‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 74 sur 260 · Traité général de 2)hotograj}hie,\%^0, p · texte numérisé non relu

Traité général de 2)hotograj}hie,\%^0, p

c.OLr.oDio-ouMuuiiE d'argent. 101 ainsi p.vi.aré est hou ù l'usage dès le lendemain de sa préparation et

conserve pendant longtemps; mais après que.cmes m'ois il pe, son aspe,- opaluK prend une apparence laiteuso, dépose du chlorure (l argent et deviont alor.s inutilisable.

Le collodio-chlonire peut être étendu soit sur glaces soit sur papier. Dans l'un comme dans l'autre cas, l'opération doit être faite avec une tn'-s grande lenteur, sinon la couche est trop mince et 1 nuage sans vigueur. On peut même mettre la glace horizontalement verser le collodion au milieu de la surface à recouvrir, le laisser s.d.m.hv jusqu'aux bords et faire sécher spontanément dans la position bori/ontale. Des stries apparaissent quelquefois sur la couche sèche, mais elles disparaissent après le lixage. Les glaces collodu^nnees sont abandonnées à hi dessiccation pendant plusieurs heures dans un endroit obscur.

Si l'on préfère étendre le collodio-chlorure sur le papier, on se servira (lu meilleur papier roar/ic du commerce ou bien l'on préparera ce support en faisant flotter le papier sur un bain contenant L,200 c. c. <1 eau. 100 grammes de gélatine line et 50 grammes d'oxyde de zinc ou de sulfate de baryte précipité; à l'aide de cet enduit, on évite la formation i\vs bulles d'air qui so produisent quand on étend le collodion sur le papier. Le collodioiinage sui- verre doit être fait plus lentement (|ue s'il s'agissait du pajucr.

Avant d'insoler soit la phupie, soit le papier, on soumet la couche à l'action des vap(Mii-s ammoniacales, qui donnent de la vigueur k rimage. S'il s'agit de fumiger une plaque, on la met dans une boîte à rainures en bois, placée sur une table, les rainures étant horizontales; sur h' fond d(> la boîte, on dispose un verre de montre contenant 20 à 'M) grammes de carbonate d'ammoniaque en poudre très fine, mêlé d'un peu de chaux vive. La couche de collodion doit être en regard du carbonate d'ammonia(fue et à 0"'10 de distance; on prolonge ractiou du carbonate» d'ammonia({ue pendant cinq minutes, puis on insoh» la pla((ue, exactement comme s'il s'agissait du papier albuminé.

Pour imprimer rimage, s'il s'agit d'une épreuve sur verre, on se sert de châssis à ventouse (rig. 537, 538). Il consiste en un cadre de bois dans le(|uel s'engage la glace du châssis; une vis permet de fixer le négatif dans une feuillure située à l'intérieur de ce cadre. La planchette du châssis porte une ventouse à laquelle peut adhérer la l)laque collodionnée, la surface sensible se trouvant en contact avec la couche du négatif. Le maniement de cet appareil est des plus sim-

pies : on place la plaque préparée en contact avec le négatif, on rabat le volet, on tourne complètement le bouton qui élève la venlouse, on

abaisse la barre du châssis et on peut exposer à la lumière. Pour examiner l'épreuve en cours de tirage, on ouvre le chassis-presse, on soulève le volet et on examine la plaque, qui s'y trouve fixée par

Fi g. 538.

l'intermédiaire de la ventouse ; si l'impression n'a pas été prolongée pendant un temps assez long, on referme le châssis et on continue l'insolation.

Le positif doit être viré et fixé. Pour cela, au sortir du châssis-

(^.OLLODIÔ-CHLOllUllI': d'augent. 103

presse, on l'iinmerge dans le bain de virage au sulfocyaniire d'amnioniuni préparé en faisant dissoudre 1 gramme d'hyposulfite de soude et 1.") grammes de sulfocyanure d'ammonium dans 1 litre d'eau distillée; à ee liquide, on ajoute, goutte à goutte, une dissolution de 1 gramme de chlorure d'or et de potassium, dissous préalal)lemeut dans 10 c. c. d'eau : ce mélange est d'abord rouge, mais se décolore au bout de deux à trois heures. Le virage de l'épreuve s'effectue en quelques minutes: on la fixe dans un bain contenant 100 grammes d'hyposulfite de soude pour un litre d'eau, on lave ensuite soigneusement la plaque et on la fait sécher.

Les images sur papier se virent plus facilement dans un bain faible. On peut se servir d'une solution renfermant 80 grammes de sulfocyanure d'ammonium, 20 grammes d'acétate de soude fondu et 10 grammes de chlorure de sodium; lorsque toutes ces substances sont dissoutes, on ajoute 0^''"25 de chlorure d'or dissous dans 25 c. c. d'eau. Le premier effet de ce bain de virage, lorsqu'on y plonge l'épreuve, est de faire jaunir l'image, qui a presque l'air de dispal'aîlre: mais peu à i)eu elle remonte, se colore insensiblement pour passer par une gamme de Ions des plus variés. On retire l'épreuve un peu avant ({u'elle n'ait atteint la teinte que l'on veut lui donner, car elle se fonce encore dans le bain de fixage; on la lave, on la fixe et on la termine comme les épreuves sur papier albuminé.

Au lieu d'employer l'hyposuinte de soude pour le fixage des photocopies au collodio-chlorure d'argent, Liesegang^ préfère employer une solution d(î cidorure de magnésium : on débarrasse le papier avec bien plus d(> facilité du clilorure de magnésium que de l'hyposullite de soude. Miethe emploie un l)ain contenant 15 grammes de (.hioruiT d(> magnésium. 2 grammes d'alun et 100 c. c. d'eau. Le fixage se fait rapidement; les images ne perdent pas dans ce bain leui^ belle coloration, comme cela a lieu par l'emploi de l'hyposulfite de soude.

586 Formules diverses. - Nous avons indiqué plus haut qnelquos- „nrs dU lon.ud.-s de collodio-c-hlorurc puhhéos dès les débuts de ce procéd.- Lirs.M.MiWi lait .pKilre dissolutions : la première renferme 2 grammes de nit Ue d'argent et 00 c. c. d^xlcool; dans un antre flacon d mélange 2 gminmes de chlorure de strontium et 100 c. c. d'alcool; la troisième disso-

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