Aide-mémoire de photographie pour 1 894, p
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reil et possède tous les accessoires qui accompagnent les bous obturateurs ; il se construit aussi pour épreuves stéréoscopiques (fig. 115).
Parmi les obturateurs à guillotine double se plaçant à L'avant des objectifs, nous devons citer le rectangle construit par M. 1 ténors et le Mignon : ce dernier est à double secteur {fig. H6). (les obturateurs, comme ceux construits par M. II. [runberry (fig. 117), sont d'un mécanisme tirs simple, fonctionnant bien, et sont livrés à un prix 11)1111111''.
Les lamelles obturantes peuvent être indépendantes l'une de l'au-
Kig. 11). Kig. 118.
tre. M. Lhavanon a < onstruil '. sous le nom de Dupleoc, un obturateur qui se fixe à l'arrière de l'objectif, sur la planchette de la chambre noire. Les lamelles obturantes sont formées de deux secteurs : l'un produit l'ouverture de l'obturateur, puis reste immobile ; l'autre produit la fermeture. Les différentes viie>s.>> des lamelles sont obtenues à l'aide d'un ressort à boudin en acier qu'on tend à divers degrés marqués par un disque divisé. La pose facultative si la mise au point sont données automatiquement par ce disque lorsqu'il est ramené au zéro.
On peut aussi employer un obturateur formé de deux paires de lamelles : l'une pour l'ouverture, l'autre pour la fermeture; en déclenchant successivement les deux paires des volets à des intervalles de temps différents, on peut augmenter le rendemenl (fig. H8).
M. Turillon a construit un obturateur très léger, à volet basculant, que l'on peut placer sur le parasoleil de robjeetif. Il se manœuvre au
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1895, i». 506.
moyen d'une poire qui permet d'obtenir des poses très courtes en donnant un coup rapide sur la poire; mais lorsqu'il s'agit d'obtenir des poses très courtes avec ce genre d'obturateur, il vaut mieux employer le double volet (I, 98). M. Guerry, dont les obturateurs sont utilisés dans presque tous les ateliers, a modifié la construction de son obturateur : le système de volet est toujours le même, mais le
Fig. 119. Fig. 120.
fabricant y a apporté de nombreux perfectionnements qui le rendent encore plus pratiquenjue les obturateurs de l'ancien type; ces derniers, surtout ceux du type à double volet {fig. 119 et 120), se trouvaient trop épais pour être utilisés avec les anastigmats; l'ouverture destinée aux parasoleils des anciens aplanats était d'ailleurs trop grande. Dans les nouveaux obturateurs, le support peut monter
ou descendre à volonté, et pour les petits objectifs, il est joint à chaque obturateur un diaphragme qui se place clans le fond de la feuillure de l'obturateur pour en diminuer l'ouverture (fig. 121 et 122) ; ce nouveau support permet de fixer très solidement l'objectif, qu'il soit ou non à parasoleil. Le fonctionnement de cet obturateur se comprend à la seule inspection de la figure 123.
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[Ti
L'obturateur à persiennes est constitué par une série de lamelles pivotantes qui fonctionnent exactement comme certaines persiennes à lames de bois. Toutes ces lamelles, commandées par une même crémaillère, exécutent une demi-rotation sur leurs axes, ce qui permet une durée (l'exposition très courte. M. Mairessc et M. Krauss ont construit cet obturateur. La petite (pian ti té de lumière interceptée par les lamelles diminue l'éclairé ment de la plaque, surtout pour les rayons obliques. L'obturateur Krauss porte un système de réglage qui permet d'obtenir des durées de pose très exactes par fraction de seconde.
L'obturateur à robinet, se plaçant à l'intérieur de l'objectif, n'est plus employé, malgré la simplicité de son fonctionnement {fig. (24),
1359. Systèmes de déclenchement. — Le système de déclenchement le plus employé est le déclenchement à l'aide de la poire
de caoutchouc, dette poire, à l'aide d'un tube assez long, permet (l'agir sur une petite poche en caoutchouc ou sur un piston; mais ce dispositif est susceptible de se détériorer par l'usage, aussi presque tous les obturateurs permettent de faire le déclenchement ;ï la main en cas d'accident : niais s'il s'agit de poser pendant un certain temps, on ne peut déclencher par ce procédé, car en touchant l'appareil avec la main on risque de le faire remuer.
