APPAREILS A MAIN
Usera soit un niveau d'eau, soit un pendule. L'appareil pourra recevoir soit des plaques, soit un magasin, de telle sorte que l'on puisse loger dans son étui l'appareil muni de son magasin et mettre en poche deux ou trois châssis qui seront utilisés pour les poses sur pied. Four le travail courant on doit utiliser les préparations sur support de verre; les pellicules pourront être réservées pour les photographies à faire pendant un voyage d'une certaine durée.
Le premier type est en somme celui de l'ancienne chambre pliante; le second est celui de la jumelle plus ou moins déformée. Ce dernier type présente l'avantage d'une mise en station très rapide, mis il présente l'inconvénient de provoquer souvent sur la plaque des taches provenant de la poussière, taches qui sont moins fréquentes dans les appareils à châssis. On peut éliminer une forte proportion de ces poussières, avant le chargement du châssis, à l'aide du procédé suivant : on prend un bâton de cire à cacheter ou un porte-plume en gutta-percha que l'on frotte de façon à l'électriser; cela fait, on l'introduit dans l'appareil en le maintenant à quelques millimètres des côtés. Les poussières se fixent sur le bâton de cire utilisé et, si l'on a le soin de répéter l'opération deux ou trois fois, on arrivera à débarrasser l'appareil de ses poussières plus commodément que par tout autre procédé *,
Le Photo-ticket de M. Turillon est un appareil en aluminium fondu sur lequel est monté un objectif do très grande rapidité du type Petzval et d'ouverture f/kjb', à pleine ouverture, il couvre une plaque de 4 X 5 centimètres. L'appareil est muni d'un obturateur de plaque derrière lequel se placent des châssis métalliques. Un autre appareil plus petit permet d'obtenir des images de 2J X 27 millimètres1.
Dans le Pocket-Focal Hanau, l'épaisseur totale de l'appareil n'est pas de de 3 centimètres; mais comme le foyer de l'objectif a une dimension supérieure, on le monte sur un tube qui coulisse à frottement doux et rentre dans l'épaisseur de la chambre ; on le retire au moment de faire le négatif. La mise au point n'est pas nécessaire puisqu'à partir de 1">.">0 les objets sont reproduits nettement sur la plaque. L'obturateur de plaque est analogue à celui que l'on utilise sur 1rs grands appareils. Les négatifs sont destinés à être agrandis ; l'image obtenue n'a que 35 X 50 millimètres. M. Hanau a adopté avec raison Le format 4,5 X 0 parce que ce format existe et se trouve chez tous les marchands de fournitures pour la photographie.
Parmi les appareils de format très réduit, il convient de citer la canne photographique. Un objectif est fixé à la poignée recourbée d'une canne et une rainure permet d'introduire soit des châssis, soit une bobine de pellicule. Cette bobine permettant de faire vingt-quatre poses est fixée à l'opposé de l'objectif. L'extrémité de la pellicule s'engage sous des glissières de façon à faire passer la surface sensible derrière l'objectif : elle vient s'enrouler sur une bobine vide que l'on peut faire tourner de l'extérieur. La poignée est hermétiquement close et contient une réserve de bobines entourées de papier noir pour le chargement en pleine lumière. L'obturateur placé derrière l'objectif se manœuvre en appuyant sur un bouton situé au-dessous;
1. Photographie News, janvier 1904, —2. Photo-Gazette, 1905, p. 102.
il permet la pose et l'instantanée. L'image, de la grandeur d'un timbreposte est susceptible d'être agrandie1.
M. L. Block a établi sous le nom de Physio-pochet un appareil destiné à la photographie documentaire ; l'appareil permet d'opérer en regardant de côté, de sorte que l'on peut saisir le sujet à son insu en lui conservant son attitude naturelle. Gomme aspect, le Physio-pocket est une lunette d'approche : on le tient d'une main en lorgnant devant soi, mais le viseur prismatique à double réflexion dissimulé dans l'oculaire renvoie à l'opérateur l'image qui se trouve sur le côté. L'objectif est situé sur la portion demi-cylindrique de la chambre noire. C'est sur la partie plate que se trouve la coulisse qui reçoit les petits châssis contenant des plaques du format 45 X 60 millimètres. Une disposition spéciale de cette coulisse permet de varier légèrement la position du châssis, suivant qu'on veut opérer à 1, 2, 5 mètres, distance à partir de laquelle l'appareil est toujours au point2.
Les appareils qu'on désigne sous le nom de Détectives rentrent dans la catégorie des jumelles, mais présentent l'aspect d'un parallélipipède au lieu de celui d'un tronc de cône, qui est la forme donnée aux appareils du type des jumelles. Quand la dimension de l'appareil est un peu plus grande, il est indispensable d'adopter le système de châssis simple ou double (de préférence métalliques), à l'exclusion des systèmes à magasin. Le poids des plaques qui garnissent un magasin 9 X 12 est quelquefois suffisant pour empêcher que pendant la visée et le déclanchement la stabilité de l'appareil soit assurée, défaut qui se manifeste par un manque de netteté de l'image.
