PHOTOCOPIES ET PHOTOCALQUES AUX SELS DE FER
1204. Papier au ferro-prussiate. — L'exposition à la lumière doit être prolongée pendant un temps assez long pour obtenir de bonnes épreuves au ferro-prussiate. L*additlon d'acide oxalique dans le bain sensibilisateur permet, comme Ta montré M. Latimer*, de raccourcir la durée de l'exposition à la lumière. On prépare trois solutions : A) eau, 1,000 c. c; citrate^^ fer ammoniacal, 270 grammes; on ajoute quelques gouttes d'ammoniaque jusqu'à ce que cette solution prenne une légère odeur ammoniacale; B) ferrocyanure de potassium, 240 grammes; eau, 1,000c. c; G) solution saturée d'acide oxalique dans l'eau. Pour préparer le bain Sensibilisateur, on mélange A et B par parties égales; à chaque 1,000 c. c. du mélange, on ajoute de 100 à 300 c. c. de la solution d'acide oxalique ; cette addition doit être faite au moment même de se servir du bain. La solution contenant 300 c. c. d'acide oxalique donnera en dix minutes, par un temps très couvert, une épreuve complète ; dans les cas ordinaires, il sera mieux de ne pas ajouter plus de 200 c. c. de la solution d'acide oxalique, sinon il serait difficile d'obtenir des lignes bien pures lors du lavage.
1205. Impression en noir sur fond blano. — M. £. Goods emploie le perchlorure de fer et l'acide tartrique pour obtenir des images en noir sur fond blanc. On fait une dissolution contenant : eau, 1,000 ce; gélatine, 33 grammes; perchlorure de fer, 65 grammes; acide tartrique, 32 grammes; sulfate de zinc, 32 grammes; lorsque le papier est sec, on procMe au tirage. Il faut exposer jusqu'à ce que la couleur verdâtre du papier ait disparu sous les parties claires du négatif. On plonge alors le papier dans le bain suivant : eau, 1,000 c. c; alcool méthylique, 200 c. c; acide gallique, 20 grammes. Si le temps de pose a été exact, l'image apparaît après trois minutes environ; elle est noir foncé sur fond blanc. Lorsqu'il y a manque de pose, le fond reste coloré, et s'il y a surexposition les lignes sont grises.
1206. Procédé callitsrpe. ~ Un papier de belle qualité est enduit d'une solution de citrate, de tartrate, d'oxalate de fer ou d'un mélange de ces trois sels ; le papier est séché, puis exposé sous un négatif jusqu'au moment où se forme une faible image, exactement comme s'il s'agissait d'obtenir une épreuve par les sels de platine; cette image est alors développée dans une solution contenant 100 grammes de citrate de soude, 15 grammes de nitrate d'argent, 1,000 c. c. d'eau et une quantité suffisante d'ammoniaque pour empocher la production d'un précipité d'argent. On obtient de meilleurs résultats, d'après Bothamley^ en réduisant la quantité de nitrate d'argent à 10 grammes. Après développement, l'épreuve est immergée d'abord dans une solution contenant 200 grammes de tartrate
1. The Phot nmeSf 1890, p. 446. — 2. ParU- Photographe ^ 1891, p. 238.
EBfPLOI DES SELS DE MANGANÈSE. 281
011 d'acétate de potasse pour 1,000 c. c. d'eau ; ce bain doit être rendu fortement alcalin par l'ammoniaque; puis on le plonge successivement dans deux bains d'une solution diluée de citrate de soude légèrement ammoniacale; finalement l'épreuve est lavée à l'eau.
On peut introduire le sel d'argent dans le papier au lieu de le mettre dans le développateur. Le papier est imbibé d'une solution d'oxalate ferrique, nitrate ferrique, oxalate d'argent et acide nitrique; on expose jusqu'à ce que les plus grands noirs du phototype se montrent légèrement, et on développe dans un bain révélateur dont la composition varie suivant la teinte que doit présenter l'image. On produit des épreuves de couleur noire en les plongeant dans une solution contenant 100 grammes de sel de Seignette (tartrate double de soude et de potasse), 100 grammes de borax et 1,000 c. c. d'eau. Les photocopies pourpres s'obtiennent en réduisant la dose de borax à 20 ou 50 grammes. Les images de couleur sépia sont produites par remploi d*un bain contenant 50 grammes de sel de Seignette, 12 gr. 5 de borax et une petite quantité d*acide chlorhydrique. Quel que soit le développateur adopté, il est indispensable de l'additionner d'une petite quantité d*une dissolution de bichromate de potasse. Pour enlever l'excès de sel d'argent que contient le papier, on fait plonger l'image dans un bain contenant 1,000 c. c. d'eau et 12 c. c. d'ammoniaque concentrée.
Les images peuvent être révélées à l'aide de bains plus dilués. On peut employer la solution suivante : nitrate d'argent, 10 grammes; citrate de soude, 50 grammes; bichromate de potasse, 0x^2; eau distillée, 1,000 c. c; ammoniaque, 6 c. c. Après le développement, les épreuves sont immergées dans un premier bain contenant : eau, 1,000 c. c; citrate de soude, 100 grammes; solution développatrice, 3 c. c. Le second lavage s'effectue dans une solution de 40 grammes de citrate de soude, 80 c. c. d'ammoniaque et 1,000 c. c. d'eau; on termine par plusieurs lavages à l'eau ordinaire.
Les épreuves obtenues par ce procédé ressemblent à celles que fournit le papier salé au chlorure d'argent. Ce procédé callitype n'est en somme qu'une variante de celui que Van Monckhoven fit connaître en 1863 sous le nom de « tirage des positifs au peroxalate de fer^ » 11 se servait (645) de papier encollé à la gélatine et les formules qu'il utilisait différaient peu des précédentes. 11 est évident que les principes du procédé de tirage aux sels de platine et ceux du procédé callitype sont entièrement contenus dans la publication que Van Monckhoven a fait de ce mode de tirage.