Pour éviter cet inconvénient, M. Bellieni a construit un petit piston qui peut s'adapter au-dessus du bouton de déclenchement de l'obturateur et qui le pousse quand on appuie sur ta poire à laquelle il est relié par un tube souple. Le petit piston est constitué par un soufflet en caoutchouc (analogue à ceux des sonneries à air) renfermé dans un tube de cuivre muni de deux petites oreilles percées de trous qui
permettent de le fixer rapidement au moyen do deux vis. L'emploi de ce petit appareil est très pratique avec certaines chambres à magasin.
§ 4. — Détermination des constantes d'un obturateur.
1359. Méthodes mécaniques. — L'appareil construit sur les indications de M. le général Sébert (À, 1117) {fïg. 125) permet de déterminer la durée d'action totale et le rendement d'un obturateur. Un obturateur se rapproche d'autant plus de la perfection que son rendement s'approche davantage de l'unité.
La durée d'action totale est le temps pendant lequel les volets
Fig. 125.
A, plaquo sensible. — B, cadre d'avant portant la planchette C, interchangeable. — D, obturateur en expérience. — E, piston à triple elï'et. — F, diapason. — G, disque à ouverture du diapason. — II, clef pour armer le diapason. — P, poire pneumatique.
laissent passer la lumière depuis le début de l'ouverture démasquée par l'obturateur jusqu'à son occlusion complète. Le rendement est le rapport de la quantité de lumière que laisse passer l'obturateur à celle que laisserait passer, dans le même temps d'action, un obturateur idéal, ou, autrement dit, un obturateur de même ouverture, dont les mouvements d'ouverture et de fermeture se produiraient instantanément.
UBTUKATEUttS. 179
La trace laissée sur la plaque sensible varie suivant l'obturateur (I. 202). Voici celle fournie par le Saturne pour une durée d'action de 1/170 de seconde (flg. Î26).
Ces définitions supposent que l'obturateur est monté sur le diaphragme même de l'objectif. A ces deux caractéristiques, M. Moes-
Fig. 126.
sard a proposé avec raison d'ajouter le diamètre de l'ouverture circulaire maxima que découvre L'obturateur au moment de la pleine pose, ce qui revient à dire que pour comparer rationnellement deux obturateurs il faut faire le produit de leur rendement par le carré du diamètre du plus grand cercle inscriptible dans leur ouveiture maxima.
Si l'obturateur est monté en dehors du diaphragme, les caractéristiques sont : le temps de pose, l'effet et la durée totale du passage. Cette dernière caractéristique permet de se rendre compte des défor-
Pig. 197.
mations subies par les objets en mouvement, dont toutes les parties n'apparaissent que successivement sur l'image.
Des mesures effectuées par M. Nfoessard, il résulte que les meilleurs obturateurs, au point de vue purement technique, sont ceux qui sont montés en dehors du diaphragme.
1360. Procédés de M. Houdaille. - Pour déterminer la
durée exacte de l'impression qui produit l'image, M. Houdaille fait tourner à la vitesse d'un tour en douze secondes une règle munie d'un voyant de netteté constitué par deux traits parallèles. Pour que les deux traits parallèles qui concourent vers l'axe {fl-g. 127) soient encore nets sur le négatif, il faut que leur déplacement soit au plus égal à leur épaisseur, qui est de 0mm5. On examine la longueur p mesurée à partir du centre jusqu'à la limite de netteté, et l'on calcule le temps de pose utile t par la formule suivante :
^ 0mm5 X 12 lmm
La longueur nette, mesurée en millimètres, non sur l'image, mais sur la règle, donne en fractions de seconde le temps de pose utile de l'obturateur, ce qui est suffisant pour la pratique.
