PHOTOTIRAQES SUR SUPPORTS SOUPLES
1214. Formules de M. Wamerke. — M. Warnerke étend la couche de gélatine sur du papier parchemin, tel qu'on le trouve dans le commerce; on fait gonfler 120 grammes de gélatine pour phototypie dans 1,000 c. c. d'eau, on fait dissoudre la gélatine en chauffant et on la verse après ûltration dans une cuvette en porcelaine. La solution est maintenue à la température de 40® C. Le papier est mis à flotter sur la solution pendant quelques minutes^ puis étendu, couche en dessus, sur une plaque de verre pour laisser la gélatine fçire prise. On peut le gélatiner une seconde fois pour renforcer la couche. On sensibilise les feuilles gélatinées en les faisant flotter pendant trois minutes sur une solution de bichromate de potasse, on laisse égoutter le papier et on l'applique, gélatine en dessous, sur une glace talquée , on enlève l'excès de liquide et on laisse sécher dans l'obscurité. Le papier atteint son maximum de sensibilité au bout de trois à quatre jours. On l'expose à la lumière sous un négatif placé dans le châssis- presse et on arrête l'insolation quand Timage apparaît distinctement en couleur jaunebrun. On pose alors le papier, face en dessous, sur un morceau de velours noir, et on expose l'envers du papier à la lumière diffuse pendant environ trois minutes. On lave l'épreuve, on la pose sur une plaque horizontale et on laisse agir pendant une heure un bain composé de 70 c. c. de glycérine, 3 c. c. d'ammoniaque et 30 c. c. d'eau. On fixe alors la feuille sur une plaque rigide, on l'encre au moyen du rouleau, d'abord avec de l'encre épaisse, puis avec de l'encre diluée. On peut imprimer un assez grand nombre d'épreuves sans mouiller de nouveau la planche ainsi préparée.
La plus grande difficulté à vaincre dans l'exécution de ce procédé consiste à empêcher la poussière de s'attacher à la couche de gélatine *.
1215. Procédés de M. Balagny. — Il est important d'avoir un négatif retourné pour les impressions sur plaque de gélatine. M. Balagny obtient ces négatifs par la méthode de Bolas^, méthode qui permet d'obtenir facilement un négatif d'après un négatif (516). Le procédé opératoire indiqué par M. Balagny 5 est des plus simples et l'on arrive très rapidement à obtenir de bons contre- types.
On plonge dans une solution de bichromate à 3 •/© des plaques souples et on les y laisse séjourner cinq minutes. La feuille doit plonger dans le bain, la couche de gélatine étant en dessous, de manière à éviter l'action des bulles d'air; on racle la feuille sur une glace comme s'il s'agissait de sécher le papier mixtionné (662), on essuie le verso de la plaque souple (côté col-
1. Photû-OaaetUy 1891, p. 105. — 2. Phat. News, 1880, p. 304. — 3. Bulletin de la Société françaUe de photographie^ 1892, p. 21.
3QS2 TRATré ENCrCLOPâDlQUE DE PHOTOORAPâlE.
lodionné), on prend la plaque souple par deux coins et on la pique à plat sur une planche h dessiner, au moyen de quatre punaises en buis placées aux quatre angles. La dessiccation se fait dans l'obscurité, la plaque souple étant dans une position horizontale. La dessiccation doit être faite dans les quarante-huit heures.
Il est bon d'employer pour la confection du contre-type une plaque souple un peu plus grande que le négatif : on entoure celui-ci d'une cache noire qui protège les hors du contre-type et qui a pour objet d'empêcher les soulèvements sur les bords pendant le fixage.
On expose à la lumière du jour sous un négatif bordé de noir la plaque souple sensibilisée. L'exposition se fait à l'ombre et doit être poussée jusqu'au moment où l'image apparaîtra en brun foncé par transparence; au sortir du châssis-presse, le contre-type est lavé, plongé dans l'eau courante jusqu'à ce que tout le bichromate ait disparu. On applique alors la plaque souple sur une glace propre, couche en dessus, et on Texpose pendant une demi-seconde, une seconde au plus à la ;lumiére du jour. Cette deuxième exposition a pour objet de permettre aux parties blanches de la plaque souple de noircir sous l'influence du révélateur; ces portions là viendront en noir et correspondront aux noirs du négatif.
