Moniteur delà photogra^jUie, 1884, p
4 grammes de borax et 6 grammes de gomme laque blanche; si l'on désire des teintes d'un pourpre noir, on mélange 4 grammes de phosphate de soude et 8 grammes de gomme laque blanche. La dissolution s'effectue à chaud. Dans une capsule en porcelaine, on fait dissoudre le borax ou le phosphate de soude, on y ajoute la gomme laque et on porte à l'ébullition ; on maintient cette température pendant deux heures, en remuant fréquemment et remplaçant l'eau évaporée; on laisse déposer pendant douze heures, on décante la partie la plus claire, on la filtre d'abord sur une éponge, ensuite au papier. Ces solutions se conservent pendant fort longtemps si l'on introduit dans le flacon qui les renferme un peu de camphre ; on évite ainsi les moisissures.
Le papier sera salé sur l'un ou l'autre de ces bains, suivant la teinte à obtenir. En général, un mélange de 5 parties de solution de borax et 1 partie de phosphate de soude convient fort bien et donne une teinte agréa})le. On peut se servir de papier photographique ou de papier à dessin, mais de préférence de papier Wathman à gros grain pour aquarelle; on le coupe un peu plus grand que l'image, afin d'avoir une marge de 0»^03 à 0^04 qu'on replie sur l'envers et qui sert à le manœuvrer dans les bains. Le papier est introduit par la tranche sans temps d'arrêt, l'envers en dessus et immergé complètement; on prolonge cette opération pendant environ une demiminute, on le retire et on le fait sécher.
On sensibilise ce papier en le faisant flotter sur un bain de nitrate d'argent à 15 o/o. La sensi])ilisation doit durer de trois à quatre minutes; on retire le papier et on le fait sécher dans l'obscurité. Si l'on veut conserverie papier sensible pendant longtemps (plus de deux mois), on l'immerge de nouveau dans la solution de gomme laque étendue de son volume d'eau et on fait sécher.
Les opérations que l'on effectue ensuite sont de tous points semblables à celles que l'on fait avec le papier albuminé. La teinte obtenue à l'impression est en général fort belle et ne nécessite pas de virage; il suffit de fixer avec une solution contenant 25 grammes d'hyposulfite de soude et 100 c. c. d'eau. On obtient ainsi avec le papier préparé au phosphate de soude une coloration très belle ; si le papier est préparé avec le borax seul ou avec un excès de borax, il vaut mieux fixer dans un mélange d'hyposulfite de soude et de sulfocyanure d'ammonium. Il est cependant très utile, pour la conservation de l'épreuve, de lui faire subir un virage; on se servira avec avantage du virage à la craie, de Humbert de Molard, mais il est bon d'ajouter à ce bain 5 c. c. d'acide acétique cristallisable par gramme de chlorure d'or employé: le virage doit, comme d'habitude, précéder le fixage.
Les épreuves lavées et séchées sont enduites d'une solution de gomme laque dans l'alcool à la dose de 8 grammes de gomme laque pour 100 c. c. d'alcool. Cette solution est étendue sur le revers du papier; elle traverse celui-ci et laisse en séchant un léger brillant à la surface de l'image.
Davies ^ a indiqué un procédé qui présente certaines analogies avec celui de Taylor. Il prépare une solution de 1 gramme de gélatine dans 100 c. c. d'eau et ajoute à ce liquide 50 à 60 c. c. d'une solution alcoolique de gomme laque blanche (1 gramme de gomme laque pour 6 c. c. d'alcool) : il se fait