‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 90 sur 146 · British Journal of Photography , n · texte numérisé non relu

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RETOUCHE DES NÉGATIFS

flanelle imbibée d'alcool; enfin, si elle a fortement pénétré dans la couche de gélatine, on imite le négatif par le chlorure de cuivre, on fait agir sur la tache une solution faible d'hyposulfite de soude; aussitôt que celle-ci a disparu on lave complètement la couche et on développe le négatif avec un bain d'h ydroquinone ou de tout autre révélateur. Ces taches de nitrate d'argent peuvent aussi être enlevées en employant une éponge imbibée de cyanure de potassium; mais il faul être très adroit et très prudent dans le maniement de ce produit, qui ronge très rapidement l'image. Il est souvent possible de l'aire disparaître ces taches en les frottant doucement avec un morceau de caoutchouc vulcanisé, (gomme à effacer l'encre).

Quand on laisse trop longtemps un négatif dans le hain révélateur à l'hydroquinone, il arrive qu'après le fixage, surtout si 1rs plaques sont vieilles, on remarque à sa surface des plaques bleuâtres d'aspect métallique. On peut les taire disparaître1 en faisant une dissolution lïaiehe d'hyposulfite de soude à 4 % et y ajoutant goutte à goutte une solution de prussiate rouge de potasse jusqu'à ce que liquide ait acquis une couleur jaune citron. A l'aide d une touffe de coton trempée dans ce liquide on touche les taches qui disparaissent rapidement, on lave avec une grande quantité d'eau. Le liquide employé étant un affaiblisseur, il faut éviter de l'employer à un trop grand état de concentration: il ne faut pas qu'il agisse trop longtemps, dette retouche chimique, recommandée par If. ftlareschàl* pour rendre transparentes les parties trop noires d'un négatif, ne doit être entreprise qu'après avoir complètement mouillé le négatif pour que les contours soient mieux estompés et la retouche moins apparente.

l'n autre procède est bas.'- sur la propriété que possède la gélatine d'un négatif «l'absorber moins d'eau là où elle présente un dépôt moins dense d'argent réduit. Si l'on plonge un négatif sec, non aluné, dans une solution colorée, les diverses parties absorberont la couleur en raison inverse de leur opacité et le phototype perdra de son opacité. En immergeant plusieurs fois (et laissant sécher dans l'intervalle) un phototype dans une solution faible de bleu d'aniline et de vert, on peut améliorer beaucoup le négatif. La coloration du négatif peut disparaître par lavages.

On peut aussi retoucher pendant le développement, c'est-à-dire arrêter l'action du révélateur sur les parties qui se développent très vile; dès que ces portions de l'image se sont révélées, On relire le négatif du bain, on rejette le révélateur, et au moyen «l'un pinceau enduit d'une solution de bromure de potassium à G %. on badigeonne tous les endroits où se trouvent suffisamment de détails. <m peut repasser plusieurs fois le pinceau,

plus ou inoins suivant les parties dans lesquelles L'image est plus ou moins

venue, on lave très sommairement et la plaque est replacée dans le bain de développement: les parties recouvertes de bromure ne se développent pas et on obtient un négatif harmonieux. Il faut une certaine habileté pour réussir par ce procédé.

Au lieu de bromure «le potassium on peut employer l'eau de chlore très

diluée : c'est le procédé Indiqué par M. Wilson1 pour développer les pla-

1. ]>hot. News, :!1 juillet 1896. —2, Photo-Qaiette, 86 février 1804 et Der Amateur Photograph, n« 91. — 8. The 'Journal of the Photographie Society, 1894, n° 7, p.

ques qui ont eu une forte surexposition dans la chambre noire. On plonge la plaque pendant deux ou trois minutes dans l'eau de chlore très diluée et on termine l'opération comme d'habitude. Dans le cas contraire, si la plaque n'a pas reçu une exposition suffisante à la lumière dans la chambre noire, on la blanchit à l'aide de bichlorure de mercure et on fait une reproduction du positif par réflexion ainsi préparé. M. Burton1, après blanchiment et lavage du négatif terminé, le traite par une solution très faible de sulfite de soude (5 à 10 grammes par litre) ; on arrête l'action de ce bain au moment voulu, et, en appliquant sur un fond noir le positif ainsi préparé, on le reproduit comme s'il s'agissait d'une gravure. Il faut que les ombres du positif soient dépourvues de voile et par suite arrêter le développement avant que ces ombres soient voilées.

