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DÉTERMINATION DE LA SENSIBILITÉ DES PLAQUES PHOTOGRAPHIQUES

1031. Emploi d'une échelle de teintes. — La mesure de la sensibilité des plaques photographiques n'est pas susceptible d'être obtenue avec précision dans l'état actuel de la Bcience; telle a été l'opinion adoptée par

rig. 71'J.

le Congrès international de photographie en l.XXt). Le manque de précision provient des différences d'effets que peuvenl produire des modes de développement différents sur des plaques seml)lables impressionnées de la même façon ; cependant on peut, au point de vue pratique, obtenir des résultats satisfaisants, soit en comparant des plaques de même nature développées de la même façon, soit surtout en employant, pour chaque nature de plaque, le procédé spécial qui parait susceptible de donner avec ces plaques le résultat le plus avantageux.

Les opérations à effectuer pour mesurer la sensibilité des plaques au gélatino-bromure d'argent sont les suivantes : on prend pour mesure de la sensibilité d'une plaque photographique la durée d'exposition nécessaire avec une Lumière type agissant dans des conditions bien déterminées et sans interposition d'aucun milieu absorbant, pour produire, après développement, une teinte grise d'un ton convenablement défini, dit ton normal. On adopte pour ton normal Le ton gris, formé de quantités égales de blanc et de noir que l'on perçoit en faisant tourner rapidement un demi-disque IV 24

blanc devant un fond noir1. Ce ton peut encore être réalisé en regardant à une distance suffisamment grande pour qu'on ne puisse plus distinguer les hachures, un dessin obtenu en traçant sur un fond blanc et avec de l'encre de Chine ou de l'encre au charbon bien noire une série de hachures bien régulières , espacées d'une distance égale à leur épaisseur.

La lumière étalon est constituée par une lampe à l'acétate d'amyle pourvue d'un écran ne laissant voir qu'une portion de la flamme d une surface d'un cinquième de centimètre carré, prise dans la partie la plus lumineuse.

Cette lampe est disposée en face de la plaque à éprouve placée dans un

Fig. 720. Fig. 721.

châssis spécial, fixé verticalement à une table dans le cabinet noir (fig. 719). La lampe à l'acétate d'amyle {fig. 720) est allumée, munie de son écran) puis engagée sous une lanterne sourde (fig. 721), afin d'éviter les effets' de réverbération de la lumière sur les parois de ta pièce.

Le châssis dans lequel est contenue la plaque est divisé en deux parties dans le sens de la largeur, et chaque partie est munie d'un volet pouvant se soulever graduellement. Un ressort entrant dans des encoches ménagées sur le côté de chaque volet permet d'arrêter ceux-ci aux positions voulues pour démasquer successivement la plaque sensible par bandes égales au dixième de sa hauteur (fig. 722). En soulevant successivement chaque volet, on détermine sur la plaque sensible deux rangées de dix cases égales chacune au ~ de la plaque et qui restent exposées à la lumière pendant des temps différents. La plaque s'introduit dans ce châssis par une porte semblable à celle des châssis à collodion humide (fig. 723).

1. Rosenthiel, Les premiers éléments de la science des couleurs y Rouen, 1884.

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