Bull et
in de la Société française de photographie, 1860, p. 170.
La nature de la substance sensible étant ainsi choisie, il reste à déterminer l'objectif qu'il convient d'employer.
Les meilleurs résultats seront obtenus avec les objectifs aplanêiU ques suivant l'axe. Parmi ces derniers, on donnera la préférence à l'objectif double Petzwal (66 à 71), aux rectilinéaires rapides (74 et 77), aplanats (74), antiplanats (73) et leurs diverses variétés. Quel que soit le système d'objectif adopté , on le choisira d'un foyer aussi court que possible, pourvu qu'il couvre nettement le format de plaque employé.
C'est ainsi que pour la dimension carte de visite on se servira d'un objectif Petzval d'environ 0m21 de foyer, ou d'un rectilinéaire rapide de 0m10 à 0m12de foyer. L'avantage d'un objectif à court foyer réside en ce que, avec la même ouverture, il donne plus de profondeur qu'un instrument de foyer plus long : l'examen des tableaux 170- A et 171 -B démontre nettement ce fait.
Le diaphragme employé sera aussi petit que le comportent les circonstances. Ce qu'il faut obtenir dans un phototype destiné à l'agrandissement, c'est une netteté aussi [grande que possible. Nous avons vu (171) que la netteté d'une image était relative à la distance à laquelle on examinait cette image ; nous avons indiqué que le diamètre du cercle de confusion était égal à 0m00025 pour les épreuves examinées à la distance d'environ 0m35. Mais si l'image est très petite, si elle est destinée à être agrandie, le diamètre du cercle de confusion tolérée doit être aussi patit que possible. En employant de
petits diaphragmes ^jusqu'à une certaine limite, soit environ ~ à \ 50
60 / ' °n arnve à diminuer Ie diamètre de ces cercles : l'amplification
de l'original fournit alors une image qui, examinée à une distance convenable, présente une netteté suffisante.
811. Insuccès. — Les défauts que présente une petite épreuve étant amplifiés dans l'image agrandie, on apportera le plus grand soin dans l'exécution du phototype destiné à l'amplification. Il arrive souvent que le négatif contient des taches, des piqûres, etc.; ces défauts sont très difficiles à retoucher, et, en principe, on ne doit pas retoucher un phototype destiné à être agrandi. Dans le cas d'un portrait, par exemple, il vaut mieux recommencer le petit négatif que de chercher à l'améliorer par la retouche ; s'il n'est pas possible de refaire le phototype, on opérera par une méthode indirecte.