Traite encyclopedique de photographie
« Un livre encyclopédique, avec quelque talent qu'il soit rédigé, comporte de la part de son auteur un certain sentiment de sacrifice et d'abnégation. S'il rend les plus grands services à la génération présente, il ne tarde guère, par le cours nécessaire des années, à se trouver incomplet et dépassé. Pendant la longue série d'années consacrées à sa publication, la science éprouve des changements considérables, qui ne sauraient que s'accentuer davantage à mesure que l'on s'éloigne des premiers jours de l'impression. Gela est inévitable} en raison du nombre toujours croissant des travailleurs, de la diversité des langues et des nations, chacune envisageant la science sous le point de vue le plus conforme à son génie particulier et à ses traditions1. »
Ces idées, si magistralement exposées par l'illustre secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, sont précisément celles qui nous ont guidé dans la publication de notre Traite encyclopédique de photographie. Nous avons, en eflet, annoncé qu'après l'apparition des quatre premiers volumes, tous les trois ans un supplément , destiné à exposer les progrès accomplis pendant cette période, viendrait compléter ce Traité et le maintenir ait courant des dernières découvertes.
Nous commençons la première série de ces suppléments triennaux. Celui que nous publions sous la lettre A esl destiné à taire connaître les progrès accomplis pendant la période des trois
1. Berthelot, Xotice historique ski- Henri Milne-Edwards, Institut de Franco, ->\ décembre 1891.