Phot. Ncivs
.3. Phot. Journal, 10 août 18G8.
r.. Die Photographie mit Chlorsilbcr nnd chemlscher Entn-wheîvnç, ISSl
lution de 600 grammes d'acide citrique du commerce dans 2 litres d'eau, on neutralise cette solution avec de l'ammoniaque dont on ajoute un excès suffisant pour que la liqueur présente l'odeur de l'ammoniaque, on chauffe alors jusqu'à l'ébuUition ; on fait ensuite dissoudre 400 grammes d'acide citrique dans 400 c. c. d'eau , on ajoute cette solution à la première et l'on obtient ainsi une solution acide de citrate d'ammoniaque : elle se conserve assez bien si on l'additionne de quelques gouttes d'acide phénique. On prépare ensuite une solution de 100 grammes de sulfate de fer dans 300 c. c. d'eau, à laquelle on a ajouté 2 gouttes d'acide sulfurique; cette solution doit être conservée dans un flacon bien bouché ; enfin, on prépare une solution de chlorure de sodium à 8 f^/o. Pour développer une image, on mélange ces divers liquides dans les proportions suivantes : dans 90 c. c. de la solution de citrate d'ammonium, on ajoute 30 c. c. de la solution de sulfate de fer et 6 c. c. de la solution de chlorure de sodium : ce mélange doit rester absolument limpide si la préparation a été bien etfectuée ; on peut modérer son action en l'étendant d'eau; la teinte obtenue est d'un beau noir.
On peut aussi se servir du révélateur à l'hydroquinone. On dissout 10 grammes de cette substance dans 200 c. c. d'alcool : ce liquide permet de préparer un révélateur très faible qui donne une teinte rougeâtre à l'image; à 100 c. c. d'eau, on ajoute 4 c. c. de la solution d'hydroquinone, 12 c. c. de solution de chlorure de sodium à 5 "/o et 20 c. c. de solution de carbonate d'ammoniaque à 3 o/o. Ce révélateur agit plus lentement que celui au fer et nécessite une exposition à la lumière plus longue que celle exigée pour le développement au citrate de fer. L'addition de bromure au révélateur employé pour les images au chlorure d'argent est nuisible : le développement est considérablement ralenti, et pour peu que l'exposition ait été insuffisante, on n'obtient qu'une trace d'image ; cet effet est surtout sensible lorsque l'on développe à l'aide de citrate de fer les imagos au gélatino-chlorure d'argent.
BIBLIOGRAPHIE
Eder (D'" J.-M.). A/fsfitrliches Hanclhuch der Pholographie, t. IL Van Monckhoven. Traite (jcncrdl de pliotograxjlde, iH'SO. Ltesegang. Der Silherdriicli, 1885.
CHAPITIU^: V.
PHOTUCOIMES AU G ÉL A T I N 0 - B R OM U RE d' ARGENT.
— (IKLATIN'O-IÎROMURE d'aRGP:N'T SUR PAPIER.
590. Avantages du gélatino-bromure d'argent. — Les impressions siii- papier au chlorure d'argent exigent une durée d'insolation fort longue, ce (|ui constitue pour les tirages à grand nombre (rex('ini)laires un inconvcnic^nt des plus sérieux. Les procédés d'improssioii par dévcloppciueiit du ciilorure d'ai"g(Mit ])ermettent d'atténuer (Ml partie cet inconvénient; mais c'est au gélatino-bromure (Targcnt (ju'il convient do s'adresser lorsqu'on veut obtenir des photocopies par une exposition très courte à la lumière solaire ou artiliciclle. Les images s'obtiennent i)ar développement, et le ton noir de rél)reuve est assez agréable; on peut d'ailleurs le moditier, mais avec }»lus de dilTicuités (pie lors(]u'il s'agit d'épreuves au chlorure d'argent. iN)ur les images de grandes dimensions il est inutile de recourir au virage, la teinte obtenue directement étant plus artisti(jue que celle Iburnie par les divers bains (|ue l'on pourrait employer.
La préparati(»ii du [)apier au gélatino-bromure d'argent s'effectue dans l'industrie, et plusi(Mirs maisons ont acquis dans cette fabrication délicale une réi)utali()n justement méritée; nous citerons les maisons Lamy. à Paris; Kastmann , à Rochester; Just, à Vienne; Stolze, à L(M lin : la « Lritannia ^\'orks C» », à Londres, comme fournissant d'excellents papiers. On étend l'émulsion au gélatino-bromure soit sur papier à grain lin, soit sur papier à gros grains, papier qui est spécialement destiné aux agrandissements photographiques ou bien aux imagvs (iu(^ Ton destine à être peintes à l'aide de couleurs à l'aquarelle.
On préfère (h^puis peu de temps employer pour l'impression des photocopies de dimensions courantes soit le papier au gélatino-chlo-
llO TRAITÉ ENCYCLOPÉDIQUE DÉ PHOTOGRAPHIE.
rure d'argent, soit l'émulsion au chloro-bromure ; on obtient ainsi une teinte plus agréable pour les petites épreuves.
Mawsdley * parait être le premier auteur qui ait proposé l'emploi du papier au gélatino-bromure d'argent pour obtenir des positives, et Swan ~ prépara industriellement ce papier. Morgan, de Greenwich, l'appliqua à la production des agrandissements, et c'est à ce procédé que l'on a le plus souvent recours.
591. Préparation du papier au gélatino-bromure d'argent. — Une des qualités nécessaires de l'émulsion destinée à être étendue sur papier est la faculté de donner des images exemptes de voile ; de plus, elle doit être peu sensible afin que les erreurs dans la durée de l'insolation puissent être facilement corrigées.
Le papier employé doit être de bonne qualité. On choisit généralement celui de Rives ou celui de Saxe et on le recouvre préalablement d'un encollage ; à cet effet, on étale le papier sur une glace, l'endroit en dessus, et on l'enduit, avec une éponge ou un pinceau, d'un empois formé de 1 gramme d'amidon, 24 c. c. d'eau, et l'on fait sécher. On se sert quelquefois, au lieu d'empois, d'une solution de 30 grammes de gélatine dans 30Q à 600 c. c. d'eau additionnée de 2 à 3 c. c. d'une solution de 1 gramme d'alun dans 15 c. c. d'eau.
L'émulsion doit contenir beaucoup de gélatine et une forte quantité d'iodure ; on la laisse mûrir peu de temps : toutes ces conditions permettent d'éviter la production du voile.
On prépare deux solutions : la première contient 400 c. c. d'eau, 50 à 80 grammes de gélatine, 2 à 4 grammes d'iodure de potassium et 18 grammes de bromure d'ammonium; la seconde solution renferme 400 ce. d'eau et 30 grammes de nitrate d'argent. Les liquides obtenus sont mélangés à la température de 50 ou 60° ; on laisse digérer pendant environ une heure, on verse ensuite l'émulsion dans une cuvette pour laisser prendre toute la masse, on la recueille dans un canevas et on la lave par les procédés usuels. Si l'on veut rendre plus intense la teinte brune que donne une telle émulsion étendue sur le papier, on ajoutera à l'émulsion 4 c. c. d'ammoniaque concentrée ; si, au contraire, on désire des teintes claires, on ajoutera à la solution de gélatine et de bromure 20 grammes d'acide citrique.