LUMIÈRE OXHYDRIQUE
Ce centrage s'effectue de la même manière, quel que soit l'éclairage employé.
On détermine les dimensions de l'image et on met au point en avançant ou reculant l'objectif à l'aide de la crémaillère; on remplace ensuite l'écran du chevalet ou la glace dépolie par la préparation destinée à fournir l image.
843. Emploi du pétrole. — La lumière du pétrole est suffisante pour obtenir dos agrandissements sur papier au gélatino-bro-
Fig. G 14.
mure d'argent pourvu que la dimension de l'épreuve u<' dépasse pas 0mr>o x ()'"()0. si La lampe à pétrole est à bec rond, le centrage doit être fait avec le plus grand soin : quant aux lampes à (rois et quatre mèches, il esl assez difficile, pour ne pas dire impossible, de les centrer complètement; le disque lumineux n'est jamais uniformément éclairé sur toute sa surface. Le pétrole employé doit être de bonne qualité. On peut augmenter son pouvoir éclairant et empêcher la production de fumée en mélangeant 90 grammes de camphre à 1 litre de pétrole. La mèche doit être coupée d'une façon absolument nette, sans aucune bavure; cette condition est extrêmement importante pour obtenir un bon éclairage.
844. Emploi de la lumière oxhydrique. — On prépare facilement l'oxygène en mélangeant dans une cornue de fonte ABC {fuj. 01')) parties égales de chlorate de potasse cristallisé et de bioxyde de manganèse en grains préalablement Calciné. Pour obtenir un sac de 250 à 270 litres de gaz. on mélangera dans la cornue de fonte 1 kilogramme de chacune des substances précédentes; après que les produits sont bien mélangés dans la cornue, on coule dans la
IA traité encyclopédique de photographie.
rainure B du plâtre à mouler, gâché, ni trop liquide, ni trop épais, on met en place le couvercle G, dont le tour doit être pareillement plâtré. Lorsque le plâtre est bien sec on peut chauffer la cornue, soit avec du charbon de bois, soit à l'aide d'un fourneau à gaz; on adapte un tube de caoutchouc E à la tubulure D, on adapte l'autre extrémité en L, tubulure qui conduit le gaz dans le laveur F à moitié plein d'eau ou mieux d'un lait de chaux; au bout de quelques instants, lorsque le barbottement du gaz devient un peu rapide, on essaie le gaz au bout du tube G, en approchant l'orifice du tube une allumette
Fig. G 15.
éteinte et présentant quelques points en ignition ; elle doit se rallumer aussitôt s'il se dégage de l'oxygène pur. On peut alors adapter le tube G sur le robinet du sac que l'on a préablement roulé sur lui-même après avoir ouvert le robinet, de façon à chasser l'air qui peut se trouver dans l'intérieur et qui nuirait à la qualité de l'oxygène. Le barbottement du gaz dans le laveur se ralentit au bout d'une demiheure : on retire immédiatement le tube E de la cornue et l'on ferme aussitôt le robinet du sac, on laisse tomber le feu, et, lorsque la cornue est refroidie, on jette le résidu dans un seau en bois, on le lave par décantation et on le fait sécher complètement : il peut alors servir de nouveau avec le chlorate de potasse.
Si l'on n'a pas à sa disposition le gaz de l'éclairage, et si l'on veut obtenir une lumière plus intense que celle qui est fournie par le cha-