1826. Appareils pliants. — Les appareils pliants sont plus faciles à transporter que ceux qui sont de forme rigide; leur mise en station est moins rapidement faite que celle des appareils rigides, et les divers organes qui servent à replier l'appareil peuvent prendre du jeu : c'est là l'inconvénient le plus sérieux qui résulte de l'emploi des instruments à main. Il est inutile de monter de très bons objectifs sur des appareils dont les charnières, vis de mise au point, etc., ne fonctionnent pas avec une extrême précision, ce qui est très souvent le cas des appareils à bas prix que l'on trouve dans le commerce. Les bons constructeurs savent établir des appareils dans lesquels la légèreté s'allie à la précision et à la solidité.
Dans l'appareil pliant du format 8 X 9 delà maison Mackenstein, l'obturateur est du type des obturateurs de plaque : l'ensemble de l'appareil présente les dimensions les plus réduites compatibles avec la solidité nécessaire; il est très léger, car la plupart des ferrures et parties métalliques sont établies en aluminium afin de diminuer le poids. Le réglage de la fente de l'obturateur {fig. 89) peut donner depuis 1 millimètre jusqu'à 80 millimètres, ce qui, combiné avec les diverses tensions du ressort, permet d'obtenir des durées de pose de 1 : 2000 à 1 : 10^ de seconde. L'instrument, muni de tous les perfectionnements des appareils modernes, peut recevoir des châssis simples métalliques, des châssis doubles à rideaux, un magasin
1. The Photogramm, 1903, p. 126, et Photo-Gazette, 1904, p. 190. — 2. Photo- Gazette, 1904, p. 223.
à tiroir pour douze ou dix-huit plaques; on peut, enfin, lui adapter le châssis à rouleaux pour pellicules se chargeant en plein jour.
Fig. 89.
L'appareil Tahyr construit par Krauss est muni d'un obturateur de plaque d'un modèle spécial, établi en 1905, et qui présente tous les avantages des obturateurs Sigriste (<:. 1588). Les très faibles largeurs de fentes moindres que 2mm5 s'obtiennent au moyen d'une pièce réglable par vis micrométrique et donnant une fente régulière et invariable. La manœuvre est à la fois des plus simples et dos plus sûres : l'obturateur est indéréglable et fonctionne avec une précision parfaite. L'appareil est pliant et
s'étend d'un seul coup {fig. 90). En tenant à La main le cadre portant l'obturateur, il suffit de tirer la partie frontale pour que l'appareil soit prêt à fonctionner : aucune autre inaïueuvre n'est nécessaire, caries arcs-boutants sans charnières viennent s'engager d'eux-mêmes à leur place. La planchette frontale qui porte l'objectif permet le décentrement dans tous les sens et le cadre arrière peut recevoir indistinctement des châssis doubles à rideaux, un châssis magasin, un châssis à rouleaux pour pellicules, des châssis métalliques, châssis Film-Pack, etc. Pour le format 9 X 12, le poids de l'appareil est de 1,050 grammes. La mise au point se fait par le coulant de l'objectif.
Un second modèle de Takyr est du genre des chambres Folding; il permet la mise au point à l'aide d'une glissière mue par une crémaillère : cette mise au point est obtenue très exactement soit par l'examen de l'image sur le verre dépoli, soit au moyen de l'échelle selon la distance en mètres du sujet. Cet appareil est construit en érable gris, gainé en maroquin ; les pièces métalliques sont vernies noir ou nickelées, le soufflet est en peau anglaise. L'appareil est construit pour les formats 8,5 X 10, 9 X 12 et 13 X 18. Dans ce dernier format, il existe deux modèles : l'un admettant un tirage maximum de 40 centimètres, l'autre un tirage de 54,5 centimètres. Le poids de ce dernier appareil est de 2,750 grammes. Le même constructeur a d'ailleurs établi toute une série d'appareils basés sur les mêmes principes, mais avec obturateurs d'objectif, ce qui permet d'en diminuer le poids, le volume et le prix.
La maison Zeiss construit sous le nom de Minimum Pahnos un appareil à main pliant, muni d'un obturateur de plaque : la mise au point s'effectue parle coulant de l'objectif; la fente de l'obturateur de plaque est réglable de l'extérieur.
Un excellent modèle de chambre noire à obturateur de plaque est cons-
truit par M. Dallmeyer. L'appareil pliant est du type des anciens appareils à ailettes (fig. 91); il peut être utilisé pour les objectifs à foyer normal à mise au point par le coulant ou pour objectifs grands angulaires : c'est un instrument des plus pratiques.
