‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 39 sur 276 · IMAGES POUR PROJECTIONS · texte numérisé non relu

IMAGES POUR PROJECTIONS

nées aux agrandissements : il faut qu'elles soient brillantes, c'està-dire que l'image soit exempte de voile: en effet, le voile absorberait une grande partie de la lumière et l'image projetée serait grise. Il

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faut donc que l'épreuve présente de grands clairs bien transparents et des noirs bien accentués; cette condition <isi surtout indispen-

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sable pour les images destinées à être projetées avec une lampe à pétrole, ou bien pour celles qui doivent être fortement amplifiées sur L'écran.

11 est évident que si l'agrandissement est considérable, l'image,

pour conserver sa netteté, doit présenter une très grande finesse. Une épreuve qui paraît agréable lorsqu'on l'examine simplement à la distance de la vision distincte peut devenir tout à fait défectueuse quand on l'examine par projection, même à un grossissement assez faible ; les traits semblent estompés, et il est impossible de mettre au point une telle image. On ne se rend bien compte de la netteté que doit présenter une épreuve pour projections que lorsque l'on a fait une série de négatifs destinés à cet objet. On reconnaît alors qu'il est indispensable d'employer de très bons objectifs pour produire ces images, et faut-il encore les munir de diaphragmes suffisants; ces derniers ne doivent pas être plus grands que /*/20, et, dans bien des cas, on aura avantage à les réduire à /"/30 et //40. Avec une mise au point rigoureuse, on obtient ainsi une netteté acceptable sur la plus grande partie de la plaque, qui ne doit pas mesurer plus de 0m10 de côté, puisque le format des images pour projections est 0m10 X 0m085. Les négatifs doivent être faits sur glace ou sur verre poli.

856. Procédé photographique à employer. — En admettant que le négatif dont on veut tirer une épreuve pour projection soit parfait, il faut choisir parmi les procédés de phototirages ceux qui donnent le plus facilement à l'image positive les caractères que nous avons énumérés plus haut; nous classerons les procédés à employer dans l'ordre suivant :

1° Le procédé sur albumine pure (251);

2° Le procédé Taupenot (334) ;

3° Le procédé au tannin (336), soit avec bain d'argent, soit par émulsion (348) ;

4° Le collodio-chlorure d'argent (584) étendu sur papier gommé et reporté sur verre ;

5° Le procédé au charbon (658), surtout si l'on emploie le procédé par teinture de l'image, procédé qui, nous le verrons, est très utile en microphotographie ;

6° Le gélatino-chlorure d'argent (599) ;

7° Le gélatino-bromure d'argent (590).

De tous ces procédés, celui qui donne les images les plus fines est le procédé sur albumine. C'est aussi le plus difficile à employer, tandis que l'emploi du gélatino-bromure d'argent ne présente pas de difficultés ; en revanche il donne des images qui, fortement agran-

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