Atti dclV Academia di Nuovi Lincei
tRRADIATft >\ 1MK m ><il: IPHIQUE.
1886 par Boudet de Paris. Tomassi h l'ait <• mnattre, sous le nom iïeffluvographie1, un procédé permettant d'obtenir par le seul effet de la décharge obscure les effets que Ton réalise par L'emploi de la lumière en photographie. Deux brosses métalliques, disposées parallèlement en regard l'une de l'autre, sont reliées Chacune à un pôle de la machine de Holtz ; une plaque préparée au gélatino-bromure est placée perpendiculairement aux brosses, de telle sorte que le plan de la face sensibilisée contienne les bords de ces brosses ou en suit très voisin dans les deux sens; le courant établi, une pose de quelques minutes dans l'obscurité est suffisante; il ne reste plus alors qu'à développer et à fixer par les procédés ordinaires l'image obtenue.
L'action du courant électrique pendant le développement ou l'exposition a été étudiée par Daguerre3, Roggerson 3. B >U K Dumas*, Roloffet Beisgen6; ces diverses études n'ont fourni aucun résultat pratique,
S< -~> . — DE L'IRRADIATION PHOTOGRAPHIQÛfe.
1003. Phénomène de l'irradiation. — Il arrive quelquefois que l'action photographique est étendue aux parties de la couche sensible qui n'ont pas été impressionnées; on observe fréquemment ce phénomène quand l'objet à photographier présente dea contrastes très violents, c'est-à-dire s'il
est composé de parties très elairej confinant à des parties très sombres. La ligne de séparation des partie, claires et des parties sombres sur le négatif manque de netteté; elle est légèrement estompée par suite de l'envahissement des parties noires sur les parties transparentes. C'est ce phénomène qui constitue Y irradiation photographique ; on l'appelle quelquefois auréole,
Halo (halationen allemand, hlùring^ nubation en anglais).
La pratique a montré que ce phénomène est plus ou moins manifeste suivant la composition des couches sensibles, la nature et l'épaisseur de leur
1. lîulletin de la Société française de photographie, 1886, pp. «''2, 120.