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Eder, Phot, .hihvl

OBJECTIFS. 143

En étudiant les premiers types d'anastigmats qu'il avait calculés, le D' Rudolph a rangé ces appareils dans l'ordre suivant, en commençant par ceux où la correction est la plus parfaite1 :

Anastigmat //18 de grande distance focale; f 9; fl\H de courte distance focale: f (\,:\: f 12,5; f/4,5; /' 7,2. De la comparaison faite plus tard entre les anastîgmats à cinq verres et ceux à six verres (p. 131), il résulte que pour certaines incidences et avec une ouverture déterminée, la correction astigmatique est mieux réalisée dans les doublets anastigmatiques à sis verresque dans les autres combinaisons. Cette correction est encore pins parfaite dans Paplanat anastigmatique à huit lentilles.

On a émis des doutes sur la durée de conservation des verres qui entrent dans la construction des anàstîgmats et des objectifs anastigmatiques. Une expérience de près de six années nous a prouvé que ces verres étaient moins altérables que les verres à la soude et au plomb que l'on emploie dans la construction des objectifs ordinaires. Les opticiens qui construisent des anastigmats doivent avoir à leur disposition une collection de verres dans lesquels on puisse trouver pour un indice de réfraction donné telle dispersion désirée.

Ces conditions sont remplies par certains verres à la soude et

plomb, par te silicate de ban mu. le flint léger à la baryte I n"v 56, <0

et 59 du catalogue de Schott, d'Iéna). Le verre te moins résistant est employé pour la construction de la troisième lentille des anastigmats /*/18 et /' 12,5; l'une des surfaces est collée, tandis que l'autre est à l'intérieur de l'objectif. La circulation de l'air autour de la surface libre n'a donc pour ainsi .lire pas lien, puisqu'elle ne peut se faire qu'à travers la fente des diaphragmes. Dans les conditions les plus défavorables, cette lentille intérieure peut se recouvrir d'une buée causant un affaiblissement de l'image. On enlève cette buée en frottant doucemenl la surface avec un morceau de linge fin. L'expérience nous a nionl ré qu'il Buffisail de faire cette opération une ou deux fois par an (en somme moins souvent qu'avec les anciens verres). Ce dépôt n'entraîne d'ailleurs aucune altération des surfaces polies.

Dans les anastigmats à cinq, six ou huit lentilles, les verres qui seraient sujets à s'altérer sont collés cuire des matières donl la résistance aux agents atmosphériques est parfaitement établie.

1. Wallon. Annuaire général de f" photographie, Isa :, p. ria,

§ 5. — Trousses d'objectifs.

1334. Emploi des lentilles simples. — L'emploi des verres simples, c'est-à-dire des verres de bésicles en place d'objectifs, a été fortement préconisé, en particulier par M. d'Assche. A l'aide de ces verres, on n'obtient pas d'images irréprochables, mais le manque de netteté, le flou provenant des aberrations que présente la lentille peut, dans certains cas, être avantageux. L'aberration chromatique de ces verres nécessite une correction de mise au point; il faut rapprocher d'une certaine quantité la glace dépolie de la lentille avant de lui substituer les plaques photographiques. M. d'Assche a montré comment on peut (par l'emploi de lentilles auxiliaires que l'on utilise seulement pour la mise au point et que l'on enlève pour la pose), faire optiquement et immédiatement cette correction. Il suffit que la distance focale optique du système provisoire ainsi constituée soit égale à la distance chimique du verre de bésicles employé comme objectif. La correction variant avec la distance de l'objet, le photographe doit êlre muni d'un certain nombre de ces lentilles correctrices, chacune d'elle devant être employée pour une distance donnée de l'objet (dans certaines limites) : il n'est plus nécessaire de faire un calcul au moment d'opérer ou de consulter une table. M. A.-Y. Loehr a constaté que pour la photographie des paysages, il suffisait d'utiliser deux lentilles simples, l'une servant pour la photographie, l'autre pour la mise au point. La distance focale de celle-ci est inférieure de 2 % à celle de l'autre. Il en résulte que l'image chimique de la première se faisant dans le même plan où se fait l'image optique de la seconde, il n'y aura pas lieu de modifier le tirage de la chambre avant d'opérer; il suffira de substituer la première lentille à la seconde, en même temps qu'on substituera la plaque photographique à la glace dépolie1. Ges'trousses bésicles et ces lentilles de mise au point sont très correctement établies par M. Dehors, à Paris.

1335. Bonnettes d'approche. — En adaptant à un objectif quelconque une lentille additionnelle de foyer F, les rayons lumineux venant d'un point situé à une distance F de l'appareil sont rendus parallèles entre eux par leur passage à travers cette lentille.

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