PRÉPARATION DU PAPIER ALBUMINÉ
Avant (le placer le papier sur le bain d'albumine, il est bon de le maintenir pendant quelques jours dans un local humide de manière à ce que le papier s'étende convenablement sur le bain; on choisit les feuilles de papier une à une en les regardant à un jour frisant. Le papier doit être recouvert d'albumine du côté opposé à celui qui porte l'empreinte de la toile métallique sur laquelle se forme la pâte.
L'all)umine préparée est versée dans une cuvette propre ; on évite les bulles d'air et on écréme la surface du bain avec une bande de papier, puis on pose la feuille de papier à sa surface, soit en commençant par une extrémité et abaissant régulièrement la feuille de
Fi g. m.
papier (/uj. soit en tenant le papier par deux côtés opposés, de
telle sorte que la feuille porte par le centre et qu'en lâchant les côtés la feuille s'imprègne peu à peu sans bulles d'air ; on soulève presque aussitôt un des angles du papier à l'aide d'une lame plate de verre, on saisit cet angle à l'aide d'une pince en corne, et l'on relève une moitié de la feuille pour s'assurer de l'absence des bulles d'air et au besoin les détruire ; on abaisse de nouveau le papier à la surface du bain en évitant que l'albumine ne vienne se répandre sur l'envers du papier, et Ton procède de la même manière avec l'autre moitié de a feuille; on laisse le papier pendant cinq minutes sur le bam, on le soulève par l'un de ses angles auquel on attache une pince ^américaine, on enlève la feuille à l'aide de cette pince à agrafe (fW- f^) on la suspend à une corde placée dans un local bien ventile de façon que le papier puisse sécher rapidement. Si la feuille est de dimension moyenne, on la suspend par deux angles; enfin, si ^^.^^^^^^ f ^ grande, il faut procéder différemment. On peut apphquer une règle
de bois verni sur l'un des bords de la feuille qu'on replie autour de la règle ; elle y adhère dès qu'on l'enlève lentement du bain ; on serre la règle entre deux pinces américaines et on la suspend pour sécher. On peut aussi employer le moyen indiqué par M. Vieuille. (Voir tome II, p. 10.)
Lorsque les feuilles albuminées sont sèches, on les empile et on les met sous presse pour les redresser, on les conserve ensuite dans un endroit sec; mais avant de sensibiliser le papier on l'exposera pendant vingt-quatre heures dans un local humide pour qu'il puisse reprendre un peu d'humidité et s'étendre facilement sur le bain
Fig. 505.
d'argent. Le papier albuminé que l'on laisse pendant trop longtemps à l'humidité ne tarde pas à se détériorer : le sel pénètre peu à peu dans la pate. Les images fournies par de tels papiers sont grises et refusent souvent de virer dans le bain d'or.
On trouve dans le commerce un papier désigné sous le nom de douille alMmiiné^ 2Kipier aWitminé hiHllanl. C'est, en général, un papier recouvert d'une première couche d'albumine non salée et qui est ensuite coagulée par la vapeur ; on la recouvre ensuite d'albumine salée. Les images obtenues sur ce papier ont beaucoup de brillant et de transparence dans les ombres ; mais la couche d'albumine se fendille très souvent si l'on manie ce papier sans précautions.
Le titre du bain de chlorure à l'albumine influe sur la nature de l'image. Le plus souvent, on se sert de 20 à 25 grammes de chlorure de sodium par litre d'albumine ^ ; cette dose est convenable pour