‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 52 sur 260 · LAVAGE DES ÉPREUVES · texte numérisé non relu

LAVAGE DES ÉPREUVES

500 c. c. d'eau, et on versait dans ce liquide une dissolution de 1 gramme de chlorure d'or dans 500 c. c. d'eau; les épreuves étaient plongées dans ce mélange jusqu'à ce que leur teinte primitive soit devenue d'un noir violacé ou bleuâtre, on lavait ensuite les épreuves dans une eau faiblement ammoniacale. On pouvait préparer aussi ce bain en dissolvant le sel d'or de Fordos et Gélis dans une dissolution d'hyposulfite de soude. Les images ainsi traitées présentent une colorati(m agréable au moment de leur préparation; mais il suffit de très peu de temps pour que cette coloration passe au jaune d'aspect désagréable.

Le mélange de sulfocyanure d'ammonium ou de potassium et de chlorure d'or a été employé pour le virage des positives. Ces sels communiquent aux images deux teintes se dégradant l'une vers l'autre; les parties foncées l)rennent une coloration bleue, tandis que les demi-teintes restent rosées. On a conseillé aussi de mélanger une petite quantité d'hyposulfite de soude à ce bain ; mais c'est là un procédé défectueux qui ne peut qu'amener l'altération des photocopies, malgré la belle coloration qu'elles présentent lors- (ju'<dles viennent d'être préparées. Un des bains qui ont été le plus employé était préparé en dissolvant 100 grammes de sulfocyanure de potassium dans 1 litre d'eau et en versant goutte à goutte dans ce liquide une solution de 1 gramme de chlorure d'or dans 20 c. c. d'eau distillée.

Lîi (juantité de sulfocyanure que renferme le bain n'est pas suffisante pour perm(}ttre un bon lixage des épreuves. Si l'on augmente cette dose, le virage se fait mal; on est donc obligé de faire passer les images dans un second bain de sulfocyanure.

(les procédés ont été al)an(l()nnés. car les résultats qu'ils fournissent ne .sont pas constants et la simplicité (ju'ils tqjportent dans les opérations est illusoire.

566. Lavage des épreuves. — Il est indispensable d'éliminer avec le plus «•rand soin l'Ii yposullite double de soude et d'argent qui se trouve dans les épreuves : ce sel se décompose à la longue en jaunissant les images. L'emploi d'une dissolution de chlorure de sodium indiqué par M. Spiller^ permet de laver facilement le papier. Au sortir du bain d'hyposulfite de soude, on plonge toutes les épreuves dans ce bain dont le titre n'a pas une très grande importance (on peut employer KX) à m) grammes de sel marin par litre d'eau), on remue les éi)reuves dans ce bain pendant cinq minutes, on rejette la moitié du bain de chlorure de sodium qui se trouve dans la cuvette et on le remplace par une égale quantité d'eau , on laisse tremper cinq minutes les épreuves dans ce bain et, sans les retirer de la cuvette, on rejette les trois quarts du liquide ; on remplit de nouveau la cuvette avec de Teau. En opérant ainsi, on diminue graduellement la densité (lu li(iuide pour l'amener à celle de l'eau et l'on évite ainsi la produc-

1. Vun Monckhovcn, Traité général de photographie, 5*- édition, 1865, p. 312.

tien d'ampoules à la surface de l'image. On peut alors laver les épreuves à l'eau ordinaire.

Cette opération s'effectue dans une grande cuvette que l'on peut faire en zinc vej-ni : on la remplit à moitié avec de l'eau potable, on retire les épreuves du bain de sel qui a été fortement dilué, et on les plonge une à une dans cette eau; après cinq minutes, on renouvelle l'eau et l'on recommence cette opération quatre ou cinq fois ; si l'on peut employer l'eau tiède, le lavage se fera mieux. Pour laver rapidement les épreuves, il faut les laisser séparées les unes des autres en permettant à l'eau de passer entre elles pendant tout le temps que dure l'opération.

On a proposé un très grand nombre d'appareils ayant pour but de faire circuler les épreuves dans une masse d'eau fréquemment renou-

Fig. 526.

velée. La figure 526 représente l'un des plus commodes, très employé dans les ateliers où l'on imprime un nombre considérable d'épreuves. Il consiste en une caisse en zinc verni communiquant par un tube i avec une prise d'eau ; cette eau arrive dans la cuve par les tubes obliques a et par une série de trous percés dans le tube R ; ces trous, disposés intérieurement et regardant les côtés de la caisse, donnent passage à l'eau qui est projetée avec assez de force pour que les épreuves ne puissent jamais s'attacher sur les flancs de la cuve; un double fond en zinc B empêche les épreuves de se coller au fond de la caisse et un siphon H sert à vider rapidement l'appareil qui se remplit de nouveau par l'arrivée continue de l'eau : ce système de lavages intermittents paraît favorable à l'expulsion des substances solubles qui se trouvent dans le papier.

Les épreuves doivent être lavées aussi rapidement que possible ; il suffit, en général, d'un lavage continué pendant quatre heures. La

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