‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 248 sur 276 · C.HKOMOPHOTOGRAPHIE · texte numérisé non relu

C.HKOMOPHOTOGRAPHIE

qu'elle soit passée à lu teinte violette K L'émulsion préparée avec un léger excès de nitrate d'argent et d'acide citrique se colore en gris ardoise sous L'influence de la lumière; sous un verre rouge rubis elle devient rouge; sous le vert d'aniline elle devient verte.

Le chlorure d'argent sur papier devient franchement violet dans l'ultraviolet. En présence d'un excès de nitrate d'argent il ne noircit que dans l'ultra- Violet; mais si, comme l'a observé Becquerel2, on l'a exposé préalablement à La Lumière diffuse, il est aussi sensible à la partie visible du spectre, et cela depuis Le rouge jusqu'au bleu. En ajoutant au chlorure d'argent des sels riches en oxygène, il donne sur papier de meilleures images.

Poitevin3 se sert d'une couche «le chlorure d'argent violet étendue à la surface du papier; sur cette couche il applique au pinceau un liquide formé de 1 volume de dissolution aqueuse à f> »/0 de bichromate de potasse, 1 volume de dissolution aqueuse saturée de sulfate de cuivre et 1 volume de dissolution à % de chlorure de potassium; on sèche et on conserve à l'abri de La lumière. Ce papier est plus sensible à l'état humide qu'à l'état sec. Lorsque l'image a été obtenue, on la lave à l'eau faiblement acidulée par l'acide chromique, puis à L'eau renfermant du bichlorure de mercure et enfin du nitrate de plomb, on termine par un lavage à l'eau pure; parce moyen les épreuves se conservent pendant un temps assez long.

Plus tard4, Poitevin indiqua lf procédé suivant : il recouvrait le papier ordinaire d'un mélange fait à parties égales avec une solution de bichromate de potasse à saturation et de sulfate de cuivre à 10 %; il faisait sécher ce papier, le lavait, et dans la dernière «-au de lavage ajoutait de l'acide chlorhydrique: il obtenait ainsi du chlorure d'argent blanc. Pour le faire passer au violet, il versait dans une cuvette une dissolution de protochlorure d'étain à 5 %, il exposait à la lumière la feuille placée dans ce bain : la surface prenait une couleur violet foncé. A ce moment, on arrêtait l'action de la lumière. Le papier était ensuite lavé, séché dans l'obscurité, puis exposé à l'action du spectre solaire. Pour empêcher L'image de s'altérer sous l'action de La lumière, il La fixait soi t par l'eau acidulée avec de L'acide sulfurique, soit par une dissolution très diluée de bichlorure de mercure additionné d'acide sulfurique.

Niepce de Saint-Victor5, après avoir chloruré une plaque d'argent polie, la plonge dans un bain contenant (V'ÔO de soude à l'alcool pour 100 c. c. d'eau et y ajoute un peu de chlorure de sodium. On porte ce liquide à la température de 60° C, on laisse la plaque pendant quelques secondes dans ce bain, on La rince à grande eau, on La recuit jusqu'à ce que l'on obtienne la teinte d'un bleu violacé; on couvre La plaque d'un vernis à la dextrine et au chlorure de plomb, on l'expose à la lumière : les noirs se reproduisent sur les plaques ainsi préparées.

Paage6 employait le collodion étendu sur papier. Après avoir transformé

1. Bulletin de la Société française de photographie, 180"), p. 288.

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