‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 17 sur 276 · PROCÉDÉS PAR DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS PAR DÉVELOPPEMENT

822. Procédés photographiques. — Pour obtenir une image amplifiée, on peul employer tous les procédés photographiques usités pour le tirage des épreuves positives. On s'est d'abord servi de papier préparé à L'iodure ou au bromure d'argenl (537 à 540». mais le ton froid (pie présentait l'image obtenue par ce moyen a fait rapidement abandonner ce mode de tirage. Le papier préparé au citrate et au chlorure d'argent, puis développé à l'aide de l'acide gallique, a donné d'assez bons résultats; mais c'est avec le papier préparé au nitroglucose qu'ont été obtenues le plus facilement de belles épreuves.

Le papier préparé par l'un de ces procédés est tendu sur une planchette que l'on porte sur le chevalet de l'appareil d'agrandissement; la durée du temps de pose varie avec l'amplification que l'on veut obtenir. Quelques essais exécutés avec de petits fragments de papier indiqueront très vite quelle est la durée du temps de pose qu'il convient d'adopter pour des négatifs de même qualité.

Le maniement du papier dans les divers bains nécessite certaines précautions si la feuille de papier dépasse la dimension deOm47xOm57. Le papier imbibé d'eau peut se déchirer si on le soulève par un angle; il vaut mieux appliquer une règle de bois sur l'un des bords de la feuille qu'on replie autour de la règle. On peut alors enlever avec précaution le papier; lorsqu'il est hors du bain, le bord de la feuille adhère fortement à la règle, et on peut transporter l'épreuve dans les différentes solutions. Pour faire sécher le papier, on serre la règle entre deux pinces américaines et on la suspend. Il est bon d'avoir pour chaque bain une règle spéciale ; chaque règle aura une largeur de 0m02, une épaisseur de 0m0()8, et sa longueur dépassera de 0m06 à 0m08 la longueur du petit côté de l'image.

Villette 1 obtenait des images amplifiées sur collodion. Il se servait du collodion destiné aux positives sur verre, l'étendait sur une grande glace, le sensibilisait, l'exposait sur l'écran portant l'image amplifiée, développait à l'acide pyrogallique qui devait faire apparaître lentement l'image et fixait avec le cyanure de potassium ; après lavages, l'épreuve était virée au chlorure d'or, lavée, puis on appliquait une feuille de papier gélatinée sur la couche de collodion; on rabattait les bords de la feuille de papier sur le revers de la glace, on laissait sécher et on séparait l'image d'avec le verre.

Page 1