Les Hippographes d'Hermagis sont des appareils du même genre, munis de l'obturateur de plaque Mathet-Hermagïs à fente réglable et à éclipse s'armant sans démasquer la plaque. L'appareil fermé occupe un très faible volume (fig. 92). Pour le mettre en station, il suffit de tenir le cadre arrière et de tirer l'avant; des tirants d'acier maintiennent le parallélisme du cadre porte-objectif et du cadre portant l'obturateur. L'objectif K (fig. 93) peut être mis au point à l'aide d'un coulant hélicoïdal; les appareils sont construits pour le format 9 X 12. Dans le modèle le plus perfectionné, le réglage de la fente et l'armement de l'obturateur se font en une seule manœuvre; la vitesse à laquelle on opère est indiquée sur une plaque spé-
Fig. 91.
ciale : c'est là un avantage précieux dans la pratique. Un troisième modèle, qui possède tous les avantages exigibles d'une bonne chambre pliante se fait pour les formats G,5 X 9, 9 X 12, 13 X 18 et pour les formats stéréos-
copiques 6 X 13, 9 X 18. Tous ces appareils sont d'une bonne fabrication ; e maniement en est facile, le poids et le volume en sont très réduits.
Le même constructeur livre sous le nom de Complète pliante, 9 X 12 (fig. 94), un appareil pliant muni d'un obturateur à guillotine donnant la pose facultative et l'instantanée ; la planchette porte-objectif est munie du
Fig. 94.
décentrement horizontal et vertical ; la mise au point se fait par coulant hélicoïdal. Quand l'appareil est fermé, il occupe très peu de place {fig. 95); son poids pour le format 9 X L2 est 850 grammes. Ce modèle existe aussi dans les formats etéréoscopiques 6 X 13, 8 x 10 et 9 X 18.
Tout récemment, M. Kleury Ilennagis a établi sous le nom de Stéréomultiple un appareil composé d'une chambre noire universelle en acajou verni intérieurement et gainée extérieurement en maroquin; un obturateur de
plaque est fixé à l'arrière de cette chambre du genre folding (fig. 96). Cet obturateur à fente instantanément réglable de l'extérieur n'augmente pas le
volume de l'appareil ; la fente a une largeur de 5 millimètres à 90 millimètres pour le 9 X 12 et 13 centimètres pour le 13 x 18. Ces appareils permettent l'emploi d'objectifs de différents foyers, de séparations mobiles pour
faire des stéréoscopies sur les formats 9 X 12 et 13 X 18, l'utilisation des téléobjectifs, etc.
L'appareil pliant Gœrz Anschûtz a été récemment perfectionné : l'obturateur peut servir pour la pose; dans ce cas, on n'utilise que la première partie du rideau dont l'enroulement n'exige qu'une très faible tension du ressort; on évite ainsi les oscillations qui pourraient résulter de l'action du ressort. Pour utiliser la lentille postérieure des anastigmats Gœrz, le constructeur a établi une allonge formée de deux cadres de dimensions égales, reliés par un soufflet et quatre tendeurs; elle se replie comme l'appareil, est munie de rainures pour y glisser la glace dépolie et les châssis; on la place sur l'instrument de la même manière que l'on y place les châssis. L'emploi de la lentille postérieure permet de disposer d'un objectif de foyer de longueur double de celle qui est donnée par l'objectif combiné. Un autre type d'allonge permet { d'obtenir des vues du format double; c'est ainsi qu'avec un appareil 9 x 12 rallonge et son châssis permettent d'obtenir une vue du format 13 x 18,
Fig. 95.
Fig. 96.
MM. Demaria ont perfectionné la construction de leurs chambres noires du type Folder. Ces instruments sont à double tirage, en acajou verni. Le chariot d'extension est mû à l'aide d'une crémaillère, et le porte-objectif est à décentrement dans les deux sens. Ces bandes de celluloïd permettent de graduer la base de façon à obtenir une mise au point correcte, quelle que soit la distance du sujet à l'appareil; des taquets d'arrêt assurent la netteté pour la mise au point d'objets très éloignés. Les Folders mixtes 9 X 12 et 13 X 18 peuvent être utilisés pour faire des épreuves stéréoscopiques. les premiers pour plaques 9 X 12 et 6 x 13, les seconds pour 13 x 18, 9 x 18 8 x 18; ils peuvent être munis de châssis à rideaux extra-minces ou de cli Assis-magasin.
Il a été construit dans ces dernières années, surtout en Allemagne, un très grand nombre d'appareils à main, à carcasse métallique, possédant une grande légèreté en même temps qu'une grande solidité; les maisons Ernemann à Dresde, Kœrner et Mayer à Sontheim, Huttig à Dresde, Herbstet Firl aGorlitz, Emile Wunsche, etc., ont produit des appareils pratiques, de modèles très variés et qui, livrés ù des prix raisonnables eu égard à leur fabrication, font une concurrence sérieuse à l'importation américaine. Plusieurs opticiens, français et étrangers, livrent ces appareils avec des objectifs de bonne qualité.