M. Houdaille détermine aussi ce temps de pose utile en se servant d'un pendule battant la demi-seconde et parcourant un arc de 60° divisé en 50 fractions inégales correspondant chacune à 0S01. Deux perles brillantes laissent une traînée noire devant la graduation, et l'on peut apprécier parfaitement la longueur de cette traînée à 0div l près, ce qui correspond à 0S001 : on obtient ainsi sur le négatif le temps de pose utile
1361. Emploi du pendule. — M. Fleury Hermagis a construit pour M. le capitaine Golson2 un pendule qui se déplace devant une lame taillée en dent de scie; la largeur de chaque cran a été calculée de façon à être parcourue en 1/100 de seconde. En désignant par t la durée d'une oscillation d'un pendule simple de longueur / pour une demi-amplitude a, par 0 l'angle que fait le fil avec la verticale, la vitesse à un moment est
v zz Y 2gl (cos 6 — cos a) .
On peut remplacer v par le rapport de l'arc élémentaire ds au temps élémentaire dt :
ds ==: dt Y'2gl (cos 0 — cos a) , et, en posant dt zz 0S01,
1. Bulletin de la Société française de photog rapide, 1891, p. 218. 'I. Ibid., p. -2U; 1er août, annexes.
ds —
formule qui permet de calculer les valeurs de ds qui correspondent aux différentes valeurs de o.
En photographiant le pendule et la graduation, on peut déduire la durée du temps de pose utile de L'obturateur. Comme la largeur d'un cran est supérieure à 1 centimètre dans la région moyenne de l'arc parcouru, on peut obtenir une approximation de 0*002, ce qui est suffisant dans la pratique. Ce procédé permet aussi de mesurer la durée d'éclairage des poudres-éclairs, et de déterminer d ftrtori, avant d'aller sur le terrain, le maximum de vitesse angulaire des objets qu'un ensemble objectif-obturateur donné est capable de pbotographier avec une netteté suffisante.
M. le capitaine Abnev mesure la durée d'action des obturateurs à
l'aide d'un appareil assez simple, l'n disque en bois supporte des
plaques sensibles du formai 12 x 12. Le disque tourne à l'aide d'un moteur électrique. L'objectif est mis au point sur une fente dont l'image tombe sur le milieu de la plaque, de façon à produire un anneau lumineux si l'appareil est en mouvement. Si l'on interpose un obturateur sur le trajet des rayons lumineux et que l'on fasse agir cel obturateur, l'anneau produit sera incomplet ; d'un côté on aura l'image à l'ouverture, puis celle de la pose totale, et de l'autre côté l'image à la fermeture. Cette image permettra de mesurer le rendement de l'obturateur. Pour connaître la vitesse de rotation de la plaque, on emploie les procédés généraux usités en acoustique, en optique, etc. On peut aussi fixer au disque tournant un rouleau revêtu d'une plaque pelliculaire qui sert d'instrument enregistreur1.
1363. Rendement des obturateurs. M Demarça) *a fait Observer <|ue les obturateurs dans lesquels les pièces obturantes sont animées d'un mouvement de va-et-vient les faisant revenir sur leurs pas réalisent une diminution notable de volume. La vitesse des lames, après s'être accélérée, s'annule lors de l'ouverture complète, puis repasse par un deuxième maximum pendant leur retour. On peut parce dispositif réaliser un gain notable de rendement, tandis
t. Phot. Work, ÛM 78-80.
1 Paris-Photographe, is'.'a. p, •>.
que dans les instruments anciens ne possédant pas le changement de sens du mouvement, il y a presque toujours une tendance à l'accélération, accélération qui équivaut à une perte de rendement par rapport au mouvement uniforme, et, dans la guillotine en chute libre, elle dépasse 30 °/0. D'ailleurs, le rendement dépend de la durée d'action ; une différence de vitesse a pour conséquence légitime une différence de rendement dans presque tous les cas.
BIBLIOGRAPHIE
Dillaye (Fr.). — Les nouveautés photographiques .
A. Londe. — La Photographie instantanée, théorique et pratique
— La Photographie moderne.
Vogel (Dr). — Handbuch der Photographie.