‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 41 sur 260 · VIRAGE DES ÉPREUVES POSITIVES · texte numérisé non relu

VIRAGE DES ÉPREUVES POSITIVES

556. Définition. — Ffm^ l'épreuve positive sur papier albuminé c'est transformer la couche d'argent réduit en une couche de métal moins altérable, changement qui donne à l'image une coloration agréable et assez permanente. On emploie aujourd'hui deux sortes de sels métalliques pour effectuer cette transformation : les sels d'or et les sels de platine. Les chlorures des métaux voisins du platine peuvent cependant fournir des bains de virage donnant aux épreuves des teintes particulières.

Le remplacement de l'argent réduit par l'or métallique ne peut pas être complet*. On pourrait arriver, en prolongeant suffisamment le virage, à remplacer les trois quarts l'argent par l'or, mais le ton obtenu serait un violet froid, peu artistique ; on s'en tient aux nuances intermédiaires, dérivées du rouge pourpre, et qui sont d'un effet agréable. Suivant la proportion d'or précipité, le ton de l'image varie de l'orange (couleur de l'argent dans les épreuves fixées) au violet noirâtre, en passant par les pourpres et par les bruns ; la nature du bain de fixage peut aussi moditier la coloration.

On peut se servir pour le virage soit des sels aureux, soit des sels auriques ; avec les premiers , l'atome d'or se substitue à l'atome d'argent :

AuGl -j- Ag — AgCl -f Au ;

tandis qu'avec les seconds, il se forme du chlorure d'argent

AuCP -I- 2Ag = 2AgGl -f AuGl.

En employant le perchlorure d'or, ce dernier est d'abord réduit à l'état de protoclilorure. En même temps il se forme du chlorure

1 Davanne et Girard, Recherches sur les épretivcs photogra2)hiques posUives, 1864.

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