Sous le nom de Clack, la maison Rietzschel, de Munich, livre une série d'appareils pour format 9 x 12, 18 X 18 ou stéréoscopique. |Le Clack
Pig. 97.
no 1 donne des épreuves du format 10 x 1:?,-") pour pellicules et 7 x 12 pour plaques; son poids est de L,100 grammes. La mise au point peut être faite à l'aide d'une crémaillère {fig. 97) et un double tirage permet d'utiliser la lentille arrière des bons anastigmate livrés avec ces appareils. Un autre modèle, plus léger, appelé Clack minimum, est destiné aux plaques 9 X 12, aux 81ms pack 8x10,5 et n'a qu'une épaisseur de 3 centimètres pour certains modèles {fig. 98); le poids est de 750 grammes environ et le tirage peut atteindre 28 centimètres. Le modèle destiné aux plaques 13x18 (fig. 99) otfre tous les avantages d'une chambre à pellicule et ceux d'un appareil ordinaire à plaques avec châssis double. Le poids est d'environ 1,800 grammes pour une épaisseur de 8 centimètres. L'appareil 13 X 18,
destiné à l'emploi des plaques seules (fig. 100), pèse environ 1,300 grammes à simple tirage; il peut d'ailleurs être muni du dispositif à double
Fig. 98.
tirage permettant l'utilisation de la lentille postérieure de l'objectif, d'un châssis à rouleau pour chargement en plein jour, etc.
Kœrner et Mayer ont fait breveter la construction d'appareils pliants à soufffet, à tirage et à mise au point à ciseaux. L'appareil s'ouvre par un
Fig. 99.
seul mouvement; la fermeture se fait aussi par un seul mouvement sans toucher à la mise au point qui, grâce au système à ciseaux, est toujours assurée pour n'importe quelle distance. Ce dispositif permet l'emploi d'une monture ordinaire au lieu d'une monture à vis hélicoïdale, et la mise au point faite à l'avance ne se modifie pas par l'ouver-
ture ou la fermeture de l'appareil. Le parallélisme du corps avant et
teur de plaque est muni d'une fente réglable de l'extérieur (fig 101) : la vitesse est très facile à régler Le tirage, qui dépend de l'écartement des ciseaux, permet l'emploi d'objectifs de foyer différents que l'on peut mettre
au point avec précision. Le modèle appelé Cewes (fig. i02) constitue un bon appareil de poche pour pellicules et plaques. La mise au point étant
Fig. 102.
réglée à l'avance, l'ouverture de l'appareil se fait à l'aide d'un seul mouvement et le parallélisme de la plaque et du corps portant l'objectif est d'une grande précision, grâce au chariot de base et à la tension provoquée
Fig. 103.
par les ciseaux. La fermeture de l'appareil {fig. 103) se fait aussi très rapidement. On peut utiliser soit des bobines en rouleaux, soit des plaques de verres placées dans des châssis métalliques dont la mise au point coïncide avec celle de la pellicule. L'objectif est à décentrement dans les deux sens et un cadre viseur permet d'obtenir une bonne mise en place du sujet.
L'appareil Kœrma est du même genre, mais utilise les plaques, pellicules rigides, papiers négatifs renfermés dans des châssis métalliques.
Les mêmes constructeurs ont établi sous le nom de Kibilz un appareil
Flg. 104.
pour plaques G,5 X 9 ou GX'J; c'est un appareil entièrement en métal, mesurant tout fermé (ftg. iO i) 83 X 75 X 123 millimètres. Il est à base pliante et muni du dispositif de mise au point à ciseaux. Pour ouvrir l'appareil, on dégage l'anneau qui est sur le côté et qui fait rabattre le couvercle, on
Pig. 106.
tire ensuite le soufflet par L'anneau jusqu'à Taca-ochement du petit meiitonnet au disque indicateur de la mise au point (fig. 105); la mise au point se fait en tournant le disque jusqu'à la distance nécessaire et la disposition de ce disque permet la mise au point même quand l'appareil est
Flg. 106.
fermé. Après avoir opéré, ou remet l'objectif au centre de la planchette a décentrement, on appuie sur le bouton pour dégager le mentonnet du disque de mise au point, on fait rentrer le souftlet et l'on referme le couvercle. Les châssis métalliques {fig. I06)t renfermés dans un étui spécial, presen-
tent un dispositif nouveau permettant de placer rapidement les plaques sensibles; ils sont absolument étanches à la lumière. Cet appareil se fait pour objectifs de 70 millimètres de foyer ou pour objectifs de 110 à 112 millimètres de foyer; les dimensions de ce dernier modèle sont 33 X 75 X 145; le poids est de 520 grammes, au lieu de 480 grammes, poids du premier modèle.
Sous le nom de Roja, la maison Busch a construit un appareil 9 X 12 à soufflet de peau : quand l'appareil est déployé, sa rigidité est assurée par quatre tiges métalliques. La planchette d'avant possède des décentrements dans les deux sens. L'appareil est muni d'un obturateur de plaque dont la fente peut être réglée extérieurement; un numéro apparent indique pour chaque réglage la largeur de la fente. Des châssis doubles pour plaques ou un châssis à rouleau pour pellicules peuvent être employés avec cet appareil1.
