REPRODUCTION
LENTILLES
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1798. Apochromatiques divers. — L'A léthar / 1 1 de Goerzest un objectif à spectre secondaire réduit pour reproduction. Il a été calculé pur Zschokke et Franz I rrbao ; il se compose {fig. 59) de deux
combinaisons symétriques et dialytiques séparées parle diaphragme. Chaque combinaison comporte quatre lentilles et quatre surfaces réfléchissantes. La lentille frontale est formée d'un seul verre presque plan-convexe, la convexité regardant l'objet à reproduire ; à peu de distance de ce verre simple et séparé de lui par une lame d'air, on dispose une combinaison à trois verres collés formée par deux ménisques divergents entre lesquels se place une lentille biconvexe. Cet
objectif est très bien corrigé des diverses aberrations ; une reproduction à grandeur égale donne pour dimension des images colorées fournies par un objectif de 1 mètre de foyer diaphragmé à f/11 :
Dimension de l'objet. Image rouge. Image verte. Image bleue.
Ces différences sont insignifiantes dans la pratique. En utilisant un diaphragme de /yi5,5, la netteté absolue s'étend considérablement; de telle sorte que, pour une reproduction à grandeur égale, un objectif de 90 centimètres de foyer couvre très nettement une plaque de 1 métré de côté.
Le planar apochromatique de lm30 de foyer admet une ouverture de /7'13,5 et, pour les reproductions d'images au trait, doit être diaphragmé à //25, tandis que pour des reproductions d'images à demiteintes le diaphragme /715 est suffisant. Il y a lieu de remarque que si l'emploi d'un diaphragme de plus en plus petit paraît augmenter la surface nettement couverte, cette diminution d'ouverture fait disparaître les traits les plus fins d'une reproduction de gravure. Dans la pratique, il convient donc d'employer un diaphragme aussi grand que le comporte l'étendue du sujet à reproduire. La forme du diaphragme varie, d'ailleurs, avec la nature du réseau que l'on utilise ; indépendamment de la nature de l'image obtenue, l'emploi de grands diaphragmes permet de diminuer la durée du temps de pose : c'est là un avantage qu'il y a lieu de ne pas négliger lorsqu'on opère au collodion humide pendant les chaleurs de l'été. Il arrive fréquemment que la plaque se couvre de taches provenant de ce que la surface du collodion s'est en partie séchée pendant la durée de la pose.
Les objectifs à reproduction destinés à donner des négatifs tramés sont en général munis de diaphragmes à vannes dont les ouvertures sont de formes variées (carré, rectangle, étoile, etc.); en faisant tourner le diaphragme dans un plan perpendiculaire à l'axe de l'objectif, on modifie la forme du quadrillé produit par le réseau. Au lieu de faire tourner le diaphragme, on fait tourner tout l'objectif dans sa monture après avoir fait poser le quart, le tiers, la moitié du temps nécessaire; un collier, muni d'une vis de pression, permet de fixer l'objectif dans ces diverses positions et ce collier est ajusté avec une précision suffisante pour que la mise au point ne soit pas modifiée pendant ces diverses opérations (voyez fig. 59).
Sous le nom de Cooke process Lens, la maison Taylor, Taylor et
OBJECTIFS AN ACHROMATIQUES. 101
Hobson livre un objectif à verres séparés admettant une ouverture de f/S. Cet objectif, qui jouit d'une grande réputation parmi les photograveurs, est fort bien corrigé quoique d'un prix peu élevé. En particulier, on l'utilise avec avantages pour les tirages trichromes, parce que la correction de l'aberration chromatique est particulièrement bien réalisée (B, 1319 ; G, 1558).
g 7. — Objectifs an achromatiques.
1799. Emploi des verres simples. — On s'est servi depuis longtemps de verres simples non achromatiques dont on atténuait autant que possible les effets du manque d'achromatisme en utilisant un diaphragme de faible diamètre : si l'on effectue une rectification logique de mise au pointe avant la pose, on produit des images d'un flou très agréable. Le résultat obtenu ressemble cà celui que l'on peut obtenir avec les objectifs coûteux désignés sous le nom d'objectifs à diffusion de foyer. En effet, si après avoir mis au point une lentille non achromatique on déplace systématiquement la surface sensible pour l'amener au foyer des rayons violets, l'image d'un point sera entourée d'une auréole qui agira peu sur la plaque sensible, tandis que l'image de ce point, floue pour l'œil, sera relativement nette pour la plaque; elle sera seulement estompée, enveloppée; les lignes du modèle resteront franchement dessinées tout en se raccordant avec le fond par une bande légère doucement fondue. Cette zone dégradée, que M. de Pulligny a appelée frange chromatique, est environ le centième de l'ouverture utile de l'objectif; elle diminue, d'ailleurs, avec la durée de la pose.
L'image obtenue diffère de celles que donnent les objectifs dépourvus d'aberration sphérique, mais la netteté extrême que présente en certains points l'image fournie par l'objectif à portraits est avec raison, et cela depuis longtemps, considérée comme un défaut. Dès 1867, à la demande de Glaudet et de plusieurs autres photographes, Dallmeyer a construit des objectifs pour artistes, objectifs dans lesquels on peut faire varier la correction de l'aberration sphérique et, par suite, répartir plus régulièrement une correction moyenne de cette aberration. Le prix élevé de ces objectifs à portraits (séries B et D de Dallmeyer), leur mode d'emploi différent de celui des objectifs ordinaires, les ont empêchés d'entrer dans la pratique.
Le procédé utilisé par M. de Pulligny et après lui par le comman.
dant Puyo est plus simple et plus économique que celui mis en œuvre depuis quarante ans dans les objectifs Dallmeyer-Claudet à diffusion de foyer.
1800. Objectifs anachromatiques. — Dans la construction des objectifs anachromatiques, il faut, comme l'a indiqué le commandant Puyo *, se préoccuper de l'aberration sphérique, de la courbure de la surface focale, de la distorsion et de l'astigmatisme.
L'aberration sphérique a pour effet une dégradation de la netteté. On choisit les formes et les dispositions de lentilles qui la favorisent le moins; le calcul permet aisément cette détermination. Le modèle et les accessoires doivent être disposés de façon à utiliser au mieux la courbure de la surface focale.
La distorsion peut être évitée complètement si l'on utilise un système symétrique ou simplement un système double à éléments de même signe; avec un système simple, on se réduira aux portions centrales du champ qui en sont exemptes.
On s'affranchira de l'astigmatisme en prenant des combinaisons optiques peu puissantes.
La lentille plan convexe, face convexe en avant, convient aux études de têtes; on peut l'employer couramment à f/S ou f/9; on peut même aller à //5. Avec la face plane en avant, l'aberration sphérique est plus considérable, mais le champ plus plan. On utilise une ouverture de/yiOà/712.
Le ménisque concave-convexe, peu épais, avec concavité vers la lumière, est d'un emploi plus avantageux; il convient aux études en pied avec accessoires à //10.
Les meilleurs résultats sont obtenus avec la combinaison de deux ménisques minces avec concavités en regard; cette combinaison paraît suffisante pour toutes les applications, avec une ouverture de /y 10, qui peut être portée à f/7 et même à //5.
Pour éviter les corrections par déplacement de mise au point, M. de Pulligny a imaginé une monture à tiroir dans laquelle les lentilles sont rapprochées l'une de l'autre entre la mise au point et la pose de la quantité exactement suffisante pour réaliser automatiquement, par variation de la distance focale, la correction nécessaire.
M. E. Morin, de la fabrique d'optique de Ligny-en-Barrois, a établi