1431. Négatif compensateur. — Certains négatifs offrent de trop grands contrastes; on peut diminuer ces contrastes à l'aide de l'artifice suivant : on imprime d'après le négatif défectueux un positif sur verre, on place ce positif contre le négatif et on imprime l'image définitive en se servant simultanément de ces deux plaques superposées. On a successivement employé dans ce but (A, 1183) : 1° un positif fait sur papier calque ; 2° un positif fait au collodion humide; 3° un positif fait sur glace préparée au tannin ; 4° un négatif contre-type fait par le procédé Poitevin aux poudres colorantes : ce procédé permet de retoucher localement les parties défectueuses du négatif; 5° l'émulsion au collodio-bromure étendue au dos de la plaque; 6° l'émulsion au collodio-chlorure. Un procédé très simple a été indiqué par M. Stringfield 2. On place le négatif dans le châssis-presse, le côté verre étant en contact avec la glace du châssis, la couche de gélatine étant tournée vers l'opérateur; par-dessus ce négatif on dispose une plaque sensible au gélatino-bromure dont la face verre a été bien nettoyée : cette face verre doit être placée contre la couche de gélatine formant le négatif ; on fait coïncider bien exactement les bords des deux plaques au moyen de petites cales. On ferme le châssis-presse et l'on expose à la lumière d'un bec de gaz pendant quelques secondes : on tient le châssis-presse absolument immobile pendant la pose; on enlève la plaque, on la développe, et, dès qu'on voit apparaître l'image du côté du verre, on fixe, on lave et on sèche comme à l'ordinaire. La surface de la couche de gélatino-bromure doit conserver sa blancheur dans le bain de développement, car le positif doit être peu intense. On peut d'ailleurs faire ce positif sur une plaque souple si le verre qui supporte le négatif est un peu épais. Le positif étant terminé, on le superpose au négatif; on examine si le phototype résultant de l'ensemble de ces deux images est d'une bonne intensité : dans ce cas, on colle les deux phototypes à l'aide de baume du Canada et l'on utilise pour l'impression le négatif ainsi compensé.

On peut compenser les défauts du négatif par des retouches exécutées sur le côté verre du négatif : au préalable, on recouvre le verre d'une couche de vernis mat. M. Lainer3 a recommandé le vernis à la sandaraque. Si à une solution de 10 grammes de sandaraque pour 100 c. c. d'éther on

1. Paris-Photographe, '1892, p. 263. — 2. Photo-Gazette, 1892, p. 53. — 3. Phot. News, n° 1731.

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ajoute ;i~> c. c. de benzol, on obtient un vernis transparent très cassant; avec ri0 c. c. «le benzol la courbe «le vernis déposée sur le verre est mate. En ajoutant 'iô à ôl) b. c. de benzol, on obtient un bon vernis mat; si on dépasse ~i) c. c. 1«' grain devient trop gros, et avec (vie. c. le vernis n'est plus utilisable. On peut modifier ce grain en ajoutant au vernis quelques gouttes d'alcool. Si la quantité de benzol est de 66 c. c, la solution est trouble, maison peut l'éclaircir par une addition de 2 a \ c. c. d'alcool absolu; grâce à cette addition, on obtient un grain lin. Si l'on porte la quantité d'alcool à 6 c. c. 1«- vernis est mat, inégal : avec K c. c. d'alcool le vernis est transparent. Ce vernis peut, d'ailleurs, être encore modifié par addition soit de gomme Dammar (copal), soit de gomme mastic. On traite 10 grammes de gomme Dammar du commerce par 100 c. c. d'étlier : la solution n'est pas complète; on dissout ensuite 10 grammes de gomme mastic dans 8(1 c c. d'étber. Pour obtenir un verni- mat. on emploie les proportions suivantes : dissolution de sandaraque (à 1<> -ranimes pour Km c. c d'étlier) ÔO c. c; dissolution de gommé Dammar, ûOc. c; benzol, 00 <•.<•.: alcool absolu environ 200 c. c; on ajoute l'alcool graduellement et on essaie sur une plaque de verre la nature du vernis obtenu après chaque addition.