U ortho-jumelle Duplex de Joux est un appareil 9 X 12 à magasin : ce magasin exige pour son mécanisme et pour son adaptation à l'appareil des dimensions plus grandes que celles des appareils 9 X 12 à plaques. Quand le magasin est retiré, on dispose d'un espace suffisant pour le remplacer par un dispositif permettant de loger un châssis métallique contenant une plaque 8x16. On peut donc, à l'aide de cet appareil2, obtenir soit une vue panoramique, soit une vue en hauteur.
La maison Voigtlaender et Sohn a établi un appareil pliant du format 9 X 12, sans base, système à ciseaux. Ce dispositif donne une grande rigidité à l'appareil et permet d'utiliser des objectifs de 28 centimètres de foyer pour le format 9 X 12. Dans l'appareil Voigtlaender, le décentrement de l'objectif dans les deux sens est tel que l'axe de l'appareil peut être amené en regard des quatre coins de la plaque.
Le Dr Doyen a fait construire par M. Gillon des appareils à main du format 9 X 12 et 6 X 13 appelés Diplid. Un dispositif spécial de miroirs fait que l'appareil peut être mis au point très rapidement, l'obturateur étant armé et prêt à fonctionner. On peut obtenir ainsi des instantanées dont le sujet principal est extrêment net3.
La pochette-jumelle de Schrambach est établie pour le format 6,5 X 9. L'appareil ouvert présente l'aspect des appareils ordinaires en forme de tronc de pyramide, mais les côtés les plus larges, au lieu d'être fixes, sont montés à charnières sur l'avant qui porte l'objectif et sont munis de rabatement formant les petits côtés: Le magasin est monté à charnières de façon à se rabattre sur le côté inférieur quand l'appareil ne sert pas. Son épaisseur est telle que lorsqu'il est ainsi rabattu et que le petit côté vient s'appliquer sur lui, on obtient un bloc à faces parallèles, très facile à mettre en poche. La chambre noire est formée par un soufflet en peau très souple; le magasin est entièrement métallique et peut se retirer facilement du tiroir où il coulisse pour être remplacé par un autre4.
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1902, p. 399. — 2. Photo- Gazette, 1903, p. 127. — 3. Bulletin de la Société française de photographie, 1903, p. 541. — 4. Photo-Gazette, novembre 1903.
chambres stéréoscopiques.
M. Fritz Kricheldorff, de lierlin, a établi une chambre à miroir du même genre1 permettait de suivre le Bujel dans ses mouvements et de déclencher l'obturateur quand le su jet principal est au point. Dans l'appareil construit par Folmer et Schwing, de New- York, la partie antérieure portant l'objectif est munie d'un dispositif formé par un avant-corps en Lois qui constitue un parasoleil très efficace2.
§ 13. — Chambres stéréoscopiques.
1827. Appareils à forme rigide. — Presque tous les appareils stéréoscopiques présentenl la forme générale des appareils monoculaires et les dimensions dos plaques employées tendent â diminuer de plus en plus. On opérait autrefois Bur plaques du format îK) x 180 millimétrés; on se sert beaucoup aujourd'hui de plaques des formats 45 X 107 et 60 x 130 millimètres, et presque tous les constructeurs prévoient un usage secondaire de l'appareil, comme on le faisait d'ailleurs il y a plus de quarante ans.. On
revient aux appareils stéréoscopiques permettant d'obtenir aussi des vues simples ou des vues en hauteur de monuments élevés, et l'on a désigné très improprement ces appareils sous le nom de Sléréopanoramiqiws. Presque tous utilisent des objectifs dont l'angle de champ est inférieur à 1*0°, ce qui est faible pour un panorama. Dans la pratique, l'emploi de ces appareils est très rccommandable.
M. .1. Richard a perfectionné le Vèrascope, l'a muni d'une planchette àdécentrement, d'un viseur à cadre, de régulateurs de vitesse et a l'ait de cet instrument l'un «les meilleurs appareils stéréoscopiques que l'on puisse utiliser (G, 1726). Dans le but de répandre le goûl de la photographie stéréos- COpique, il a établi sous le nom de (lli/pltoscojic un appareil d'un prix minime, tout entier en ivorine polie, absolument rigide, sans aucune articulation susceptible de se déranger. Les objectifs ont 5i millimètres de foyer et donnent une image nette à partir de :> mètres de l'opérateur; la mise au point est toujours rigoureusement exacte. Si l'on veut faire du portrait avec cet appareil, on utilise des bonnettes d'approche. L'obturateur permet la pose et l'instantané. L'appareil ne comporte pas de magasin de plaques; ces dernières sont renfermées dans de petits châssis métalliques que l'on loge dans les poches en aussi grand nombre que l'on veut, de telle sorte que l'on peut utiliser des plaques ordinaires el des plaques orthochromatiques.
