIVERS

planche de cuivre, gravée par les procédés de photoglyptographie et recouverte d'un dépôt de platine afin d'éviter l'attaque du cuivre par l'acide chlorhydrique, on étend de l'albumine en poudre et on essuie la surface pour ne laisser de poudre que dans les creux. La planche ainsi traitée est exposée aux vapeurs d'acide fluorhydrique (|ui se condense dans la poudre albumineuse. La glace à graver est recouverte d'une couche de dissolution de sucre et de borax ainsi composée : eau, 1 litre; sucre, SHO grammes; borax, 200 c. c; on fait dessécher à la température de ^jO", et la glace préparée est alors ai)pliquée la face sucrée contre le côté gravé du cuivre : on obtient ainsi du lluoi)orate de soude déliquescent qui devient poisseux sur toutes les parties correspondant au creux de la planche; on saupoudre la surface du verre avec du Iluorure de sodium en poudre qui ne s'attache qu'aux parties poisseuses. La glace est exposée dans une caisse à l'action de l'acide chlorhydri(]ue ou de l'acide sulfureux pendant deux ou trois minutes; on desséche à l'étuve à la température de S5o, on lave à l'eau froide, puis à l'eau ('haud(ï : tous les creux de la planche sont marqués sur le verre.

Ce procédé peut être modifié de bien des manières suivant que l'on condense soit de raci«lc clilorhydrique, soit tout autre acide facilement volatil (jue l'on fait agir ensuite sur une plaque de verre préparée au Iluorure de sodium.

805. Procédé direct. — Une glace })réparée au bidiromate de potasse et à l'albumine est exposée sous un y)h()totype, puis dépouillée à l'eau chaude; l'image obtenue est gravée avec une dissolution de llnorhydratc d*amm()nia([n(' à 10 "/«•

On peut aussi <)j)érer [niv saui)nudi'ag<' à l'aide du Iluorure de calcium et exposer la phuiu*; <léveloii})ée i»uis collodionnée à Taction de l'acide sulfurique; mais ce procédé est d'une exécution difficile. Liegwart » a donné quelques indications sur celte méthode (|ui n'est pas à recommander.

L'ue épreuve au chari)<)ii i)eut eulin fournir une gravure au sable. Tilghnianu. de Philadelphie, remarqua que les vitres exjjosées au vent de la mer se dépolissaient très vite : il imagina do!)c de graver le verre en projetant à sa surface du sable par un fort courant d'aii- ; il suffit de reporter à la surface du verre une épreuve au charbon dont la gélatine alunée forme des réserves qui emi)éclient le verre d'être attaqué. L'air qui projette le sable sur la i)la([ue (>st coniprinié à dix atmosphères.

806. Photochromoglyptie sur verre. — Un verre r/o?//>:(', c'est-à-dire formé par la superposition de idusieurs couches de verres colorés dans la masse à une couche de verre blanc, scM't de support à une image photocollographi(|ue obtenue par report. On fait mordre la couche avec l'acide tluorhydrique en faisant des réserves à l'aide de vernis, ou bien on fait plusieurs insolations comme dans les procédés de photoglyptographie, de manière à obtenir des creux plus ou moins profonds; d'après la profondeur de ces derniers, on obtient des teintes plus ou moins intenses.

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