M. Balagny effectue le développement avec le révélateur au fer : A) eau, 1,000 c. c; oxalate neutre de potasse, 300 grammes; B) eau, 1,000 c. c; sulfate de fer, 300 grammes. On prend 60 c. c. de A et 20 c. c. de B , on ajoute 3 & 5 c. c. d'une solution de bromure de potassium à 10 Vo* ^^^ l'emploi de ce révélateur au fer on peut opérer à la lumière du gax ou d'une bougie, ce qui facilite la surveillance du développement.
Au sortir du révélateur, le contre-type est lavé, puis fixé dans une solution de cyanure de potassium à 6 Vo; on lave après ce bain et Ton immerge le contre-type pendant deux heures dans un bain de 1 litre d'eau et 40 c. c. de glycérine.
On retire les contre-types de ce bain et on les met un à un sur une glace épaisse ; on les essore avec la raclette de caoutchouc en passant la raclette sur le verso, le recto qui porte la couche de gélatine étant face à face avec la glace, puis on essuie le verso et on passe la plaque souple dans du buvard pour enlever la dernière humidité; on sèche à une température modérée.
Les plaques souples bichromatées peuvent servir à obtenir des planches pour l'impression. Il est utile d'employer pour cet objet les plaques souples de préparation spéciale. On les sensibilise au bain de bichromate de potasse (3 o/o) ©t on fait sécher sur une planchette dans Tobscurité comme nous venons de l'indiquer; on insole la plaque au châssis-presse, sous le contretype obtenu : l'image se dessine en noir gris sur le fond de la pellicule. 11 faut que cette image traverse en entier l'épaisseur de la plaque et qu'elle vienne se dessiner bien complètement sur le verso de la planche; si ce verso reste blanc, la planche n'est pas facilement utilisable. On insole ensuite par le dos jusqu'à disparition presque complète de l'image, on lave abondamment jusqu'à disparition de la teinte jaune que le bichromate de potasse communique à l'eau de lavage, on monte ensuite la plaque sur un bloc rigide. M. Balagny se sert de zinc plané du commerce; il emploi les feuilles no 14, feuilles qu'il nettoie et qu'il aplanit en frottant la surface avec de la pierre-ponce. La surface métallique est rincée à l'eau pure. Puis
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il prend une feuille de gélatine opaque, la trempe dans l'eau, l'applique sur le zinc et pose immédiatement sur elle la pellicule encore humide; au moyen d'un rouleau de gélatine, il élimine tout l'excès d'eau. La feuille de gélatine ainsi interposée se soude intimement d'un côté à la feuille de zinc, de l'autre à la pellicule imprimante.
On essuie alors le zinc par devant et par derrière, puis on le porte sur une planche à dessiner en hois que l'on cale sur le marhre de la presse comme s'il s'agissait de caler une dalle de glace; op perce le zinc de deux trous aux deux angles du côté qui correspond à l'entrée du cylindre et on le fixe sur la planche au moyen de deux pointes qu'on enfonce au marteau dans l'intérieur de la planche; on place le zinc où l'on veut pour avoir l'image qu'il 'supporte juste à l'endroit désiré sur la feuille de papier. Quand le tirage est fini, on enlève le zinc et on le conserve avec la plaque souple pour procéder plus tard, si besoin est , à de nouvelles impressions.
Si on désire séparer la plaque souple d'avec le zinc aussitôt après le tirage, on commencera par passer de l'essence de térébenthine à la surface du zinc et on Tessuiera avec un linge enduit d'essence ; on appliquera alors la plaque souple. La petite quantité de corps gras qui subsiste empêche l'adhérence complète et permet de détacher la plaque de zinc après le tirage.
M. Balagnyï a récemment fait observer qu'il suffisait d'insoler l'envers de la planche pendant trente secondes. Le mouillage s'effectue à la glycérine si l'on doit tirer un assez grand nombre d'épreuves; dans les autres cas, tous les bains mouilleurs donnent de bons résultats pourvu que le lavage de la planche bichromatée ait été suffisant.