UAlélhoscope de Joui est entièrement métallique; la partie antérieure est à décentrement. L'obturateur possède un double frein à air, une mise au point variable et trois ouvertures de diaphragme; les pièces qui servent à manœuvrer ces dispositifs sont dissimulées à l'intérieur. Pour armer, on pousse le bouton A vers le viseur (fig. i07)\ le déclenchement s'effectue par la tige H. Le viseur clair (i peut suivre le décentrement de la platine porte-objectif; pour le transport, il se rabat entre les deux objectifs, ce qui n'augmente pas l'épaisseur de l'appareil; une mire mobile disposée
1. D. Et. P. 148487, 16 novembre 1909. — % Eder, Jarbwsh fûr Photographie, 1906, p. 847.
mise au point rigoureuse à l'aide d'une glace dépolie>t utiliser des"châssis métalliques ou bien le magasin à escamotage et compteur automatique sys-
tème Jacquet. Pour le charger, on garnit les douze porte-plaques et on Les introduit dans le tiroir (fig. 109), le no 12 étant le dernier de la pile et les
Fig. 109.
talons étant placés vers la poignée; avec les deux doigts d'une main, on appuie sur les bords du dernier porte-plaque introduit, et de l'autre main on fait rentrer le volet; on pousse à fond le tiroir qui reste accroché auto-
JUMELLES GAPSA. 163
matiquement au corps du magasin par le moyen du petit verrou. Le magasin étant fixé sur l'appareil, lorsqu'on veut opérer on tire le volet et on le repousse aussitôt à fond. Cette manœuvre a pour but d'amener la plaque no 1 en présence des objectifs; elle se trouve donc isolée des onze plaques qui sont dans le magasin. Quand l'exposition est terminée, on escamote en saisissant la poignée en môme temps que l'index de la même main appuie sur le bouton qui dégage le verrou; on tire francliement à fond en ayant soin de tenir l'objectif et les appareils tournés vers le ciel. La plaquc'impressionnée tombe au fond du corps de magasin; on repousse le tiroir, et si le compteur a été mis au 0, il indique le n° 1, ce qui veut dire que la plaque n« 1 a posé; on impressionne ainsi les douze plaques. Il n'y a aucun inconvénient à tirer et repousser le volet à nouveau avant la pose. On ne fait pas avancer une nouvelle plaque, s'il y en a déjà une, entre le volet et la chambre noire. Ce dispositif très ingénieux donne une mise au foyer très rigoureuse «le la plaque et permet de se servir du magasin avec certains porte-plaques non -amis ou même voilés. Les jumelles Capsa, construites par Demaria frères, permettent d'obtenir
Fig. lio.
soit doux vues Btérêoscopiquos du format 45 X 52, soit une vue panoramique du format 45 X 100 en utilisant un petit diaphragme, soit une vue panoramique du format 45 X 90 en instantané avec diaphragme moyen. L'appareil (////. / tu), entièrement métallique, reçoit un magasin mobile indépendant pour douze plaques. On passe immédiatement de la position stéréoscopique à la position panoramique par le simple mouvement de décentrement de l'avant qui amène un des deux objectifs au centre et qui élimine automatiquement la séparation stéréoscopique {fig. 111). Le mouvement inverse qui remet les deux objectifs à leur position de stéréoscopie ramène en même temps la séparation à sa place. Ces mouvements se font sans détacher le magasin, même avec la plaque découverte, sans perte de temps, sans risque de voile. La cloison n'est jamais détachée de l'appareil, qui
possède aussi un second mouvement de décentrement vertical; le viseur suit le décentrement vertical tout en restant au centre de l'appareil dans la
Fig. 111.
transformation' panoramique. L'appareil Caleb {fig. 112) du même constructeur donne des épreuves stéréoscopiques sur surfaces pelliculaires.
M. Hanau a construit sur le principe du Focal-Pocket un appareil stéréoscopique destiné à. donner des épreuves du format 45 X 107. Cet appareil est
Fig. 112.
muni d'un obturateur de plaque et les objectifs sont ajustés sur un tube télescopique rentrant dans l'intérieur de celui-ci, de telle sorte qu'il se loge facilement dans une poche; il est muni d'un viseur à cadre dit focimétrique, ce qui permet de placer l'appareil tout près de la figure de l'opérateur : on réalise ainsi une stabilité relative pendant le déclenchement de l'obturateur et l'impression de la plaque.
Le polyscope permet d'obtenir des épreuves du même format 45 X 107; il est établi sous forme rigide ou sous forme ployante. La mise au point peut être faite à l'aide d'un double tube de tirage et d'un dispositif analogue à celui que l'on utilise pour les jumelles de théâtre. En général, on utilise des objectifs ayant une distance focale principale de 65 millimètres; l'angle de champ sur la plaque de 45 millimètres de côté est plus faible que lorsque l'on utilise des objectifs tels que les Tessar de 56 millimètres de côté. Le magasin escamoteur pour douze plaques, avec compteur automa-
STÉRÉOCYCLE LEROY.
tique, peut s'enlever on plein jour, sans l'emploi d'aucun volet supplémentaire.
