AGRANDISSEMENTS PAR LE PROCÉDÉ AU CHARRON
826. Insolation. — La feuille mixtionnée et sensibilisée est fixée sur la planchette et on couvre les bords du papier avec des laines de carton bristol que l'on fixe à l'aide de punaises de cuivre. Le photomètre se place sur un des cartons bristol qui couvrent les bords du papier au charbon, en évitant qu'il ne reçoive la lumière des bords extérieurs du condensateur. Pour déterminer le degré photométrique convenable à l'amplification, il est nécessaire de faire un essai si l'on n'a pas l'habitude de ce genre d'impression. Cet essai doit être fait en variant les temps d'exposition afférents à trois ou quatre portions différentes de l'image.
Quand le degré photométrique est connu pour la distance à laquelle on doit opérer, on procède comme d'habitude et on vérifie de temps à autre le photomètre pour arrêter l'action de la lumière au moment où est atteint le degré préalablement noté. Le numéro photométrique d'un négatif soumis à l'agrandissement n'a de valeur que pour une distance focale déterminée. Si l'on désire imprimer du même négatif des images de dimensions différentes, il y a lieu de faire autant d'essais qu'il y a d'amplifications diverses1.
L'avantage que présente l'emploi du papier au charbon, au point de vue de la pratique des agrandissements, réside dans la grande sensibilité du papier mixtionné.
Les images agrandies se dépouillent et se traitent d'après les procédés usuels particuliers à ce mode de tirage (657).
BIBLIOGRAPHIE
Barreswil et Davanne. Chimie photographique. Van Monckhoven. Traité d'optique photographique.
1. L. Vidal, Bulletin belge de la photographie, 1869, p. 215.