‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 236 sur 276 · The Phot. Journal, 1881, p · texte numérisé non relu

The Phot. Journal, 1881, p

3. Bulletin de V Association behje de photographie, 1880, p. 484.

§ 7. — PHOTOMÈTRES ÉLECTRIQUES.

1022. Actinomètre électro-chimique de Becquerel. — Cet appareil est destiné à comparer les effets chimiques des rayons du spectre par les intensités des courants électriques produits. L'appareil consiste en une petite cuve rectangulaire remplie d'eau rendue légèrement conductrice par un peu de sulfate de soude ou d'acide sulfurique. Cette cuve peut glisser sur une table, le long d'une règle divisée. Deux lames d'argent recouvertes d'une mince pellicule d'iodure, de bromure ou de chlorure d'argent, sont plongées parallèlement l'une à l'autre dans le liquide : ces deux plaques, aussi identiques que possible, communiquent avec un rhéomètre; le côté sensible d'une des lames est tourné vers une face transparente de la cuve, les autres faces étant opaques; au-devant de la première est un écran muni d'une fente verticale à largeur variable. Aussitôt que les radiations lumineuses frappent l'écran, l'aiguille du rhéomètre est déviée ; on peut facilement observer l'angle d'impulsion *.

1023. Photomètre d'Egoroff. — L'intensité du courant produit est proportionnelle à la largeur de la fente dans le photomètre de Becquerel; cette intensité varie en raison inverse du carré de la source lumineuse à l'appareil. Egoroff 2 a vérifié ces divers faits en procédant par comparaison au moyen d'un appareil composé de deux actinomètres de Becquerel placés l'un au-dessus de l'autre dans une boîte commune. Les fentes à largeur variable et placées l'une au-dessus de l'autre peuvent se déplacer horizontalement pour opérer sur différents endroits des plaques d'argent iodurées. Cet appareil différentiel est un photomètre très sensible.

1024. Photomètres divers. — May a observé que le sélénium exposé à la lumière conduit beaucoup mieux l'électricité que lorsqu'il est dans l'obscurité. Siemens 3 a indiqué le moyen d'augmenter cette sensibilité à la lumière en chauffant à 200° les minces bâtons de sélénium et les refroidissant brusquement. Siemens, L. Vidal, Adams4 ont essayé d'employer ce photomètre ; mais il ne paraît pas susceptible d'être appliqué en photographie, car les radiations les moins réfrangibles, rouge, jaune, vert, paraissent être plus actives que les radiations chimiques.

1. Bulletin de V Association belge de photographie, VI, p. 410.

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