On obtient un verni- mat très lin en employant la solution de gomme mastic (10 grammes pour KO c. c. d'étlier) et mélangeant les proportions suivantes : solution de sandaraque à lo «i/o, 90 c. c; solution de gomme mastic, 10 C. «'.: benzol, ÔO c. c : éther, \?u c. c. Ce vernis -apport.' bien la couleur à l'aquarelle.

Les vernis :i L'alcool peuvent fournir des coiicbes mates; en mélangeant 28 grammes d'acnle tartri«ju«' en poudre line à Kôc.c. de vernis à l'alcool et étendant ce vernis sur verre, on obtient une couche imitant le verre dépoli.

1432. Contretypes. Il es1 quelquefois utile de modifier complètement le phototype positif ou négatif qui &er1 à l'impression des photocopies : on effectue cette modification ou ce remplacement en

produisant un contretype^ c'est-à-dire un nouveau phototype dont

l'image est retournée par rapport à celle du premier (II. 516 . Le procédé le [dus pratique pour obtenir des contretypes a été indiqué par M. Huilliard1. Pour obtenir un négatif d'après un négatif, on expose derrière ce négatif une plaque au gélatino-bromure à COUChe mince, convenablement ocrée a l'envers, pour éviter le halo; la plaque est développée à la lumière rouge dans un bain très énergique et le développement est continué jusqu'à ce que la plaque se voile superficiellement : on lave vivement et on arrête l'action du révélateur par l'emploi d'un bain d'acide citrique à 2 0 ,.: au bout d'une minute, quand le bain acide a eu le temps d'agir, on s'éclaire à la lumière blanche que l'on conserve jusqu'à la tin des opérations : on retire la plaque du bain d'acide citrique, on la lave et on la plonge dans un

1. Bulletin de ht Socirtr française <h' phntof/ropJtie, lHtH>, p. 17/.

bain contenant 1 litre d'eau, 10 grammes de bichromate de potasse, 20 à 30 c. c. d'acide nitrique pur : en agitant un peu la cuvette, l'image positive d'argent réduit disparaît ; on lave soigneusement la couche et on l'immerge dans un bain de sulfite de soude anhydre fait à la dose de 100 grammes pour 1 litre d'eau : la plaque devient complètement blanche ; on lave à plusieurs eaux. On développe la totalité du bromure d'argent restant sur la couche en employant un révélateur quelconque qui réduit le bromure d'argent dans toute l'épaisseur de la couche. Il ne doit pas rester de blanc au dos de la couche et il n'y a aucun inconvénient à laisser séjourner la plaque dans le révélateur; on lave complètement, puis on fait passer le négatif pendant cinq ou six minutes dans un bain d'hyposulfite et d'alun.

Ce procédé permet d'obtenir un contretype de même caractère ou de caractère différent de celui du phototype. Soit, par exemple, un négatif d'intensité très faible, mais dans lequel les détails existent : on expose la plaque peu de temps à la lumière, on développe dans un bain énergique mais fortement bromuré de façon à retarder la venue des détails , et on termine les manipulations comme nous l'avons indiqué plus haut : on obtient, en somme, un contretype présentant tous les détails du phototype, mais plus vigoureux que ce dernier. Si au contraire le phototype à reproduire est dur, mais riche en détails, on posera longtemps au châssis-presse. On développera rapidement et sans bromure, à l'aide d'un révélateur neuf, étendu d'eau au besoin; on arrêtera très vite l'action du révélateur par l'emploi de l'acide citrique : l'immersion dans le bain acide doit se faire avant que les noirs n'aient transpercé la couche.

