GÉNÉRALITÉS
1025. Utilité d'une unité fixe de lumière. — Los physiciens ont adopté comme unité de lumière la source lumineuse produite par une surface mesurant 1 centimètre carré de platine incandescent au moment de sa solidification1. C'est à cet étalon, proposé par M. Violle, que doivent être rapportées les unités proposées pour les usages photographiques.
L'appréciation de l'intensité lumineuse dans les opérations photographiques et la détermination de la sensibilité des surfaces préparées pour la photographie exige l'emploi d'une unité fixe de lumière; c'est le seul moyen d'apporter quelque précision dans les recherches pratiques aussi bien que dans les travaux usuels. Les radiations les plus actives étant celles comprises entre les raies G et H, on admet que dans les mesures le rapport des intensités des deux sources lumineuses sera déterminé par les méthodes de spectrophotométrie2, en faisant porter la comparaison, en ce qui concerne les sels d'argent, sur les portions bleue et violette du spectre.
1026. Procédés proposés. — On a essayé de prendre comme unité fixe de lumière les bougies que l'on trouve partout; mais la nature des mèches, le mode de fabrication peuvent occasionner de grandes différences dans le pouvoir éclairant de la flamme; cette flamme éprouve, d'ailleurs, des oscil-. lations et des variations de hauteur. Pour éviter ces inconvénients, le Congrès de photographie de 1889 a recommandé l'emploi de lampes à essence sans mèche extérieure, et s'est arrêté comme étalon pratique à la lampe à l'acétate d'amyle. Ce liquide donne une belle flamme; on peut se le procurer facilement partout à l'état de pureté s. Bothamley 4 a obtenu de bons résultats par l'emploi de cette lampe.
A l'aide de cette lampe et en se servant d'un photomètre portatif, on peut chercher à évaluer l'intensité lumineuse émise par les objets à photographier et non la lumière ambiante. La détermination à effectuer est celle de
1. La Lumière électrique, XIV, 1884, p. 475; XXXVII, 1888, p. 618.