‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 53 sur 276 · DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT

kVsI pas généralisé. Le révélateur à l'hydroquinone, celui au fer, ne sont employés que par un très petil nombre d'opérateurs.

Le développement doit se faire avec un bain concentré,- riche en sulfite et en acide pyrogallique, mais ne renfermant qu'une petite quantité de carbonate alcalin. On ( mu ploiera pour 100 c. c. du mélange de sulfite et d'acide pyrogallique environ 1 c. c. de solution de carbonate de potasse (dissous dans L'eau ;'i La dose «le 25 grammes pour 100 c. c. d'eau). Dans ces conditions, le développement ne s'effectue pas très vite, mais les détails dans les ombres apparaissent avant que l'image ait pu prendre de l'intensité ; on obtient ensuite cette intensité par une addition ménagée de carbonate de potasse el d'acide pyrogal-

lique: au besoin, on ajoute une petite quantité d'une dissolution de

bromure de potassium si la plaque présente une tendance au voile. Il est très important d'effectuer le développement avec une extrême lenteur.

L'emploi de l'iconogène donne des résultais mut à fait comparables à ceux (pie fournil le pyrogallol. Le développement pour phototypes instantanés se prépare en faisant dissoudre 250 grammes de sulfite de soude et 12 grammes d'iconogène dans i litre d'au: la dissolution s'effectue à chaud, on filtre après refroidissement el l'on ajoute 0^*6 de bromure de potassium. Cette addition, qui a pour but de conserver les blancs du négatif, n'est pas utile avec certaines plaques du commerce. La plaque est d'abord plongée dans ce bain, puis on ajoute, par 100 c. c. de liquide employé, environ 2c. c. d'une solution de carbonate de potasse à 25 % : l'image apparaît lentement dans ce bain et ne prend pa^ d'intensité. Lorsque les détails sont suffisamment visibles, on plonge la plaque dans nu bain contenant loo c c. de solution de sulfite et d'iconogène. ôO c. c. de solution de carbonate de potasse et environ un décigratnme de bromure de potassium : l'image acquiert très vite dans ce bain l'intensité nécessaire. Quant à la durée du développement proprement dite, elle peut atteindre plusieurs heures en employant la méthode que nous venons d'indiquer et qui permet d'obtenir de bons résultats dans les conditions les plus difficiles. On peut diminuer la duré.' du développement eu chauffant

à La température de 10° à &r>° (î. les diverses solutions que l'on emploie; on op>ro dans une cuvette verticale.

La température n'a pas cependant avec ces divers révélateurs une Influence aussi nettement marquée qu'avec le développateur à l'oxalate de fer : ce dernier ne donne pas de bons résultats lorsque la tem-

pérature est trop basse, comme nous l'avons observé depuis longtemps1. Avec le révélateur au fer, Éder2 a constaté que le maximum d'intensité est obtenu à la température de 26 à 28° G. Le même auteur a observé que les révélateurs concentrés au fer agissent avec plus d'énergie et donnent plus d'intensité à l'image3 ; il a conseillé de préparer le révélateur au fer en faisant dissoudre dans 100 c. c. d'eau bouillante 50 grammes d'oxalate neutre de potasse, puis 15 grammes d'oxalate ferreux ; on laisse refroidir, puis on remplit de cette dissolution des flacons que l'on bouche soigneusement. Ce révélateur concentré peut aussi se préparer de la manière suivante : on fait dissoudre à chaud 50 à 60 grammes d'oxalate neutre de potasse dans 100 c. c. d'eau et on ajoute 20 grammes de sulfate ferreux; après dissolution, on met ce révélateur dans un flacon soigneusement bouché, puis on laisse reposer pendant vingt-quatre heures : il se sépare par refroidissement du sulfate de potasse qui cristallise. Le liquide obtenu forme une solution concentrée d'oxalate ferreux à la dose d'environ 12 % en poids; c'est à peu près le double de ce que contient le révélateur ordinaire obtenu par mélange de deux solutions. Ce révélateur est particulièrement pratique pour révéler les images lorsque le temps de pose a été très court; le développement s'effectue avec rapidité.

Le fixage de l'image se fait comme d'habitude. Il doit être suivi de l'alunage; on lave ensuite soigneusement comme dans les procédés usuels. On renforce, s'il est nécessaire, par l'une des méthodes que nous avons indiquées et le négatif se termine comme d'habitude.

867. Négatifs défectueux. — C'est en photographie instantanée que l'on rencontre la plus grande quantité de négatifs défectueux. Aucun procédé de photographie ne donne lieu à un aussi grand nombre d'insuccès que la photographie instantanée; de là, le dédain que professent pour elles certains vieux praticiens, en dépit des remarquables épreuves obtenues par Le Gray, Stuart Wortley, Ferrier et Soulié, Muydbrige, Marey, Anschûtz, Londe, Lugardon, etc. En fait, on peut obtenir des épreuves instantanées extrêmement artistiques. C'est nier l'évidence que de ne pas tenir compte des splendides résultats obtenus; mais il faut reconnaître que les conditions

1. Bulletin de V Association belge de photograph ie, 1S80; p. 297.

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