§ 3. — PHOTOTYPOGRAPHIE.
1216. Procédé de M. Petit. — La planche à graver (745), dans les procédés de phototypographie, ne doit être grainée que dans les parties où doivent se trouver des tons. Cette simple observation a permis à M. G. Petit' d'obtenir des blancs absolus. Pour obtenir ce résultat, il repère sur un négatif une plaque de cuivre planée, de façon que des préparations sensibles étant faites sur ce cuivre on puisse les présenter deux fois à l'action de la lumière sous le négatif sans que l'image soit doublée (760).
La plaque de cuivre est préparée au bitume de Judée, et , après exposition suffisante, on développe l'image dans un bain de térébenthine jusqu'à la mise à nu du cuivre dans les blancs absolus du négatif; la plaque est alors saupoudrée de résine, et celle-ci est cuite jusqu'à parfaite formation du grain.
Cette cuisson de la résine sur le bitume resté insoluble produit une sorte de désoxydation de ce bitume, qui redevient extrêmement soluble partout où le grain s'est formé. C'est pourquoi, en replongeant la plaque dans un bain de térébenthine, la résine, une fois dissoute, laisse une perforation
^ 1. Bulletin de la Société françaùe de photographie ^ 1892, p. 339 — 2. Ibid*^ 1890, p. 129.
profonde dans le bitume, perforation très précieuse pour la gravure ultérieure, car il n'y a alors nul obstacle à la morsure des blancs^ mais, an contraire, il y a grain partout où il doit y avoir une teinte. La plaque de cuivre portant le bitume perforé aux bons endroits est alors recouverte avec de la gélatine bicbromatée et réexposée à la lumière sous le négatif. La morsure est faite au percblorure de fer et arrêtée avant que les noirs absolus ne soient attaqués. 11 n'y a plus, après nettoyage de la plaque, qu'a donner du creux.
1216. Procédé de MM. Lumière^. — Cette méthode permet d'obtenir sur zinc de bonnes images susceptibles d'être transformées en bloc pour le tirage typographique; le zinc peut d'ailleurs donner de bons tirages lithographiques.
On préparera solution suivante : eau, 1,000 c. c; albumine d'oeufs, 100 c. c; bichromate d*ammoniaque, 3 grammes ; on ajoute à cette solution une quantité d'ammoniaque suffisante pour ramener la coloration au jaune clair. Ce mélange est fortement agité, filtré, puis étendu à la tournette sur une plaque de zinc nettoyée à la craie ; on active la dessiccation en chauffant légèrement la plaque. On expose à la lumière derrière un positif, puis le zinc retiré du châssis est encré avec une couche d'encre à report additionnée de vernis moyen. L'aspect de la couche doit alors être gris foncé, sans aucune apparence d'image, et non pas noir. On immerge dans l'eau tiède, et on ne tarde pas à voir apparaître le dessin qui peut être facilement dépouillé en frottant légèrement la surface du zinc avec une touffe de coton. L'image ainsi obtenue est négative, et le métal est mis à découvert dans les points représentant les traits noirs de Foriginal.
La plaque est ensuite rincée à grande eau, séchée et plongée dans une solution de percblorure de fer à Bo^ B, où elle doit séjourner dix à quinze secondes.
On lave, puis on sèche de nouveau. En passant ensuite sur le zinc chauffé vers 50® un rouleau chargé d'une encre composée de noir à reports et de vernis moyen, l'encre adhère sur toute la surface; on fait ainsi tableau noir, puis on dégarnit les fonds a l'aide d'un rouleau lisse qui est passé rapidement et à plusieurs reprises sur la plaque; il ne reste plus qu'à frotter la couche avec un morceau de mousseline imbibée d'ammoniaque caustique.
L'image apparaît en noir, se détachant sur un fond brillant formé par le zinc mis à nu. Pendant cette opération, l'albumine bicbromatée, insolubilisée par la lumière, se dissout à son tour dans l'ammoniaque, et l'on opère ainsi un second développement inverse du premier. Par le frottement et à l'aide du liquide ammoniacal on enlève donc l'encre des points où celle-ci se trouvait supportée par l'albumine insoluble, tandis que cette encre reste fixée au zinc dans les parties gravées. Cette dernière réaction constitue le côté original de la méthode de MM. Lumière.