Les jumelles Francia, de Mackenstein, pour les formats 45x107,60x130, 80 x 180 millimètres, sont à double décentrement simultané des objectifs et du viseur. Le décentrement destiné à placer un objectif au centre de la plaque fait supprimer automatiquement la cloison stéréoscopique. Les objectifs utilisés fréquemment avec cet appareil sont des Tessar de 75 millimètres de foyer que l'on met au point à l'aide d'une crémaillère placée derrière l'obturateur d'objectifs.
Le nouveau Stéréo- lilock-Notvs rigide de Gaumont pour plaques de 15 X 107 donne des Imagée de 15 X 53 avec écart de < 3 millimètres entre les points homologues à l'infini. On peut utiliser un châssis-magasin à douze plaques ou bien de petits châssis métalliques du poids de 40 grammes chacun; le poids du châssis-magasin est de 380 grammes.
Le stéréocycle Leroy a été perfectionné et se construit à décentrement
Blg. 118.
{fig. i /.'{). Un antre modèle pour plaques du format G X 13 est des plus légers; il pèse environ 700 grammes; il permet d'obtenir soit des vues stéréoscopiques (i x 6, soit une vue simple oblongue ou un portrait en hauteur du format 6 X 18. Lee châssis simples métalliques pour plaques
0 x LS sont numérotée el munis d'une petite manette à charnière servant à la fois de verrou de silreté lorsque le châssis est introduit dans le logement de l'appareil et de prise pour l'en sortir aisément. L'un des objectifs {fig. 1 1 i cl H5) est monté sur une plaque tournante qui a pour etfet d'éliminer automatiquement la cloison médiane intérieure lorsque l'on passe de la position stéréoscopique à celle dite panoramique. La cloison se replace
d'elle-même lorsque l'objectif est revenu à la position stéréoscopique; lorsque l'on fait du panorama, l'objectif qui ne sert pas doit être muni de son bouchon obturateur.
Le six-treize de M. Pilleux est un appareil entièrement métallique pesant environ 500 grammes pour le format 6 X 13; il utilise des châssis métalliques permettant l'emploi de verres de toute épaisseur1.
Le stéréospido Gaumont pour le format 6 X 13 est construit soit en bois compensé gainé en maroquin, 'soit entièrement en métal. Cet appareil pré-
Fig. 116.
sente tous les perfectionnements qui ont été adoptés dans les appareils justement réputés de la maison Gaumont.
Un très bon modèle pour les formats 6 X 13 et 9 X 18 en bois contrarié et gainé en maroquin est construit par la maison Hermagis (ftg. 116). L'appareil est panoramique et à décentrement.
1828. Appareils pliants. — Les appareils pliants destinés à la production d'images stéréoscopiques doivent être construits avec une très grande précision, surtout s'il s'agit d'appareils de petit format. Les articulations qui permettent de déployer l'appareil et de maintenir l'avant parallèle à l'arrière peuvent prendre du jeu si l'ajustage n'est pas très solidement établi; c'est ce qui fait que, quand il s'agit d'appareils de faibles dimensions sur lesquels sont montés des objectifs de foyer inférieur à 7 centimètres, on préfère en général la forme rigide à la forme pliante.
Le stéréo-bloc-no le s de Gaumont est un appareil stéréoscopique de grande précision et de très petit volume; on le glisse facilement dans une poche. Les objectifs sont protégés à l'intérieur de l'appareil, sont munis de
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1902, p. 418.
MINTMA PLIANTE.
diaphragmes et peuvent être facilement nettoyés; ils sont fixés sur une platine en acier encastrée dans un logement spécial du corps d'avant de l'appareil, qui est composé de deux parties métalliques reliées par un soufflet et par quatre articulations spéciales parfaitement rigides. Le corps d'arrière reçoit an chassie métallique simple; on peut lui adapter un magasin métallique contenant douze plaques extra-minces. Un œilleton à bascule, muni d'une lentille correctrice, forme le viseur avec une lentille correctrice placée à l'avant comme dans les Spidos ; l'obturateur permet'la pose et l'instantanée.
Les Caleb de MM. Demaria {fig. 117) sont de volume très réduit1. L'ap-
Fig. 117.
pareil, destiné au format 1ô X 107, lorsqu'il est fermé, présente la forme d'une pochette pouvant se porter facilement à la main ou dans la poche: il s'ouvre et se développe tu s rapidement, est très léger, car il est construit en aluminium et bois avec ferrures nickelées; il utilise des châssis simples métalliques pour plaques on pellicules rigides; il est muni d'un viseur Davanne.