Ce procédé peut être employé dans le cas où l'on veut d'un négatif obtenir un autre négatif plus petit ou plus grand en le copiant à la chambre noire. Dans ce cas, l'impression doit être faite par les procédés habituels sans trop exagérer la durée du temps de pose. En particulier, on peut, par ce moyen, obtenir un grand négatif à la chambre noire sans passer par la confection d'un petit positif.

On peut obtenir directement de bons contretypes par surexposition en exposant pendant quelques secondes à la lumière solaire 1 une plaque ordinaire au gélatino-bromure mise au contact d'un négatif dans un chassis-presse ordinaire et développant à l'aide d'un bain un peu chargé en bromure de potassium. L'insolation doit être poussée jusqu'à ce que la silhouette de l'image soit visible au dos de la plaque. Dans ce cas, on déve-

CONTRETYPES.

loppe un positif au lieu d'un négatif. Au lieu de lumière solaire, M. Lancianx1 emploie l'éclair magnésique qu'il produit à 10 ou 15 centimètres du châssis-presse contenant te phototype en contact avec la plaque sensible; il développe à l'aide d'un bain d'hydroquinone chargé en bromure. Par une modification convenable du développement on peut, par ce procédé, obtenir des contretypes plus faibles ou plus intenses que le phototype primitif.

L'emploi de la thiosinnamiue permet de développer un négatif en exposant une plaque sensible sous un négatif. Le bain de développement qui fournit les meilleurs résultats contient : eau, 1 litre: sulfite de soude, 80 grammes; hydroquinone, 15 grammes; carbonate de soude cristallisé, grammes: solution aqueuse saturée de thiosinnamiue, 10 c. c. Dans ce cas, le temps de pose au châssis-presse ne doit pas être trop exagéré.

1433. Négatifs à images déformées. — si l'appareil photographique est mal mis en station lorsqu'il s'agit de photographier un monument, si le verre dépoli n'est pas vertical, l'axe de l'objectif étant horizontal, on constate que les lignes qui devraient être verticales sur l'image, par suite parallèles aux marges, sont plus ou moins inclinées. Ces images ne sont pas inutilisables si l'inclinaison n'est pas trop forte; on peut en tirer un bon parti si l'on dispose de deux chambres à bascule. On place le négatif dans l'une des chambres munies de son objectif, ce dernier entrant dans la seconde chambre par l'ouverture de la planchette porte-objectif: on met au point comme s'il s'agissait de faire soit un agrandissement, soit une image de dimensions égales à celle de l'original: on incline ensuite le négatif de façon que le bord vers lequel les lignes verticales convergent se rapproche de l'objectif, puisque c'est cette partie qui exige un agrandissement plus fort, puis on incline la glace dépolie dans le sens contraire jusqu'à ce que l'image soit complètement nette tant au bord supérieur qu'au bord inférieur. A l'aide de ligues verticales tracées au crayon sur la glace dépolie, on arrive à obtenir le parallélisme des lignes. On remplace la glace dépolie par le châssis contenant une plaque sensible, on expose à la lumière : on obtient un positif, et. de ce positif, on imprime par contact ou autrement un nouveau négatif2. On peut aussi obtenir directement un contretype en employant les procédés indiqués ci-dessus.

M. F. Richard utilise pour cette opération une chambre à trois corps ou une chambre ordinaire en se servant d'un porte-négatif quelconque permettant seulement de donner au négatif l'inclinaison nécessaire par rap-

1. Bulletin de la Société française de photot/raphie, 1N9.">, p. •?:>.">. — Q. Wiener 2)hotnr/rapliische Hlaetter, 1HIM. n" S.

port au plan de la reproduction. M. Selb1, M. Jullian ont imaginé des dispositifs qui permettent l'inclinaison facile du négatif et celle de la glace dépolie. L'objectif employé doit être un grand angulaire : l'objectif Zeiss anastigmatique f/18 est d'un excellent emploi pour ce travail. Il est clair qu'à l'aide de ce dispositif les déformations ne sont corrigées que si elles sont très légères.

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PHOTOCOPIES.

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