Si la planche doit être tirée lithographiquement, il n'y a plus qu'à préparer à la manière ordinaire, au moyen des solutions gallique, phosphorique ou chromiquo; si, au contraire, elle doit être mise en relief, il convient de saupoudrer l'image avec de la colophane pulvérisée, puis de chauffer
• 1. Bulletin de la Société /rançaite de photographie^ 1891, p. 217.
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comme d'habitude avant de procéder à la première morsure. Dans ce dernier cas, il est préférable de diminuer la durée de l'immersion dans le perchlorure de fer, afin d'éviter la formation de creux trop appréciables dans les points qui devront ultérieurement être en relief.
1217. Procédés divers. — Dans presque tous les procédés de phototypographie on emploie le bitume de Judée. M. Yalenta^ a trouvé qu'on aug-> mentait la sensibilité de ce bitume en y incorporant du soufre. Il fait dis-> soudre 7 à 10 grammes de soufre dans une quantité suffisante de sulfure de carbone, puis il ajoute 100 grammes de bitume de Judée. La solution est alors débarrassée du sulfure de carbone par évaporation et placée dans une étuve graduellement portée à la température de 180* G., jusqu'à disparition de Todeur d'hydrogène sulfuré, ce qui demande environ cinq heures.
Le bitume, après ce traitement, se présente sous forme d'une masse noire, brillante, insoluble dans l'alcool, peu soluble dans l'éther, mais se dissolvant très bien dans la benzine, l'essence de térébenthine, le chloroforme et le sulfure de carbone. On dissout 4 parties de ce bitume dans 100 parties de benzine et on l'applique comme à l'ordinaire sur une feuille de zinc bien polie. Il forme à la surface une couche jaune clair, peu épaisse et relativement très sensible à la lumière, donnant, sous un négatif de bonne densité, des épreuves nettes et brillantes après le développement à la térébenthine.
M. Valenta a également constaté que la colophane fondue et additionnée de 15 o/o de soufre était sensible à la lumière. La solution de 4 parties de ce mélange dissoutes dans 100 parties de benzine fournit un liquide clair, d'une teinte brun foncé; ce liquide donne une couche facilement impressionnable, mais qui a l'inconvénient de ne point résister aux acides.
Les mélanges de résines différentes avec 6 à 7 o/o de soufre additionnés d*essence de térébenthine ont fourni des résultats supérieurs à ceux que procure l'emploi de la colophane; les résultats obtenus ne laissent presque rien à désirer.
M. H. Knight* opère ) ar moulage d'un relief en gélatine. Une couche de gélatine bichromatée étendue sur glace est séchée à l'étuve, exposée derrière un négatif, puis dégorgée dans l'eau chauffée à 15o; quand le bichromate de potasse est entièrement dissous, on immerge la plaque dans une dissolution aqueuse de sulfate ferreux à 10 ^/o , on agite de temps en temps, et, après dix minutes d'immersion, on lave la plaque sous un fort courant d'eau pendant deux ou trois minutes; l'excès du liquide est ensuite épongé avec du papier buvard. La solution de fer durcit la couche de gélatine et empêche qu'elle ne s'attache au plâtre. Pour faire le moulage, on prend du plâtre fin de Paris, on le mêle avec de l'eau jusqu'à consistance d'une crème, on place un cadre sur la plaque et on verse à l'intérieur un peu de la pâte de plâtre que l'on gâche avec une brosse en poils de blaireau jusqu'à ce qu'elle se soit épaissie; on verse ensuite par-dessus le restant du plâti*e que l'on égalise en grattant la surface avec le tranchant d'une règle. Quand le plâtre s'est figé, il peut être séparé de la plaque, et d'après ce premier moule on en fait un second. Pour cela, on prend une demi-livre de savon mou, on
1. BvtUiin de la St>c\éti française de photographie ^ p. 365. — 2. Moniteur de ta pkoUh graphie, 1890, p. 21.
â06 TRAiré ENCYGLOPÉDIQUE t>E PHOTOGRAPHIE.
