Bulletin du Pho/o-< / >d> de Boris. L
liquide, on a surélevé les rainures de 2 à 3 centimètres au-dessus du fond de la cuve : on obtient ce résultat en adaptant à chaque angle du panier d'immersion un bâtonnet d'ébonite de 2 à 3 centimètres. Un bâtonnet semblable est également adapté à chaque angle de la face supérieure du panier. Le liquide révélateur doit dépasser de 2 à 3 centimètres le sommet des plaques, et pour assurer la complète régularité d'action, on peut, de temps à autre pendant le développement, retourner les plaques. Ces diverses cuves peuvent être faites en carton laqué, pour lavage, fixage, etc.
Pour les lavages, on peut utiliser les cuvettes en nickel pur et celles en aluminium; ces dernières ne doivent pas être employées avec des bains alcalins ou avec ceux qui contiennent de l'acide chlorhydrique. M. Guitton1 emploie le zinc nickelé dans la construction d'une cuve pour lavage des épreuves positives. L'eau entre dans la cuve par une série de trous placés près du fond et s'échappe par d'autres trous aboutissant à un trop plein dont les bords sont moins élevés que ceux de la cuve, de sorte que les épreuves ne peuvent jamais être entraînées par le courant. Pour ce lavage des épreuves, M. Demaria construit un tube métallique en forme d'U, perforé de distance en distance; à l'aide d'un ajutage en caoutchouc renforcé, on peut fixer ce tube à un robinet permettant de régler le débit et la force des jets. Cet appareil se place dans n'importe quelle cuvette qu'il transforme immédiatement en cuve de lavage à épreuves.
Les pellicules que l'on utilise peuvent se rouler dans les divers bains. On évite cet inconvénient en se servant de deux cales en glace polie dont les tranches sont bien arrondies ; ces cales glissent dans deux rainures spéciales et maintiennent la pellicule absolument à plat au fond de la cuvette pendant toute la durée des opérations, ce qui évite l'enroulement de la pellicule et les taches que produisent le contact des doigts.
Pour le lavage des pellicules et des papiers, M. Cheval2 construit un appareil consistant en une cuve en zinc ordinaire présentant à sa partie supérieure une série d'encoches permettant de placer à distance égale les portepellicules. On introduit dos à dos les pellicules ou papiers à lever dans les porte-pellicules, qui sont à charnières, et que l'on fixe à l'aide de deux crochets. La partie supérieure de la cuve est fermée par un couvercle perforé permettant à l'eau de tomber doucement et sans force. Le trop plein est assuré par un siphon qui renouvelle complètement l'eau par le bas. On peut plus simplement utiliser les pinces à ressort, servant à classer les papiers, pinces que l'on trouve chez tous les marchands d'articles de papeterie; on maintient ces pinces à l'aide de lames de zinc appuyées sur les bords de la cuve à lavage. S'il s'agit de laver complètement les épreuves aux sels d'argent, MM. Clément et Gilmer les placent entre des châssis en toile métallique, s'ouvrant en deux comme un livre. On peut disposer plusieurs épreuves les unes à côté des autres sur ces toiles métalliques, on referme les châssis et on les introduit dans une cuve verticale à rainure, comme s'il s'agissait de laver un négatif : le papier ne peut plus ni se rouler ni se sécher; le lavage s'effectue dans de très bonnes conditions.
Les cuves à lavages avec paniers à rainures servant d'égouttoir se cons-