Joum. Iloy. Soc. micros., 2° série, t. VI, 188G
lumière, le prisme réflecteur servant lui-même d'obturateur à l'objectif. L'observateur, pendant qu'il étudie, a le doigt placé sur la détente A (fig. 664); aussitôt qu'il est satisfait de la formation de l'image, une légère pression chasse le prisme, laisse passer l'image pendant un temps très court : cette image se projette sur la plaque sensible. La mise au foyer se trouve établie par une disposition spéciale contenue dans le corps oculaire, à l'aide de laquelle chaque observateur doit régler sa mise au point une fois pour toutes, de façon que lorsque l'image est complètement nette dans l'oculaire elle est aussi au foyer sur la glace sensible.
Marktanner-Turneretscher 1 a indiqué un dispositif commode pour photographier les organismes vivants et mobiles sous le microscope. Cet appa-
Fig. 662.
reil est basé sur le même principe que celui de Nachet : il consiste essentiellement en deux obturateurs que nous désignerons par A et B. Le premier, A, est destiné à diffuser la lumière solaire pendant l'observation, tandis qu'au moment jugé favorable pour l'exposition il livre passage à la totalité des rayons lumineux; le deuxième obturateur, B, ne mérite pas réellement ce nom : il a pour but de réfléchir dans le second tube de mierscope qui lui est fixé les rayons provenant de l'objet. On examine donc celui-ci comme dans l'appareil de Nachet, et comme dans cet appareil on obtient ce résultat au moyen d'un prisme à reflexion totale monté sur une glissière, au moment de l'exposition la glissière se meut, entraînant le