le met dans 1,500 c. c. d'eau propre, on chauffe en agitant le mélange avec une baguette de verre, et dès qu'il commence à bouillir on ajoute 15 grammes de suif et on maintient Tébullition jusqu'à ce que le volume se trouve réduit à 1 litre. On lave le premier moule avec ce liquide , on eu laisse absorber le plus possible par le plâtre : Taspect de la surface doit présenter Tapparence du marbre poli; on peut alors contremouler ce premier moule. Au bout d'un quart d'heure, le plâtre a fait prise et l'on opère aisément la séparation; on peut alora y couler du métal d'imprimerie et obtenir ainsi un cliché typographique.
liCS reliefs en gélatine peuvent aussi être moulés par le procédé suivant ' : on prend 7 grammes de bitume que l'on fait fondre â une chaleur modérée et on y ajoute les produits suivants, chacun d'eux étant préalablement fondu : spermaceti, 425 grammes; stéarine, 200 grammes; cire blanche, 170 grammes; lorsque le mélange est complet, on y incorpore 70 grammes de plombagine finement broyée. La plaque à mouler étant entièrement gonflée est sortie de l'eau et légèrement chauffée; on place une bordure métallique autour de la plaque et on verse sur elle, à Tintérieur de cet encadrement et d'un jet continu, la composition ci-dessus dont la température ne doit pas dépasser 40® G. L'épaisseur de la couche peut varier suivant les dimensions de la plaque de 0«»012 à 0™035, et Ton ne doit pas chercher à enlever le moulage jusqu'au lendemain; la séparation s'effectue très aisément. Le moule est alors rendu conducteur à l'aide de poudre de bronze et une épreuve galvanoplastique en est tirée.
Le premier moule obtenu par le dépôt électrique est légèrement huUé, et Ton y coule du métal d'imprimerie, qui constitue un deuxième moulage formant planche imprimante.
§ 4. — PHOTOPLASTOGRAPHIE.
1218. Epreuves avec marges. — M. Gravier ^ a fait connaître le moyen employé pour obtenir des épreuves avec marges blanches par le procédé photoplastographique. Dans les applications de ce procédé on était obligé de rogner les épreuves et de les coller sur carton ou sur papier pour leur donner une marge. L'encre gélatineuse chassée par la pression venait s'accumuler sur les bords. La Société qui a exploité ce procédé en Angleterre a eu l'idée de border le négatif avec une feuille de papier d'étain ou tout autre imperméable à la lumière ; de cette façon les marges sur la pellicule bichromate sont en creux; par suite, sur la planche de plomb, après la pression donn('*o par la presse hydraulique, elles seront eh saillie, l'encre gélatineuse ne pourra y séjourner et, s'il reste une légère teinte, un simple lavage et au besoin un ponçage la feront disparaître (775)
1. Si'ientijie American y 1890. — 2. Bulletin de la Société françaige de phtrtoçrapAief 1891, p. 120.
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PHOGÉi)ÉS DIVERS. 30t
1219. Fluorographié. — On a publié sous ce nom un procédé permettant de graver sur verre, à l'aide de la photocollographie, des images photographiques. On imprime * avec une encre contenant du spath fluor ; cette impression est transportée sur verre par les moyens connus. Cette encre, au contact de Tacide sulfurique, dégage de l'acide fluorhydrique qui grave le verre. La composition de cette encre est la suivante : savon, 50 grammes ; glycérine, 200 grammes; suif, 50 grammes; eau, 100 grammes; borax, 25 grammes; noir de fumée, 15 grammes ; spath fluor, 50 grammes. Le transport étant fait sur la plaque à graver, on la borde avec un bourrelet de cire, puis on la recouvre d'acide sulfurique à 64 ou 65° B. Après quinze à vingt minutes, l'acide est enlevé, la plaque lavée à l'eau, puis nettoyée avec une solution de potasse, lavée de nouveau et séchée avec un linge.
BIBLIOGRAPHIE
Trutat. Impressions photographiques aux encres grasses, VoiRiN. Traité dë^phùîùty pie. -
1. Bulletiti de la Société fran^aUe de phatographief 1891» p. 149.