‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 3)Chapitre 60 sur 158 · APPAREILS PANORAMIQUES · texte numérisé non relu

APPAREILS PANORAMIQUES

licule, déroulée au milieu de la chambre noire. Ce dispositif permet de donner à l'appareil une faible hauteur et d'utiliser complètement l'espace compris entre les objectifs : ceuxHsi se trouvant presque aux bords de l'appareil sont suffisamment écartés pour fournir un bon relief; les images sont inversées, ce qui facilite le tirage. L'appareil peut être fixé sur un pied ou tenu à la main; dans ce dernier cas, on l'appuie contre le front, position qui permet de placer L'œil droit exactement dans l'axe d'un viseur clair {fig. 132).

Les bobines de pellicules employées par le prismac sont les mêmes que celles du petit Pocket Kodak donnant douze vues simples de 4 X ô centimètres. Le déroulement de la bobine se fait après chaque pose au moyen d'une petite manivelle; on le suit en regardant passer sous une ouverture garnie d'un verre rouge les numéros imprimés au dos du papier noir qui

Fi«,'. 188.

accompagne la pellicule. Le déroulement étant effectué, L'œillère est recouverte par une plaque mobile dont Le mouvement produit automatiquement une tension parfaite de La pellicule. Tant que cette tension n'est pas assurée, le viseur reste couvert et il est impossible de viser : cette tension de la pellicule, parfaitement réalisée, est Indispensable pour obtenir des négatifs bien nets, susceptibles d'être agrandis. L'obturateur donne toutes les vitesses d'instantané et de pose et peut être déclenché soit à La main, soit à la poire.

S I. - A.GCESS0IBB8 DIVERS.

1830. Appareils panoramiques. — M. Gillon1 a construit un appareil panoramique des plus Ingénieusement exécuté; il est établi sur des principes connus. L'objectif de l'appareil pivote autour d'un axe passant par son point modal d'émergence; il est monté sur un prisme pyramidal, faisant L'office de distributeur de lumière, qui vient raser la couche sensible • le la pellicule en balayant un secteur de 120°. Tout le système pivotant eomposé de L'objectif et du prisme pyramidal distributeur de lumière est équilibré, de sorte que l'appareil peut fonctionner dans toutes les positions, aussi bien en largeur qu'en hauteur. Ce prisme permet à la couclie sensible d'être impressionnée au moyen d'une fente de 15 millimètres de largeur qui

1. Bulletin de la Société française de photographie, 190o, p. 496.

peut être réduite à 2 millimètres; elle est ouverte par le déclenchement et se referme automatiquement à la fin de la course. L'écrou au pas du Congrès étant sur l'axe de rotation du prisme, on peut, en faisant tourner l'appareil trois fois de suite, obtenir un panorama complet en trois négatifs.

M. Parmentier1 obtient des vues panoramiques à l'aide d'une simple chambre sur pied en utilisant des objectifs à long foyer. La planchette qui supporte la chambre noire est peu volumineuse et permet de faire tourner l'appareil autour du point nodal d'émergence de l'objectif; ce dispositif rappelle celui qu'avait employé l'abbé Rolin de Nancy et celui de Ferrier (I, 115). L'emploi des appareils redresseurs (D, 1835) facilite la production des raccords de chacune des vues séparées.

1831. Châssis négatifs. — M. Gaurnont utilise pour la construction des châssis négatifs un rideau métallique d'une seule pièce. Le rideau est formé d'une bande de métal ondulé, très flexible, souple à cause de son peu d'épaisseur et suffisamment résistant grâce aux ondulations ; pour que les rideaux puissent s'engager dans les feuillures du châssis, les ondulations sont raccordées à des bords plans qui assurent l'étanchéité 2.

M. Debriat a établi un dispositif permettant d'ouvrir sans secousses les volets des châssis négatifs de chambres noires : ces secousses peuvent entraîner un déplacement de l'appareil et, par suite, une erreur de mise eu plaque. Le dispositif consiste essentiellement en une pièce permettant de saisir le haut du volet; cette pièce peut se mouvoir sur une crémaillère par l'intermédiaire d'un pignon denté. En agissant sur ce pignon on élève progressivement et sans secousse le volet du châssis; ce petit accessoire peut se placer sur tous les châssis successivement.

L'emploi des châssis destinés à obtenir des épreuves dites « Siamoises » est à peu près abandonné (I, 114). Dans ces images un ou plusieurs personnages se trouvent représentés avec des poses différentes. MM. Berger et Troncy 3 utilisent "pour ces épreuves une sorte de bouchon qui se place sur le parasoleil de l'objectif et n'obture que la moitié de la lentille antérieure. Le demi-cercle obturant peut pivoter autour de son diamètre. L'opérateur peut faire deux poses en n'utilisant chaque fois qu'une moitié de l'objectif; on obtient ainsi, sur la même plaque, deux images différentes. Il faut prendre la précaution de placer les personnages assez loin de l'axe pour que leurs images ne se forment que dans une seule des deux poses, ce que l'on peut facilement vérifier à l'avance par l'examen du verre dépoli de la chambre noire.

Les cadres intermédiaires que l'on utilise avec les châssis négatifs laissent quelquefois échapper les plaques qui se glissent alors entre l'intermédiaire et le fond du châssis. On évite cet inconvénient en collant des petits morceaux de carton noir, mince, aux quatre coins de ces cadres. Il n'y a pas lieu de modifier la mise au point, car cette mise au point est faite par la face antérieure du verre ; par l'emploi de ce dispositif la place de cette face n'est pas changée.

1. La Revue de photographie, 1903, p. 284. — 2. La Photographie, 1902, p. 13. — 3. Bulletin de la Société française de photographie, 1902, pp. 226, 230.

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