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cale de son point nodal d'émergence, comme dans le cylindre-graphe Moes- Mltl, on pourra obtenir, par suite de la rotation de l'axe optique, une image parfaitement nette et de grande longueur dans le sens horizontal, sur une plaque sensible affectant la forme d'un cylindre vertical ayant pour axe le pivot de l'objectif et pour base un cercle de rayon égal m la distance focale de cet objectif. Dans le premier modèle construit, la rotation de l'objectif s'effectue en 0si pour une surface sensible de 0"'0i» de long; la fente a une largeur de 0*003. dette fente n'est donc (jue le trentième environ du développement de la surface sensible; et comme elle parcourt tout ce développement en un dixième de seconde, il en résulte que chaque zone verticale n'est impressionnée que pendant un trois centième de seconde. Mais le rendement de cet obturateur étant liés élevé on peut obtenir des instantanés à l'ombre, même par un temps pluvieux.
1367. Appareils à mise au point et à châssis. — La
forme la plus usuelle de ces appareils est généralement celle d'un
coffret, le plus souvent recouvert de maroquin noir: ce coffre! est muni d'une poignée et d'une courroie permettant de porter l'appareil en bandouillère. Le plus souvent, l'un des côtés du coffret se rabat et permet de faire avancer la partie antérieure du soufflet qui glisse à frottement doux sur des rainures métalliques ; un index permet de fixer la position de l'objectif lorsque les premiers plans sont Suffisamment éloignés et qu'il y a lieu d'opérer par mise au point automatique : on peut d'ailleurs vérifier cette mise au point à l'aide d'un verre dépoli placé à l'arrière; des vis de serrage permettent d'immobiliser ce système d'ajnareil connu en Angleterre sous le nom de folding caméra (A, 1138 >.
La planchette porte-objectif doit se mouvoir dans le sens de la largeur et dans celui de la hauteur. Ces appareils son t munis d'un viseur et d'un niveau sphérique à bulle d'air permettant de vérifier
Fïg. tas.
l'horizontalité de l'appareil, qui permet d'utiliser des objectifs de foyers très différents {fïg. 137 et 138). Si l'on fait usage d'objectifs à très court foyer, il est bon que la partie antérieure du chariot soit brisée à charnières : on rabat cette partie de l'appareil et rien n'empêche l'image de parvenir complète sur la plaque sensible.
Un autre modèle assez répandu est le modèle à joues pliantes (A, 1136). Ce modèle ne permet le plus souvent que l'emploi d'un objectif de distance focale déterminée, la mise au point se faisant à l'aide du coulant de l'objectif. Un des principaux avantages de ce modèle consiste en ce que la chambre repliée sur elle-même occupe le volume minimum.
Parmi les constructeurs qui fabriquent les chambres du premier type, il convient de citer MM. Walson et Son, à Londres, qui livrent cet appareil sous le nom de chambre Alpha. MM. Brichault, Clément et Gilmer, Demaria, Dehors, Fauve], G au mont, Gilles, Mackenstein, Poulenc, etc., construisent ce genre de chambre plus ou moins modifiée. Presque toutes contiennent les châssis à rideau enfermés dans l'appareil; il n'y a donc pas à craindre les infiltrations de lumière lorsque la plaque est démasquée.
Les chambres à joues pliantes ont été modifiées par M. Mackenstein1. Dans le modèle de ce constructeur, les joues sont maintenues fermées par un verrou; si on ôte celui-ci, un ressort les fait se relever et ils se mettent d'eux-mêmes en place. En agissant sur un bouton qui commande une crémaillère, on fait avancer le soufflet et on l'arrête en un point quelconque. On peut ajouter à cette chambre une séparation mobile et deux objectifs pour la transformer en chambre stéréoscopique. Les planchettes de l'avant peuvent se décentrer ; elles s'enlèvent rapidement et peuvent être remplacées par d'autres portant des objectifs de foyer différent. Dans le modèle construit par M. Fauvel 2, la mise au point s'effectue à l'aide d'une crémaillère et l'une des planchettes latérales porte une graduation en millimètres sur laquelle court un index fixé au porte-objectif pour permettre la mise au point automatique. La chambre pliante de M. Brichault 3 porte une crémaillère qui peut remplacer la bascule de la partie antérieure. M. Gilles a construit, sur les indications de M. Barisien, un modèle offrant une grande stabilité : la planchette qui porte l'objectif s'adapte sur deux volets perpendiculaires l'un à l'autre; ces volets se replient l'un sur l'autre, comme dans les chambres à joues, mais ne sont plus parallèles comme dans celles-ci; lorsqu'on les ouvre, ils s'agrafent entre eux quand ils sont à bout de course; on tire alors hi planchette d'objectif fixée au soufflet de la chambre, et elle vient très facilement, au moyen de ferrures spéciales qu'elle porte, s'accrocher sur les deux volets.
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1831, p. 336.