liidli'tin Pliotn-Chd) de l'a ris, 1X96, p
dure de potassium : l'épreuve est immergée dans ce bain avant le virage; lorsqu'elle est suffisamment affaiblie, on la lave complètement à cinq ou six eaux et on la fait passer dans le bain de virage; on fixe comme d'habitude1.
On peut aussi employer la solution suivante qui doit être préparée au moment de l'emploi, après virage et fixage des photocopies. On fait dissoudre 100 c. c. d'hyposulfite de soude dans 1 litre d'eau, et à ce liquide on ajoute 25 c. c. d'une solution aqueuse de bichromate d'ammoniaque à 10 o/o> l'immersion dans ce bain doit être prolongée pendant un temps variant de trois à cinq minutes2. Quand l'épreuve est suffisamment affaiblie, on la soumet aux lavages habituels.
Le virage au platine peut s'effectuer très simplement à l'aide d'un procédé indiqué par M. Valenta. Le papier portant l'image est soigneusement lavé, puis on l'immerge dans un bain contenant 25 grammes de sel marin et 5 grammes de bicarbonate de soude pour un litre d'eau : tous les sels d'argent sont transformés en chlorure et les acides sont neutralisés. L'image prend une teinte jaune orangé; après dix minutes d'action, on retire les épreuves de ce bain, on les lave et on les immerge dans le bain de virage préparé avec un litre d'eau, 30 à 50 c. c. de solution de chloroplatinite de potasse au dixième et 20 grammes de chlorure d'aluminium : ce dernier produit présente l'avantage de durcir la couche de gélatine. Pour éviter une sulfuration possible au moment du fixage, on plonge les épreuves dans l'eau additionnée d'une petite quantité d'ammoniaque. Le lavage final s'effectue comme dans tous les procédés.
1438. Papier au collodio-chlorure. — Dans la préparation du collodio-chlorure d'argent, le mélange des chlorures de strontium et de lithium semble devoir être préféré à tous les autres. Dans 800 c. c. de collodion contenant 3 % de coton-poudre, on fait dissoudre 4 grammes de chlorure de strontium et 2 grammes de chlorure de lithium: on ajoute 8 grammes d'acide citrique en poudre. Dans un flacon d'environ 1,200 c. c. de capacité, on verse 28 grammes de nitrate d'argent finement pulvérisé , on ajoute 15 c. c. d'eau et on porte la dissolution dans un bain marie, de manière à faire dissoudre le nitrate d'argent; lorsque la dissolution est complète, on ajoute 100 c. c. d'alcool : c'est dans ce flacon que l'on ajoute par petites fractions le collodion contenant les chlorures ; on additionne le tout de 100 c. c. d'éther et 12 c. c. de glycérine. Ce collodion est décanté et sert à recouvrir les feuilles de papier couché.
Les papiers au collodio-chlorure, employés avec les fumigations ammoniacales, sont d'un excellent emploi lorsqu'il s'agit d'imprimer des négatifs très durs; au contraire, si Ton imprime des phototypes légers ayant une tendance au gris, remploi d'une solution de bichromate de potasse (environ 0^50 pour un litre d'eau) permet d'obtenir des épreuves très brillantes; au besoin, on augmente la dose de bichromate de potasse de ce bain que l'on passe à la surface du papier, on le laisse sécher dans l'obscurité avant de l'employer : la teinte jaune qu'il présente disparaît dans un bain d'alun légèrement acidifié.
1. Phot. Correspondent, 189f. — 2. Photo-Gazette, 25 décembre 1896, p. 40.
PAPIBH SALÉ.
Le virage au platine fournit de très belles photocopies tout à fait comparables à celles que Ton obtient par l'impression directe aux sels de platine. Le l)r Miethe prescrit d'imprimer les épreuves jusqu'à ce qu'elles présentent une teinte très foncée. Après trois lavages, on les place dans un bain faible de sel commun, et, finalement, dans l'eau pure ; on les laisse quelques minutes dans ce liquide et on vire avec un bain contenant : eau, 1,000 c. c; chloroplatinite de potasse, ;2 grammes; acide nitrique, 5 c. c. L'action de ce bain de virage est terminée lorsque Ton aperçoit des noirs veloutés avec des parties bleuâtres par transparence; au sortir du bain de virage on lave très abondamment et l'on fixe comme d'habitude.
Pour assurer aux photocopies sur collodio-chlorure une grande inaltérabilité, il est indispensable de les traiter dans d«-s bains de virage et de lixage séparés. Le bain de virage ne doit pas être très concentré (l gramme de chlorure d'or pour 3 à \ litres d'eau suivant la température). Le bain qui donne les meilleurs résultats, pourvu que le papier soit préalablement bien lavé, est celui qui renferme 30 grammes d'acétate de soude cristallisé pour 1 gramme de chlorure d'or. Ce bain ne doit être employé que lorsqu'il est complètement décoloré.
