BANCS OPTIQUES
jphérique ou en forme de croissant : on étend ainsi la zone annulaire employée sans changer beaucoup l'obliquité des rayons admis.
On peut employer des objectifs microscopiques au lieu de condensateur. On obtient en particulier de très bons résultats avec les objectifs apochromatiques; il suffit d'employer «les objectifs de 0,80 à 0,50 d'ouverture suivant l'ouverture numérique de l'objectif qui sert à former l'image. L'expérience a montré que l'emploi d'une ouverture d'éclairage égale à 4/3 de celle de l'objectif employé est la plus favorable dans presque tous les cas. On reconnaît facilement si cette condition est remplie en regardant dans le tube
Fig, Qôl.
■près avoir enlevé L'oculaire; l'objet étant bien •'■clair.''. Le petit disque brillant qu'on aperçoit doit avoir un diamètre égal à environ le tiers <le l'ouverture totale de l'objectif: s'il est trop large ou pas n^cz. ou change le diaphragme du condensateur.
Dans quelques cas spéciaux on peut employer connue condensateur un petit objectif aplanétiqne de U"'0(i à 0»>ON foyer.
880. Bancs optiques. — Pour obtenir rapidement et d'une manière pratique un hou éclairage, il faut avoir recours à un bane optique dont remploi indispensable a été indiqué par M. Moitessier'; sans ce\ appareil on est privé de tout moyen de diriger facilement l'éclairage. C'est une sorte do règle à coulisse (fuj. Oôlj parallèle à Taxe du microscope, et dans laquelle peuvent glisser un miroir H,
1. La photographie appliquée aux recherches m icroscopiques, p. 72,
iHt) TRAITE ENCYCLOPÉDIQUE DÈ PHOTOGRAPHIÉ.
un diaphragme F, une lentille achromatique E, une cuve D à glaces parallèles destinée à contenir diverses solutions colorées dont nous verrons plus loin l'usage; tous ces appareils sont exactement centrés avec le condensateur G, appareil qui a été préalablement centré avec le microscope.
Le banc optique de Zeiss est fixé avec le microscope sur une table A (fig. 052) portée par une colonne et mobile dans le sens vertical ; en G est fixée une pièce de fer recourbée vers le bas à angle droit et destinée à receyoir une lampe électrique à arc. Quand on emploie la lumière solaire, on se sert de deux écrans E et F percés d'un trou et qu'on peut déplacer verticalement à l'aide de crémaillères; les
Fig. 652.
colonnes qui les portent sont, en outre, articulées de façon qu'on peut les rejeter rapidement de côté; en pressant sur un ressort, on les fait revenir d'eux-mêmes dans leur position primitive. Lorsqu'on emploie un objectif de faible pouvoir, ces supports à écran reçoivent alors un verre dépoli jouant le rôle de source lumineuse. Il est très utile de recouvrir cette glace dépolie d'une légère couche d'encaustique à la cire que l'on dessèche ensuite complètement à l'aide d'un chiffon de laine 1 : on obtient ainsi une surface très diaphane qui diffuse une lumière plus vive et plus uniforme qu'une simple glace dépolie. Le miroir plan G peut se déplacer verticalement à l'aide d'une crémaillère. Il est mobile également suivant deux directions horizontales
1. La photographie appliquée aux recherches microscopiques, p. 63.
Al'RUŒILS CO.MI'LKIS. l3i
rectangulaires à l'aide de vis micrométriques; cette dernière disposition permet de corriger les petites irrégularités de la marche de rhéliostat.
La cuvette à faces parallèles destinée à recevoir les liquides d'absorption se place en H.
881. Chambres noires; appareils complets. — L'image de l'objet étant convenablement éclairée par L'emploi du banc optique et du microscope, il faut projeter cette image sur la surface sensible.
Fig. 863.
On se serf pour cela d'une chambre noire photographique qui ne diffère le plus souvent des appareils ordinaires que par la longueur considérable de sou tirage et la précision de ses diverses pièces. Le banc optique, le microscope, ses accessoires e1 la chambre noire constituent l'appareil microphotographique.
Un des appareils les plus pratiques est le nouvel instrument construit par Zeiss 1 : il comprend les trois parties que nous venons d'indiquer. Le banc optique et le microscope d'une pari, la chambre noire d'autre part, forment deux parties qui ne sont réunies (fig. 653) que lorsqu'il s'agit de photographier. Cette disposition présente deux grands avantages : 1° l'opérateur assis devant le microscope peut faire toutes les manipulations nécessaires pour l éclairage avec la plus
1. Spécial- Kutalog âber Apparatc fur Mila'ophotoyraphtc. ZeÎM, Iina.
grande facilité ; 2° si l'on supprime la chambre noire, l'appareil peut être employé comme appareil à projection. Pour réunir la chambre noire K au microscope, on se sert d'une sorte de capsule h à deux parois concentriques, qui s'applique facilement au tube du microscope et reçoit entre ses parois un manchon correspondant fixé à la chambre noire; par ce moyen, toute lumière autre que celle qui passe par le tube du microscope est éliminée de l'intérieur de la chambre noire, et cependant les deux parties ne se touchent pas. Il
Fig. 654.
faut absolument éviter que la chambre noire touche le microscope, car en manœuvrant soit le châssis à épreuves, soit le châssis à glace dépolie, on peut modifier la mise au point.
Le support métallique B porte, à son extrémité tournée vers la chambre noire, un joint universel ab qui peut s'engrener avec la tête de la vis micrométrique servant à la mise au point; on peut ainsi, tout en examinant l'image sur la glace dépolie, manœuvrer la vis micrométrique à l'aide d'une longue tige W.
La chambre noire proprement dite K est montée sur un bâti de fer, très solide SS; sa base, munie de rails, est mobile parallèlement à l'axe du microscope, elle repose sur quatre roulettes fixées au support; le tirage maximum de la chambre est lm50. Le soufflet est divisé en deux parties : celle qui est près de la glace dépolie est prisma-