‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 200 sur 276 · Phot. Mitthciluiigen, XIX. p · texte numérisé non relu

Phot. Mitthciluiigen, XIX. p

la quinine se transforme en quinicine. Le papier de bois devient jaune à la lumière ; dans les mêmes conditions, les éthers nitreux se colorent en jaune; le vert à l'iode, le bleu sont décolorés.

Les réactions photographiques sont presques toutes basées sur la décomposition que les sels métalliques éprouvent sous l'influence de la lumière.

Les chromâtes , en présence de matières organiques , sont réduits ; l'acide chromique se transforme en chromate de chrome. Cette première observation, faite en 1839 par Ponton, est la base d'une série de procédés de photocollographie. La colle-forte, l'albumine, la gomme arabique, la dextrine, le sucre de lait, la glycérine, l'alcool, etc., peuvent être employés à cette décomposition des chromâtes.

Les vanadates alcalins , comme l'a constaté Gibbons 1 , mélangés de matières organiques et exposés à la lumière deviennent verts ou bleus ; avec ces sels la gélatine devient insoluble dans l'eau, comme avec les chromâtes. Phipson2 a constaté que la solution sulfurique d'acide molybdique contenant des matières organiques devient bleu à la lumière.

Les sels ferriques mélangés de matières organiques sont décomposés à la lumière, et cette réaction sert de base aux procédés de photocopie par les sels de fer. Certains sels de manganèse subissent une décomposition analogue; les permanganates en solution sont décomposés par la lumière.

La solution de nitro-prussiate de soude se décompose assez vite sous l'influence de la lumière.

Le mélange de sels uraniques et de diverses matières organiques sont rapidement altérés au soleil; il se forme des sels uraneux; avec de l'acide oxalique, il se dégage de l'acide carbonique. La solution éthérée de chlorure d'urane, la solution alcoolique de nitrate ou de sulfate d'urane se colorent en vert à la lumière avec formation de sels uraneux.

On retrouve une sensibilité analogue à la précédente dans certains sels de cuivre; c'est ainsi que la liqueur de Fehling (solution alcaline de tartrate de cuivre) se réduit au soleil trente ou quarante fois plus vite qu'à l'obscurité. L'oxalate cuprico-sodique se réduit au soleil. Les plaques de cuivre chlorées, bromées ou iodées donnent des images daguerréotypes que l'on peut révéler au mercure; elles sont faiblement sensibles à la lumière, comme l'a constaté Talbot 3 en 1841.

Schœnbein a constaté que la lumière favorisait l'oxydation du plomb métallique. L'hydrate de plomb, en présence de l'oxygène, se colore peu à peu à la lumière en jaune, puis en brun, surtout en présence d'un alcool. Le sulfate de plomb très divisé s'oxyde rapidement à la lumière pour donner du sulfate de plomb. Steinheil s'est ser\i de ce procédé pour obtenir des images photographiques *. L'iodure de plomb, en présence d'un papier amidonné, se décompose rapidement sous l'action de la lumière solaire.

Presque tous les sels mercuriques sont décomposés par la lumière : le chlorure mercurique dissous, surtout en présence de matières organiques, se transforme en chlorure mercureux et chlore; le bromure se comporte de

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