‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 187 sur 276 · Comptes rendus, 1883, II, p · texte numérisé non relu

Comptes rendus, 1883, II, p

de la forme du faisceau des rayons utilisés. Parmi ces systèmes, un seul jouit de la propriété d'être indépendant de la position de la source, ou de la forme du faisceau; c'est celui qui produit les franges dites à l'infini : il se produit dans le plan focal principal des lentilles projetantes. On pourra donc se servir d'une source lumineuse mobile ou de grande surface à la condition de disposer le négatif rigoureusement au foyer principal du système projetant. La construction des microscopes ne permet pas la détermination exacte du foyer principal et les franges conservent à l'œil à peu près la même netteté en deçà et au delà dans des limites étendues; mais en exagérant le mouvement du point lumineux éclairant, le plan principal cherché sera celui où les franges auront le minimum de déplacement. En plaçant, par exemple, un carton percé d'un trou, monté sur une lame flexible devant une flamme colorée par la soude, on déterminera le plan, ou plutôt la surface du minimum de déplacement pour les franges. Si l'on supprime alors le carton, les franges apparaissent nettes, sans diaphragme, les trépidations habituelles ont disparu, et l'on obtient des négatifs d'une grande beauté; il en est de même avec l'étincelle colorée par le thallium. C'est là ce qui explique les raisons pour lesquelles l'emploi d'une fente immobile, installée sur un spectre pur, a donné immédiatement de bons résultats. Il faut que les sources lumineuses soient fixes, étroitement diaphragmées, et les faisceaux de rayons émis invariables de forme, si l'on veut des résultats nets, sans une mise en place rigoureuse de la plaque sensible au plan focal principal du système projetant.

MM. Mascart et Bouasse ont obtenu par cette méthode une image des courbes isochromatiques continues qui se produisent par l'emploi d'un polariseur et d'un analyseur circulaire; ils ont de même réussi à photographier avec une grande finesse le système compliqué de franges quadrillées que donnent deux sphènes croisés.

MM. Baille et Féry 1 ont photographié le phénomène des anneaux colorés ; ils se sont servis de la lumière du thallium, et dans d'autres expériences de celle du sodium. Le chlorure de thallium solide, porté dans la flamme d'un bec de Bunsen, donne une lumière qui est environ trente fois plus active que celle du chlorure de sodium dans les mêmes conditions.

Hartley a proposé d'utiliser la photographie pour l'analyse qualitative : certaines lignes des spectres métalliques se reproduisent avec une grande facilité. Pour ce qui regarde le magnésium, par exemple, la sensibilité de la couche photographique ne semble pas avoir de limite. Avec une étincelle de longueur donnée, on peut déceler dans une solution une partie de magnésium pour 10,000,000,000 d'eau. Dans quelques cas particuliers, les épreuves photographiques pourront servir à la détermination de la nature du métal contenu dans une dissolution.

Pouillet2 avait proposé d'enregistrer les variations d'intensité solaire en se servant d'une boîte carrée de 0ni20 de côté, 0m10 de haut, orientée à la manière d'un cadran solaire et munie au centre des trois faces qui regardent le midi, l'est et l'ouest, d'une ouverture formée par un diaphragme de 0nl004

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