M. BoHon a proposé de blanchir au bichlorure de mercure les épreuves sur papier qui sont trop Intenses et de les développer ensuite soit à l'hydroquinone, soit à l'amidol : on arrête L'action du bain au moment voulu. M. Davison a constaté que l'immersion dans un bain neuf d'hyposulfite d'une épreuve aux sels d'argent, suivie d'une exposition fi l'air libre, produit une considérable réduction d'inten«dté. < '.elle opération doit être faite avant le virage, l'épreuve doit être bien lavée: mais, dans ce cas, elle vire
plus difficilement '.
S -.\ — Photocopies pab développement.
1439. Papier salé. — Les papiers préparés par les procédés les plus divers peuvent fournir des images par développement pourvu qu'on les préserve absolument de toute lumière autre que celle qui a traversé le négatif.
Le papier salé (papier mat au chlorure d'argent) destiné à fournir des épreuves par développement doit être expos,, dans Le châssis-presse jusqu'à ce que l'image soit légèrement visible, ou plonge ce papier, au sortir du châssis-presse, dans une solution de 1<><) grammes de bromure de potassium dans un litre d'eau : l'immersion doit être prolongée pendant dix minutes; on lave au sortir de ce bain et on développe dans un bain formé de deux solutions : A ) eau. 1,000 c c.: hydroquinone, 2 grammes: subite de soude, 15 grammes ; ID eau. 1,000 C. c.j bromure de potassium, 60 grammes; ammoniaque concentrée, 20 c. c. On mélange deux parties de A), une partie de B) et deux parties d'eau. La solution d'ammoniaque et de bromure augmente les contrastes et diminue la durée «lu développement. 11 est bon d'ajouter cette solution par petites fractions au bain de développements On lave complètement, on vire el on fixe au moyen de divers
l. Bulletin du Photo-Club de Par in, 1896, p. 118. - Bulletin de 'Association belge de photographie, 1884, p. 878.
bains recommandés pour la manipulation du papier : les lavages doivent être très soigneusement faits après le développement.
1440, Papier albuminé. — Le papier albuminé ordinaire permet d'obtenir des images par développement. La durée de l'exposition à la lumière sous le négatif doit être réduite d'environ au cinquième de ce qu'elle serait si l'on opérait par noircissement direct, comme l'a indiqué M. Valenta1. Après l'impression, qui doit être nettement visible, l'image est lavée à l'eau et développée à l'aide de deux solutions : A) eau, 1,000 c. c; sulfite de soude cristallisé, 200 grammes; acide citrique, 10 grammes; B) alcool, 1,000 c. c; hydroquinone, 100 grammes. On emploie 5 c. c. de A), 5 c. c. de B) et 100 c. c. d'eau pour développer une image : la durée du développement est d'environ dix à quinze minutes ; on lave complètement, on vire et on fixe.
Le révélateur à l'acide pyrogallique donne de bonnes images à la condition qu'il soit suffisamment riche en sulfite. La solution suivante donne de bons résultats : eau, 1,000 c. c; sulfite de soude cristallisé, 100 grammes; acide pyrogallique, 10 grammes; acide citrique, 11 grammes. Le développement s'effectue après lavages au sortir du châssis-presse.
On peut obtenir un papier albuminé dont l'impression se fait très rapidement en immergeant pendant cinq minutes le papier albuminé sensible du commerce dans une solution contenant : bichlorure de mercure, 30 grammes; bromure de potassium, 15 grammes; eau, 1 litre. L'immersion doit être prolongée pendant cinq minutes. On fait sécher dans l'obscurité et on peut imprimer au châssis-presse à la. lumière d'une lampe; on développe soit à l'amidol, soit au métol2.
Le papier albuminé sensibilisé du commerce jaunit après un certain temps, même si on le conserve dans l'obscurité. On peut, comme l'a montré M. Bolton 3, le transformer en papier au bromure d'argent. On emploie un bain contenant 24 grammes de bichromate de potasse, 12 grammes de bromure de potassium et un litre d'eau; on lave d'abord le papier, de façon à éliminer tout le nitrate d'argent libre, puis on fait flotter le papier sur le bain de bichromate pendant cinq minutes, et on lave avec soin de manière à éliminer complètement le bichromate. Si le papier conservait une teinte jaune, on la ferait disparaître en ajoutant un peu d'acide chlorhydrique à l'eau de lavage et terminant par un lavage à l'eau plusieurs fois renouvelée. Le papier ainsi préparé et conservé dans l'obscurité est assez sensible pour donner des images par insolation à la lumière d'une lampe.
1441. Papier à la gélatine. — Le papier le plus employé est le papier au gélatino-bromure; mais on peut fort bien développer des images sur papier au gélatino-chlorure que l'on trouve tout préparé dans le commerce. Au lieu d'imprimer complètement au châssis-presse, on arrête l'action de la lumière aussitôt que l'image commence à se dessiner sur le papier. On développe dans un bain préparé à l'aide de deux solutions : A) acide pyrogallique, 70 grammes; eau, 1 litre; B) acétate de soude, 200 grammes; eau
1. Anthony' s Photographie Bulletin, 1891, p. 223. — 3. British Journal of Photography, 28 avril 1893.
2, Phot. Archiv, 1895. -