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PLAQUES ANTI-HALO

gent réduit. Les nouvelles plaques - possèdent une sensibilité trois fois plus grande que celle des plaques étiquette bleue et leur résistance au voile est tout à fait remarquable. Le grain de la plaque S est sensiblement plus fin et plus régulier que celui de la plaque bleue; le grain est assez ténu pour permettre d'enregistrer des détails de un quarantième de millimètre1.

Sous le nom de plaque Radiobrom, la maison Guilleminot a préparé une plaque à sensibilité exaltée et qui donne des images très fines. Ces plaques à grain fin supportent de très fortes surexpositions sans que Ton ait à redouter la solarisation de l'image. Tandis que la plaque ordinaire montre un commencement de solarisation lorsqu'elle a reçu environ 7,000 fois la quantité de lumière nécessaire pour la bonne formation de l'image, cette solarisation devenant très marquée à 10,000 fois et étant complète à 25,000 fois, le même pbénomène ne commence à se manifester sur la plaque à grain fin qu'à partir de 15,000 fois la pose normale; il est encore très peu sensible à 25, (XX) fois et ne devient complet qu'à 1ÔO,000 fois, la gradation des diverses tonalités étant d'ailleurs toujours plus parfaite sur ces dernières; enfin, elles s'orthochromatisent de façon bien plus complète que les émulsions à gros grain, avec atténuation relative du bleu beaucoup plus accentuée.

La Société industrielle de photographie, dont les papiers à développement sont justement réputés, a entrepris La fabrication des plaques photographiques et livre plusieurs sortes de plaques d'une bonne rapidité et qui donnent des images très pures.

MM. Guilleminot et G'e utilisent pour l'emballage des plaques destinées aux pays chauds une nouvelle boite à tiroir et à ouverture automatique. L'emballage consiste en un premier étui ouvert sur un petit coté de la tranche dans lequel on place les plaques, revêtues d'abord de l'emballage ordinaire, puis enveloppées dans un papier, de manière à ne former qu'un seul paquet. Ce premier paquet se glisse, l'ouverture en avant, dans un second étui en carton plus fort qui constitue l'enveloppe extérieure recevant l'étiquette. L'ouverture automatique est réalisée par une double ficelle cachée sous l'étiquette de fermeture qu'elle coupe lorsqu'on la tire vivement à soi; en continuant la traction, on amène facilement l'étui intérieur contenant les plaques8.

M. Joux3 a adopté un mode d'emballage et de fermeture spéciaux. Les plaques ne sont pas séparées par de petits papiers plissés; elles sont coupées deux à deux, du côté verre seulement, et rabattues l'une sur l'autre, la gélatine formant charnière : de cette façon, elles ne peuvent se déplacer et aucun frottement n'a lieu. Au moment de la mise en châssis, il est très facile de les séparer en forçant sur La charnière. Pour faciliter l'ouverture des boites, on a disposé autour du joint de la boite, avec son couvercle, un ruban dont il suffit de tirer L'extrémité pour obtenir la séparation. On peut n'arracher le ruban que sur les trois côtés, et le quatrième restant en place forme charnière.

1854. Plaques anti-halo. — M. Oakley a pris un brevet pour la préparation des plaques anti-halo (voy. Supp. B, p. 252). Avant d'y couler l'émul-

L Bulletin de la Société française de photographie, 1904, p. 397. — 2. Ibid., 1993, p. ;>r>. — 3. Photo-Gazette, 1903, p. 190.

sion, le support verre est enduit d'une couche colorée dont la couleur n'est pas absorbable par l'émulsion : la sensibilité de celle-ci ne se trouve donc pas modifiée. Le support reçoit d'abord une couche de gélatine; après dessiccation, on le plonge pendant deux à cinq minutes dans une dissolution de permanganate de potassium à 7 pour 1,000 : il se forme un composé de teinte brunâtre qui ne peut s'enlever par un lavage; on lave le support, on le laisse sécher, puis on l'émulsionne. La coloration brune de la couche disparaît par l'action des sulfites ou par celle des bisulfites ; par conséquent, elle s'opère spontanément par l'emploi de révélateurs dans la composition desquels entre un sulfite. On ajoute un bisulfite au bain de fixage, et si la décoloration ne s'effectue pas complètement, on immerge les négatifs dans un bain de 1,000 c. c. d'eau, 100 grammes de sulfite de soude anhydre et 30 grammes d'acide citrique.

Les phénomènes de halo tiennent souvent à la présence de poussières sur l'objectif. Avec un bon objectif muni d'un parasoleil suffisant et entretenu en bon état de propreté, avec, d'autre part, des surfaces sensibles protégées contre le halo par réflexion, on est très efficacement et très certainement garanti contre cet estompage de lignes d'un effet si désagréable dans certains cas.

Les effets de diffusion lumineuse qui se produisent dans l'atmosphère même, sur les poussières qui s'y trouvent en suspension, ne doivent pas être confondues avec le halo, car notre œil observe . nettement ce phénomène que la plaque photographique doit forcément enregistrer si l'on opère correctement. Ces traînées de lumière, qui donnent dans certaines photographies d'intérieur ou de sous-bois de si beaux effets, constituent ce que l'on pourrait appeler le halo inévitable, souvent très difficile à rendre sans empâtement des ombres.

Les plaques anti-halo du commerce portant une couche colorée retiennent quelquefois très énergiquement leur matière colorante. On peut les décolorer en les plongeant dans un bain formé de 100 grammes de bisulfite de soude liquide du commerce et 300 c. c. d'eau; ce bain est placé dans une cuvette de verre ou de porcelaine contenant une feuille de zinc d'un format un peu plus petit que celui du négatif à décolorer; on martelle cette feuille de façon à la rendre très légèrement concave, afin que le liquide puisse l'attaquer sur la plus grande surface possible; par dessus, on place le négatif qu'il n'est pas nécessaire de mouiller avant immersion dans ce bain; quand la décoloration de la plaque est complète, on la lave à fond. Au lieu de bisulfite de sodium, on peut employer une solution de sulfite anhydre de sodium à la dose de 200 grammes pour un litre d'eau; au moment de l'emploi, on l'additionne par litre de 100 c. c. de dissolution aqueuse saturée d'acide tartrique1.

On peut préparer un enduit anti-halo en faisant bouillir 120 grammes de gomme laque blanche réduite en poudre dans une solution de 20 grammes de borax pour un litre d'eau. On opère dans un ballon muni d'un réfrigérant à reflux; après dissolution, on ajoute 2 grammes de carbonate de soude, 2 grammes de glycérine et l'on filtre. A cette dissolution filtrée, qui

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