La Minima pliante de la maison Mackenstein (fig. 1 18 à 120) est cons-
Pig. us.
truite en bois et aluminium avec soufflet en cuir; la mise en station de l'appareil est rapide el facile. L'obturateur peut être déclenché soit au doigt, soit à la poire. La mise au point est Ûxe et l'image est nette pour tous les objets situés à plus de :} mètres de l'appareil. Les châssis métalliques se logent dans une pochette en peau avec fermoir, d'une épaisseur totale d'environ 2 centimètres; on transporte l'appareil dans une gaine semblable à celle des châssis.
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1004, p. 148.
Le Polyscope pliant ne diffère pas dans ses parties essentielles du polyscope ordinaire.
Les appareils Gœrz Amschutz sont universellement connus et appréciés.
Fig. 119. Fig. 120.
L'obturateur de plaque dont ils sont munis permet de faire la pose et l'instantané jusqu'au millième de seconde; pour la pose, la première partie du rideau est utilisée,, ce qui évite toute vibration. Dans les nouveaux modèles (fig. 121), la planchette d'objectif peut être déplacée horizontalement et verticalement et l'arrière reçoit des châssis doubles, des châssis maga-
Fig. 121.
sins à douze plaques, des châssis à rouleaux pour le chargement en plein jour, des châssis Film-Pack, etc. Les châssis doubles sont d'un très bon modèle; ils sont légers, minces, avec ferrures en aluminium. Tous ces appareils, construits pour le format 6 X 13 et 9 X 18, permettent d'obtenir des épreuves panoramiques par l'utilisation d'un seul objectif. En ajoutant à l'appareil une allonge spéciale, on peut aussi faire une épreuve sur la plaque entière en utilisant la lentille postérieure d'un des objectifs. L'objectif que l'on veut utiliser est amené au centre de la plaque et l'autre objectif
STÉRKO-MULTIPLE.
est recouvert de son bouchon. Ces instruments sont construits avec une très grande précision, sont extrêmement robustes tout en étant d'un poids minime; on peut les classer parmi les meilleurs des appareils à utiliser pour tous les travaux. Les planchettes porte-objectif sont à écartement variable et cet écartement se régie très facilement. L'appareil est d'ailleurs muni d'un verre dépoli qui permet la mise au point à l'aide de la monture des objectifs ; un tronc de pyramide en carton opaque recouvert de toile permet d'examiner l'image qui se forme sur la glace dépolie, et cela sans recourir à l'emploi du voile noir. Le poids de l'appareil destiné au format G x 13 est de ?.">() grammes.
L'appareil stéréo-mulliple d'IIermagis permet de répondre à tous les besoins de la photographie posée et instantanée, simple, stéréoscopique
Fi g. Vil.
et panoramique. Il se compose essentiellement d'une chambre noire, genre tolding, à obturateur de plaque </<>/. I22)t permettant des durées de pose depuis une demi-seconde jusqu'à un millième de seconde. La fente est réglable de l'extérieur et tout le mécanisme est logé dans la chambre môme, ce qui n'augmente pas le volume de celle-ci ; les deux objectifs sont
Bïg. 138.
montés sur la môme planchette et peuvent être employés, soit simultanément p«»ur des vues Btôréoscopiques, soit séparément après enlèvement de la cloison mobile pour obtenir des vues panoramiques. L'appareil se construit dans les deux formats 9 X 12 et 13 X 18. Le Micromégas universel du même constructeur est établi dans les mêmes formats et un modèle spe-
cial destiné au format 8 X 16 permet d'obtenir des vues panoramiques. Ces micromégas permettent d'utiliser tous les châssis, simples, doubles, à rouleaux, magasins, etc.
Les chambres Folder de Demaria (/îg. 123) sont des appareils du même genre; elles peuvent être utilisées pour tous les travaux photographiques. Les châssis doublet rideaux extra-minces que livrent MM. Demaria sont très légers et bien construits.
M. Reeb a fait établir sous le nom de Folding-E clair une" chambre à
Fig. m.
main pliante pour le format 7 X 15;, grâce à une graduation de la base de l'appareil {fig. 124), la mise au point se fait facilement aux diverses distances par l'arrêt d'un pignon à crémaillère. Le décentrement de la planchette porte-objectif se fait horizontalement et verticalement. Les châssis sont établis pour recevoir une seule plaque préparée et sont ajustés avec précision.
Steinheil a construit sous le nom (YAUo-stéréo-quaiH un appareil 9 X 12
. Fig. 125. Fig. m.
de forme rigide à tiroir (fig. 125); un autre modèle {fig. 126) est disposé comme le sont les chambres folding. Ces deux modèles permettent d'obtenir des épreuves stéréoscopiques sur le format 9 X 12, chaque épreuve ayant une dimension voisine de 6 X 9 centimètres. Les tirages télescopiques du premier modèle permettent l'emploi d'objectifs de foyers très variés. Par la suppression de la cloison mobile qui est à l'intérieur de l'appareil, on peut obtenir une vue simple à l'aide d'un objectif grand angulaire qui peut se placer entre les deux objeclifs stéréoscopiques. Ces deux